QUATRIÈME PARTIE
- Alors l’atman est libre des effets et des causes, de l’ignorance, des désirs et des actions, pur, comme l’eau, établi en Lui-même et il est de la nature de la Pure Conscience.
- Ce sont des états qui caractérisent la buddhi mais non l’atman puisqu’il est immuable.
- On doit renoncer à ceux-ci et connaître l’atman comme étant le Quatrième (état).
- Que l’atman est le Quatrième signifie qu’il consiste uniquement en Conscience et en rien d’autre, comme une pièce d’or homogène.
- Bien qu’il soit le Quatrième, il n’est pas différencié des autres états. Il en est le témoin comme uniquement la conscience à leur proximité.
- On devrait arriver à un vide si le quatrième était un état différent, car dans ce cas la réalité de l’atman ne pourrait être connue. Il n’est pas possible que des choses surimposées soient sans substratum.
- Comment ces (trois états) peuvent-ils être les moyens de connaître l’atman comme pur ? Il est connu que l’atman le plus intérieur est pur parce que ces (trois états) sont là.
- Comment est-il connu ? En réponse il peut être dit (qu’il est connu comme pur) car la Conscience de l’atman n’a pas d’exception à son existence.
- S’il est dit qu’il y a une telle exception dans le sommeil profond, nous disons qu’il n’en est rien. En effet, tout le monde dénie l’existence des seuls objets de connaissance dans cet état. Comment ? : « Je n’ai rien connu du tout dans le sommeil profond que j’ai expérimenté », mais il ne dénie pas l’existence de la connaissance dans cet état. C’est pourquoi cette connaissance est prouvée comme étant éternelle sans aucun changement, du fait qu’Elle n’a aucune exception à la continuité de sa persistance dans chacun de ces états.
- C’est pourquoi Il n’est pas prouvable. Les choses non éternelles en effet sont limitées par d’autres et sont prouvables mais l’atman n’est pas ainsi. Qui expliquerait la preuve si l’atman dépendait d’une preuve afin d’être prouvé ? Il est certain que celui qui est l’agent en appliquant la preuve est l’atman lui-même.
- S’il est dit que l’atman est prouvé par les Agamas, (nous disons) : pas même les Agamas. Les Agamas sont regardés comme preuves quant à la connaissance de l’unité de Brahman et de l’atman par la voie de la négation des qualités du non-atman surimposé à l’atman. (Ils sont des preuves) non en produisant un effet, mais en révélant la signification inconnue qui est l’identité des significations connues des deux mots. L’atman est évident par lui-même.
- (Dire) que l’atman est au-delà des trois états est raisonnable car il n’a aucune exception à la continuité de sa persistance à partir du souvenir : « Je suis le même » et aussi parce qu’Il n’a aucune liaison avec la vertu ou le vice. Il est éternel, pur, intelligent, libre, de la nature de la Conscience ne sortant jamais de l’existence, et un.
- Un homme de connaissance sait immédiatement en lui : « Je suis parfait ».
- Un homme de connaissance s’éveille du profond sommeil de l’Ignorance et devient complètement libre du samsara par la grâce de l’instructeur.
- Cela est une des voies par lesquelles la connaissance de l’atman reçue du maître peut devenir parfaitement convaincante. Seulement par l’atteinte de cette connaissance et d’aucune autre manière on atteint le sommet de sa propre vie et l’accomplissement des actions.
- Ce sont les enseignements des vedantas en cette matière.
Ici se termine « Une voie pour la perfection de la Connaissance de l’Atman »
par l’omniscient Sri Sankara, le grand acarya et Paramahamsa errant.
Shri-Shankaracharya (8ième siècle) – à partir de la traduction de Gaura Krishna


