ISIS DÉVOILÉE – DEVANT LE VOILE – partie 7

Blavatsky – Isis Dévoilée – Volume 1 – Introduction – DEVANT LE VOILE

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CHALDÉENS OU KASDIM – Ce fut d’abord une tribu, et, plus tard, une caste de savants cabalistes. Ils étaient les savants, les mages de Babylone, astrologues et devins. Le célèbre Hillel, précurseur de Jésus dans la philosophie et la morale, était Chaldéen. Franck, dans sa Kabbala, signale la ressemblance intime qui existe entre la doctrine secrète de l’Avesta et la métaphysique religieuse de la Chaldée.

CRÉATION – Le lecteur est prévenu que le mot est employé par l’auteur avec l’unique dessein de ne pas créer de confusion inutile. Pour nous « création » veut toujours dire la formation de quelque chose à l’aide de matériaux préexistants. Le terme Évolution n’étant pas encore assez usité, nous avons préféré la vieille expression. Inutile d’ajouter que nous ne croyons pas à la création spontanée, même d’un atome. La matière est éternelle ; ce que nous en voyons est la substance concrète et visible d’un TOUT spirituel et abstrait.

DACTYLES (daktulos, doigt). – Nom donné aux prêtres du culte de Kybelé (Cybèle). Quelques archéologues font dériver ce mot de : dactulos, mot grec qui signifie : « doigt » parce qu’ils étaient dix ; comme les doigts des mains. Nous ne croyons pas néanmoins que cette hypothèse soit exacte. Les nombres de Pythagore en donneront une idée bien plus correcte.

DÆMONS – Nom donné par les peuples de l’antiquité, et particulièrement par les philosophes de l’école d’Alexandrie, à tous genres d’esprits, bons ou mauvais, humains ou autres. Cette désignation est souvent synonyme de dieux et anges. Mais quelques philosophes ont essayé, avec raison, de faire une juste distinction entre ces nombreuses classes.

DÉMIURGE OU DEMIURGOS – L’artisan : Le Suprême Pouvoir qui a bâti l’Univers. Les franc-maçons ont tiré de ce mot leur : « Architecte Suprême ». Les principaux magistrats de certaines cités Grecques portaient ce titre.

DERVICHES – Ou « enchanteurs tourneurs », comme on les appelle. À part les austérités de la vie, la prière et la contemplation, les dévots Mahométans n’offrent que peu de ressemblance avec le « fakir » Indou. Ce dernier, peut devenir Samnyasi ou saint et mendiant sacré ; le premier, ne dépasse jamais la seconde classe de manifestations occultes. Le derviche peut être aussi un puissant magnétiseur, mais il ne se soumettra jamais aux incroyables épreuves et aux châtiments que s’afflige le fakir qui invente de nouveaux supplices avec une frénésie toujours croissante jusqu’à ce que la nature succombe et qu’il meure en d’affreuses et lentes tortures. Les opérations les plus terribles, telles que se faire écorcher les membres vifs, se faire amputer les orteils, les pieds, les jambes, arracher les yeux, se laisser enterrer vif jusqu’au cou et passer des mois entiers dans cette cruelle position, paraissent être des jeux d’enfant pour eux. Une des tortures la plus courante, à laquelle ils se soumettent est celle du Tshiddy-Parvady (33). Elle consiste à suspendre le « fakir » à l’une des branches mobiles d’une sorte de gibet que l’on voit dans le voisinage de beaucoup de temples. À l’extrémité de cette branche, est fixée une poulie sur laquelle passe une corde terminée par un crochet en fer. Ce crochet est plongé dans le dos du fakir qui, inondant le sol de son sang est enlevé en l’air ; puis on le fait tourner autour du bras du gibet. Depuis le début de cette cruelle opération jusqu’à ce qu’il soit décroché, ou que la chair se déchire sous le poids du corps et qu’il tombe sur la tête des spectateurs, pas un muscle de sa face ne remue. Il reste calme et grave et aussi maître de lui que s’il prenait un bain rafraîchissant. Le « fakir » aura un sourire de mépris en présence de toutes les tortures imaginables, persuadé que, plus son corps mortel est mortifié, plus son corps intérieur, spirituel, deviendra brillant et saint. Mais jamais le derviche, ni dans l’Inde, ni dans d’autres pays Musulmans, ne se soumettrait à de pareilles épreuves.

DRUIDES – Caste sacerdotale qui florissait dans la Grande-Bretagne et dans la Gaule.

ESPRIT – Le défaut d’un accord mutuel des écrivains dans l’emploi de ce mot a eu pour résultat une confusion complète. On en fait communément un synonyme d’âme, et les auteurs de dictionnaires renforcent cet usage. C’est la conséquence naturelle de notre ignorance de l’autre mot, et de notre rejet de la classification des anciens. Nous essayons, ailleurs, de rendre claire la distinction qui existe entre ces deux termes « esprit » et « âme ». II n’y a pas, dans cet ouvrage, de passage plus important. En attendant, nous nous contenterons de dire que l’ « esprit » est le voũς nous de Platon, le septième principe immortel, immatériel, et purement divin de l’homme, la couronne de la Triade humaine, tandis que :

L’âme est le ψuγή ou le nephesh de la Bible, le principe vital, ou le souffle de vie que tout animal, jusqu’aux infusoires, partage avec l’homme et possède comme lui. Dans les traductions de la Bible ce terme est rendu indifféremment par les mots vie, sang, âme. « Ne tuons pas son nephesh« , dit le texte original ; « Ne le tuons pas » traduisent les chrétiens (Genèse XXXVII, 21.) et ainsi de suite.

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