UNE VOIX

Le Grand Souffle a sept modes de mouvement.

Les mondes sont des bulles cosmiques à la surface de l’espace – le Souffle de Dieu exhalé dans la forme.

L’âme est le chantre dont c’est la mission de donner voix au « chant de la vie » et pourtant, en dernière analyse, le chantre et le chant sont « UN ».

L’homme est un instrument à sept cordes sur lequel jouent les forces de la vie – que balaie la main du désir, que ce dernier soit élevé ou bas. Certaines cordes, souvent, ne parviennent pas à vibrer sous la touche d’Amour du Maître ; d’autres ne sont pas accordées – elles sont trop lâches ou trop tendues. Bientôt, une corde claque et se brise, et alors l’expression parfaite dans le monde extérieur de la pleine symphonie de l’âme connaît un délai.

La nature n’est pas confinée à un ensemble de conditions pour exprimer la vie divine en elle. Les forces intérieures et les qualités sont illustrées par des myriades de formes et de mouvements extérieurs. Les qualités et les forces intérieures sont des expressions plus subtiles et plus raffinées des formes et signes extérieurs.

Les touches les plus tendres de l’âme en sympathie ou en amour sont comme des eaux douces et limpides murmurant sur les basses terres, caressant les rives mousseuses et les clairières du toucher le plus délicat d’une vie rafraîchissante. Les fortes et profondes joies du cœur sont comme le cours d’un grand fleuve majestueux ou comme un éclat de soleil qui flamboie à travers des nuages noirs et les transforme en les colorant de rose et d’or. La tristesse, la peine ou la solitude sont l’aridité des étendues désertiques.

Les qualités sombres et mauvaises de la vie humaine ont leurs correspondances dans les marais et les bourbiers de la nature extérieure où vivent, dans la boue et les eaux visqueuses, les formes reptiliennes et les choses qui rampent dans la nuit, symboles des basses fourberies, de la trahison et de la tromperie. Ici aussi se trouvent des pièges et des sables mouvants dans lesquels tombent ou sombrent les nombreuses personnes qui se perdent ou s’emmêlent dans les filets du soi inférieur.

Le signe extérieur de la nature pour l’aspiration élevée de l’âme est le sommet de la montagne qui s’élève dans une prière muette pour attraper chaque matin les premiers rayons brillants du Seigneur de la Lumière et de la Vie.

Comme il n’y a qu’une seule force dont toutes les autres forces sont des modifications, de même il n’y a qu’une seule pensée dont toutes les autres pensées possibles ne peuvent être que des parties ou des branches – des modifications ou des différenciations. Ceci ne fait qu’exprimer, en d’autres termes, la grande vérité formulée par la science moderne au sujet de la conservation de l’énergie et de la corrélation de toutes les forces.

Commencez où vous voudrez, avec n’importe quelle pensée – scientifique, éthique ou religieuse –, et si vous y allez honnêtement et progressivement, de la feuille à la tige, de la tige à la branche, de la branche au tronc, sans vous arrêter et sans tourner en rond, vous allez nécessairement parvenir à la grande pensée centrale de l’Unité – au Tronc du grand Arbre de la Vie –, au grand fait du caractère inséparable de tous les êtres dans la « Vie Une » ou « l’Être Un ». «Tant de chemins mènent à Dieu qu’il serait étrange qu’un seul n’y parvienne pas. »

La science, la philosophie, les religions, la politique, la sociologie, l’éthique, toutes ne sont que des facettes ou faces, vues d’un angle différent, d’une seule grande vérité centrale, et elles doivent être considérées dans leur interdépendance si nous voulons être fidèles à la vie et aux grands objectifs évolutifs de la nature.

HILARION - Temple 3 - Leçon 542
image_pdfEnregistrerimage_printImprimer