UN PHARE

L’une des plus grandes erreurs qu’un néophyte accepté de la Grande Loge Blanche ait jamais commise ou puisse jamais commettre est de ne pas prendre suffisamment conscience qu’en assumant ses obligations et qu’en acceptant les conséquences de sa désobéissance – ou encore, en acceptant la protection et l’aide de ceux qui sont les Régents immortels de chacune des divisions de ce corps universel –, ces obligations devront être religieusement rencontrées, sans quoi les punitions karmiques seront mises en œuvre et ce, sans égard pour la chose ou la personne étant susceptible d’être affectée par leur action. Cela ne peut pas être une question de choix ni de favoritisme ; c’est la loi du co-discipulat conscient.

Ni moi ni aucun autre Maître – ni même aucun agent des Maîtres investi de responsabilités – ne peut exiger d’un disciple qu’il respecte l’un ou l’autre aspect de ses obligations. Si le disciple permet que le doute, un intérêt personnel ou des influences extérieures le retiennent ou l’empêchent de remplir ses obligations, qu’elles soient de nature sociale, financière, politique ou morale, il bloque sa route ainsi que celle de ceux qui le suivent géométriquement dans la position inscrite sur les pavés du Temple universel de la Grande Initiation, ce Temple auquel tous appartiennent karmiquement, forçant ainsi la « Grande Loi » à procéder à des réajustements.

Dans cet intervalle ou pendant que ces réajustements de position s’opèrent, il y a toujours de la place et du temps pour que les frères de l’Ombre projettent leurs créations inhibitrices à l’intérieur des espaces ouverts et, qu’ainsi, ils mélangent les cartes ou rendent confus les objectifs de ceux qui s’efforcent de mener à bien quelque élément du plan universel. Inévitablement, il doit s’ensuivre de la souffrance pour ceux qui sont responsables d’avoir rendu le réajustement nécessaire, et, lorsque cette souffrance survient, presque invariablement l’individu le plus concerné se tourne vers ceux devant qui il a pris ses engagements et tente de les mettre en mal. Il s’agit de l’action des créations des frères de l’Ombre que nous avons mentionnées et auxquelles certains ont ouvert la voie.

À titre d’exemple : vous vous êtes engagé à obtenir et à placer une pierre spécifique dans un mur de fondation, et on vous procure les moyens d’obtenir cette pierre de quelque façon ; mais, après que la « Grande Loi » ait pris des dispositions en utilisant des canaux extérieurs, vous vous procurez un baril de clous pouvant ou non être utiles à la construction de la tour ou à toute autre partie du bâtiment, ou encore vous entreprenez commodément d’oublier que vous vous êtes engagé à obtenir cette pierre spécifique dans un but précis ; vous ouvrez alors une porte dans votre aura qui permettra l’entrée d’influences qui commenceront immédiatement à vous convaincre que cette pierre particulière n’est pas du tout essentielle, ou encore que quelque chose ou quelqu’un d’étranger au but principal du bâtiment exige votre présence immédiate ou requiert les ressources que vous aviez d’abord eu l’intention de consacrer à vous procurer la pierre. Lorsque tout ceci est accompli, le Maître Maçon responsable de la construction du bâtiment se trouve totalement incapable de procéder à la construction des lignes dessinées sur le plan tant qu’une autre personne n’aura pas fourni la pierre requise.

À maintes reprises, quelque chose de comparable à cette métaphore s’est produit parmi les néophytes. Ces mêmes néophytes ont subséquemment exprimé leur surprise et leur mécontentement suite au fait que la structure ou l’édifice n’étaient pas achevés plus rapidement. Il semble qu’il soit pratiquement impossible à ces néophytes de développer un égotisme spirituel suffisant pour les convaincre de l’étendue de leur responsabilité individuelle dans l’échec de quelque grand aspect du plan universel. Il n’est pas nécessaire de faire quelques commentaires que ce soient concernant leur égotisme naturel lorsqu’est soulevée la question de leur capacité d’occuper un poste de pouvoir ou encore de recevoir la récompense du véritable service.

Tout ceci peut sembler superflu ou trop figuré pour une application pratique, lorsqu’on considère les importantes questions pouvant survenir suite à la relecture de la première phrase de cette lettre. Mais, croyez-moi, cela est d’une importance suprême pour vous. Beaucoup plus d’enjeux que ce qu’on peut exprimer au moyen d’une forme de communication quelconque reposent sur votre parfaite compréhension et votre parfaite acceptation des vérités présentées ici, ainsi que sur votre capacité à en tirer profit, car cela concerne les fondements mêmes de « l’édifice spirituel » que vous avez entrepris de construire et votre grand désir de disposer du pouvoir nécessaire pour le construire correctement.

HILARION - Temple 3 - Leçon 347
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