Question : Dans quel état est l’homme qui a connu une mort très subite ?
Réponse : L’homme semble être un peu ahuri. Il n’est pas capable de prendre conscience qu’il a quitté la Terre. Rappelez-vous, tout possède sa contrepartie astrale. Cet état est un peu comme lorsqu’un individu se réveille le matin et voit autour de lui toutes les mêmes choses que lorsqu’il est tombé endormi. Il n’est pas conscient de ce qui s’est passé dans l’intervalle et, par conséquent, il n’y a pas beaucoup de différence pour lui. L’état qui suit immédiatement la mort est analogue à celui où nous sommes en nous réveillant d’un profond sommeil, avant d’avoir rassemblé nos idées. Graduellement, cet état s’estompe et l’individu commence à s’apercevoir que les choses autour de lui ont changé. Ensuite, il commence à monter vers le plan de l’âme, puis à prendre conscience du fait qu’il est sorti de son état antérieur.
Question : Qu’en est-il de ses sentiments envers les amis qu’il a quittés ?
Réponse : Il n’a quitté aucun de ses amis. Ils sont tous avec lui, car il est avec l’astral de ses amis. Au début, il n’est pas conscient d’une séparation ; cela vient graduellement. La personne qui participe à ce qu’on appelle une « séance spirite » nuit non seulement à ceux qui sont partis, mais ce geste est en soi très mauvais, car elle attire ainsi autour d’elle d’autres entités qui ont parfaitement le pouvoir de communier avec elle, et aussi de se jouer d’elle dans toute la mesure de leurs capacités. La peine des amis qui sont partis peut être ou ne pas être une nuisance. Cela dépend de la façon dont elle s’exprime. Si elle ramène constamment le disparu vers les conditions terrestres, elle nuit. Si la douleur s’accompagne du désir que tout soit pour le mieux pour tous les intéressés, c’est différent. Cela aide au lieu de nuire.
Question : Où va-t-on après la mort ?
Réponse : Vous serez exactement là où vous êtes maintenant. Je ne veux pas dire sur le plan physique. Vous oubliez continuellement l’unité de tous les plans spirituels de l’être, leur interpénétration. Votre place dans l’économie de la nature est exactement là où vous êtes, et c’est là que vous resterez pendant ce Manvantara. À ce moment, vous serez au travail de façon consciente sur un autre plan.
Question : Est-ce que les anciens Égyptiens étaient plus axés sur la spiritualité que l’humanité actuelle ?
Réponse : Seuls quelques-uns avaient avancé jusqu’à ce point. En général, ils étaient régis par la peur et la superstition au lieu de l’amour, et cela a toujours eu pour effet de restreindre la nature. Une civilisation véritable se fonde sur la spiritualité et s’oppose à tout ce qui se fait passer pour cela actuellement. Plus l’être humain grandira près de la nature, plus élevée sera la civilisation – il ne s’agit pas d’un retour à la barbarie, mais il faut comprendre son unité avec toutes choses pour pouvoir atteindre la vraie civilisation qui sera accessible aux hommes du futur.
Question : Lorsque cela arrivera, aurons-nous tous les avantages matériels ?
Réponse : Oui, sauf que leur sens spirituel sera apparent à tous. Il sera dans le cœur de chacun. Lorsque la véritable civilisation sera atteinte et que la simplicité naturelle sera comprise, il y aura cette beauté parfaite des caractéristiques et des formes qui n’auront besoin d’aucun atour. Le monde et ses conditions seront si différents que le besoin de bien des choses que nous appelons « luxes de la vie » sera éliminé. Les gens vivront un parfait bonheur, tout comme les oiseaux de notre monde actuel. Le pouvoir de leur âme se sera développé.
Question : Et la calotte polaire ? Est-ce qu’elle aura encore déversé sur la Terre toute sa grande quantité d’eau ?
Réponse : La destruction de la civilisation se fera par le feu, si elle doit survenir. Nous sommes dans un cycle de feu. Nous sommes à la veille d’un grand changement. Quant à savoir si cette destruction va survenir, tout dépend de l’homme lui-même. Si l’humanité ne change pas et n’effectue pas un virage, cela doit et va arriver – et très bientôt si l’humanité actuelle n’entend pas et n’obéit pas à la voix des prophètes du peuple qui parlent partout sur la planète actuellement. Jamais, dans les annales du temps, a-t-on vu un effort comparable à celui qui a cours aujourd’hui et qui est consenti pour sauver la race humaine.
Question : Pouvez-vous expliquer en quoi la Loge est universelle ?
Réponse : Les mots sont éloquents en eux-mêmes. Si on examine la Loge de tous les points de vue, elle est l’univers, car même les classes les plus inférieures de l’humanité, même les pierres et les plantes y appartiennent et sont sur leur chemin vers la Maîtrise. Aussi éloignées soient-elles sur ce chemin, le temps viendra où elles arriveront à ce point. La Loge est universelle parce qu’elle contient l’univers. En général, les gens ont une idée tellement restreinte de toute cette question qu’il semble nécessaire d’en fournir une perspective plus vaste.
Ceux qui n’ont pas été en contact avec un soi-disant occultiste ou un théosophe n’ont aucune idée que la Loge puisse même exister. Ceux qui sont un peu familiers avec le terme en raison de leur association avec des étudiants de l’occulte conçoivent en réalité la Loge comme une organisation exotérique, ou une société qui travaille simplement sur le plan physique. Il est étonnant de constater combien d’idées différentes les gens s’en font.
Question : Est-ce que les magiciens noirs peuvent aussi travailler sur les plans supérieurs ?
Réponse : Mais bien sûr ! Est-ce que les gens n’ont pas appris justement que les démons y travaillent ? Il y a en fait des magiciens noirs dans les plans les plus élevés jusqu’aux plus inférieurs. Ils ne restent cependant pas aussi longtemps sur un plan que les membres de la Fraternité Blanche. Leur tendance est descendante, vers l’extinction.
Question : Que voulez-vous dire par « extinction » ?
Réponse : Le mot « extinction », au sens où je l’ai utilisé, n’est que relatif. Lorsqu’une personne a subi l’extinction, elle est retirée – dans la mesure où la manifestation du corps est concernée – de la planète à laquelle elle est attachée, ou encore du système solaire auquel elle appartient. Son esprit retourne à l’Absolu.
Question : Dans le cas d’un semblable retour à l’Absolu, est-ce que les extrêmes vont se rencontrer – je parle de la personne qui est absorbée dans ses efforts pour le bien ?
Réponse : Les deux sont « un ». L’extinction est tout autant une réconciliation avec Dieu que l’absorption. La seule différence, c’est que, dans le premier cas, il n’y a aucune conscience individuelle, tandis que dans le deuxième cas, il y a réunion consciente avec l’Absolu.
Question : Quels sont les dommages que peut entraîner la stimulation par les drogues et l’alcool ?
Réponse : Vous savez certaines choses au sujet de la glande pinéale et du corps pituitaire, mais cela reste aujourd’hui un mystère pour tous sauf pour l’occultiste le plus versé. Ces glandes sont et resteront un mystère pendant quelque temps encore parce que la vérité pourrait mener à la licence dans certains cas. Le fait est que peu importe ce qui provoque une augmentation de la vitesse vibratoire des molécules de ces glandes, le résultat sera le même, qu’il s’agisse de stimuler ou de calmer. Ceci n’est pas pleinement compris. La grande différence réside dans le fait que, dans le développement naturel, l’effet persiste dans une grande mesure et la vibration plus rapide ne déchire pas les formes structurelles de ces glandes comme le fait la stimulation non naturelle, peu importe sa source. Dans le premier cas, la vitesse vibratoire augmente continuellement au cours de la période de la vie, jusqu’à ce que le néophyte s’élève, ou plutôt devienne conscient de la conscience universelle de la Divinité et s’identifie jusqu’à un certain point à cette Divinité.
Dans le deuxième cas, la victime de ses propres désirs est très susceptible de vouloir reproduire sa première expérience et, dans son effort pour ce faire, elle va briser les structures des glandes et finalement entraîner sa propre dégénérescence et sa propre mort si elle ne parvient pas finalement à maîtriser son désir. Et lorsque vous comprendrez ce que signifie ce processus, vous verrez que dans plusieurs cas ce n’est pas seulement la mort du corps qui survient mais le délabrement du seul véhicule permettant de transmettre l’intuition et la lumière supérieure au corps. Tout ce qui peut aider ou gêner ce dernier processus produit un effet correspondant sur la race.
Question : Est-il possible d’avoir trop de conscience ?
Réponse : Pas trop de conscience, mais une utilisation pervertie de cette fonction.
Question : Quelle est la condition de ceux que nous qualifions de « trop consciencieux » ?
Réponse : La sensation de peur occupe une grande place chez ces personnes ; elles ont si peur de faire quelque chose de mal qu’elles excitent constamment le centre de la peur, lequel répond quand on y fait appel.
Question : Est-ce qu’il existe quelque chose comme une « conscience nationale » qui parle à la collectivité ?
Réponse : Oui, une nation est autant un individu qu’un monde. Une nation est l’un des grands groupes d’âmes dont je vous ai déjà parlé. Tout ce qui traverse la conscience de l’individu travaille à travers la conscience de l’âme supérieure que nous considérons ici, et se reflète dans l’esprit des gens.
Question : Au début, est-ce que la conscience nationale produit dans l’esprit d’un peuple un vague sentiment de bien ou de mal comme elle le fait pour un individu ? Et est-ce que ce sentiment à l’égard du bien et du mal se renforce par la suite ?
Réponse : Oui, c’est la voix de la conscience, et cela n’invalide en aucune façon ce que j’ai dit.
Question : Est-ce que l’homme à venir va formuler ce qui est dans l’esprit des peuples ?
Réponse : Il aura le droit de le faire. L’entité qui gouvernera cet homme sera précisément l’âme de groupe dont j’ai parlé. Il peut être appelé le « Logos de la nation ».
Question : Est-ce que le sujet du « mariage à l’essai », dont certains auteurs font actuellement la promotion, aide à régler ce problème ?
Réponse : La difficulté tient au fait que, dans les circonstances actuelles, les conditions du monde risquent de mener à une controverse infiniment plus grande que n’importe lequel des problèmes qui l’ont précédée. Ce qu’on appelle le « mariage à l’essai » pourrait être, dans les temps à venir, une chose totalement différente de ce qu’il est susceptible de devenir actuellement. Il faudra des conditions économiques différentes dans la société, ainsi qu’un degré plus élevé d’humanité.
Question : Pourquoi les Adeptes sont-ils appelés « Serpents de Sagesse » ? Pourquoi dit-on que « le serpent est sage » ?
Réponse : Le serpent était utilisé comme glyphe par les anciens pour plusieurs raisons. L’un de ces glyphes désigne la lumière astrale. Lorsque les « Fils du Brouillard de Feu » guidés par Fohat sont sortis du non caché, ils ont d’abord suivi une ligne droite dirigée vers l’extérieur. Celle-ci s’est ensuite incurvée pour finalement former un cercle que l’on appelle la « lumière astrale » [cercle associé à un serpent qui se mord la queue]. On a supposé que le serpent, dans ses différentes phases de manifestation, détenait une grande sagesse, et il fut choisi comme une représentation correcte de la sagesse supérieure.
Question : Est-ce que le serpent sur le plan matériel relève d’un ordre inférieur de manifestation ?
Réponse : Il y a deux sortes de serpents : les serpents et les reptiles de cette planète représentent le type le plus bas de mal que la vie animale puisse exprimer.
Question : Y a-t-il des serpents sur d’autres plans ?
Réponse : Oui. Pour chaque forme inférieure de la force, il existe une force élevée correspondante.
Question : Est-il possible de déterminer à quel rayon une ou plusieurs entités appartiennent, et comment doit-on procéder ?
Réponse : C’est chose possible pour l’homme, mais pas tel qu’il est actuellement constitué, en général. C’est cependant chose possible à l’Adepte ou au clairvoyant, et même à ceux qui ont suffisamment de pouvoir psychique pour voir et examiner l’aura, mais cela ne peut se faire dans des conditions ordinaires. Toutefois, beaucoup des instructions qui ont été données peuvent aider une personne à le déterminer. La « loi d’affinité » a beaucoup à faire avec cela. Si les goûts, l’occupation, les désirs, etc. de deux personnes coïncident, en général elles appartiennent à un même rayon, quoique ce ne soit pas toujours vrai étant donné qu’il se trouve des exceptions. Lorsqu’une personne approche du point de son grand changement et passe d’un rayon à un autre, elle va plus ou moins participer des deux rayons, celui qu’elle quitte et celui vers lequel elle se dirige.
Question : Est-il possible de trouver la clef de l’histoire de Jonas et de la baleine ?
Réponse : Il existe plusieurs légendes concernant ce symbole. Dans le cas de Jonas, il s’agit d’une âme qui avale de la matière ou qui la maîtrise. Cela peut être exprimé en disant que « l’être personnel a été absorbé par le Fils ». Les trois jours dans le ventre de la baleine symbolisent la période de transmutation. On dit que « Jésus est resté étendu dans la tombe pendant trois jours ». La tombe a laissé partir Jésus, la baleine a laissé partir Jonas. Mais il y a plus. Le fait de le vomir signifie que, par cette transmutation, l’âme a été amenée à une relation active avec le plan physique. Lorsque Jésus est ressuscité d’entre les morts, il a ramené sur le plan physique une démonstration d’un principe qui avait été caché avant cette époque : un principe supérieur.
Question : Est-ce que de semblables récits doivent être considérés comme des symboles de vérité ou est-ce qu’ils illustrent habituellement quelque chose qui est survenue sur le plan physique ?
Réponse : En général, quelque chose qui s’est produit sur le plan physique. Mais, dans certains cas, il se trouve une raison pour laquelle certaines vérités doivent être transmises et qu’elles ne peuvent l’être d’aucune autre façon que par le symbole. Au cours des nombreux siècles qui se sont écoulés depuis que certains symboles ont été ainsi transmis, leur véritable interprétation a été perdue et ces derniers passent pour des événements historiques réels.
Question : Quel est le rôle de l’humilité sur notre parcours d’évolution ?
Réponse : Il y a un grand besoin de cette leçon d’humilité parmi tous les étudiants de l’occultisme. Un grand danger menace chacun de nous. Chaque fois que nous faisons ou pensons faire un pas au-dessus de nos frères, nous prenons souvent inconsciemment des airs de supériorité et, à notre insu, nous donnons aux autres l’idée que nous sommes en avance sur eux, jusqu’à un certain point. Même si nous ne devons jamais diminuer cette connaissance et ne devons jamais nous déprécier, nous devons tout de même toujours garder à l’esprit que nous ne sommes qu’un atome dans le tout et, qu’en son temps, chaque autre atome atteindra notre position, et pourrait même nous dépasser et nous laisser loin derrière.
Question : Quel est le sens du nombre 144 000 de l’Apocalypse ?
Réponse : L’Apocalypse en entier est effectivement un mystère. Une grande partie n’a jamais été divulguée aux initiés des degrés inférieurs et intermédiaires. Tout y est symbolique. Un aspect de l’Apocalypse réfère explicitement aux douze divisions du cosmos, et en particulier aux douze divisions de la Grande Loge Blanche. Dans chacune de ces divisions, il se trouve douze subdivisions constituées d’Initiés qui ont atteint un très haut degré d’évolution – qui font en réalité partie des anges et des archanges mentionnés dans ce livre. Le nombre entier complet est l’univers visible – l’univers entier, rappelez-vous. Aucune partie de l’Apocalypse ne s’applique spécifiquement à la Terre seule, mais aux douze grandes constellations des cieux.
Question : Est-ce qu’il s’agit de l’idée que le nombre de 144 000 est l’univers complété et rendu parfait dans toutes ses divisions ? Que signifie la « femme qui fuit vers le désert1» ?
Réponse : La « femme qui fuit vers le désert » fait référence à l’âme – symbolisée par la femme dans ce cas-ci – qui vole vers la carapace du Soi. En d’autres mots, qui prend refuge dans le Soi Supérieur lorsque les conditions du soi inférieur deviennent intolérables.
Question : Comment pouvons-nous travailler pour la Fraternité Blanche ?
Réponse : Simplement en accomplissant vos devoirs quotidiens, en vivant un jour à la fois, en maintenant la pensée de l’unité, en travaillant pour elle et en faisant la promotion de cette dernière partout où vous le pouvez, mais sans vous alarmez si vous n’en voyez pas tout de suite le résultat. Une partie de l’initiation consiste à travailler pour la Fraternité Blanche.
Question : Est-ce que la réapparition de la comète de Halley a eu une influence quelconque sur la Terre, et y a-t-il un rapport entre sa présence et l’augmentation de la vibration en ce moment ?
Réponse : Un rapport très grand. Aucun corps céleste ne peut s’approcher autant d’un autre corps céleste, comme la comète de Halley l’a fait en s’approchant de la Terre, sans l’affecter considérablement à tous les égards. Elle ne pouvait pas accroître les vibrations extérieures de l’atmosphère et de la Terre elle-même sans affecter la sphère intérieure de la planète. Par conséquent, il y aura beaucoup d’excitation dans tous les domaines de la vie. L’influence de la comète n’est pas nécessairement malfaisante. On a supposé qu’elle le serait, mais ce n’est pas le cas. C’est le fait qu’elle s’approche autant de la Terre qui produit cet effet. La comète est un système en train de construire un monde embryonnaire.
Question : Qu’est-ce qu’un vrai mariage ?
Réponse : Pour commencer, vous devez vous rappeler que dans chaque grand cycle, ou Maha Yuga, il y a un cycle complet de développement, c’est-à-dire que le « un » devient « deux », le « deux » devient « trois », le « trois » devient « quatre », et ainsi de suite jusqu’à « sept ». La matière se différencie, puis retourne au « un », selon la même proportion, au cours de chacun de ces cycles. Il y a une séparation des forces masculines et féminines, positives et négatives, au quatrième stade d’évolution dans chacun de ces cycles ; ce qui est suivi d’un retour correspondant au « un ». Vous êtes présentement dans le premier stade de l’arc ascendant de l’ère actuelle de votre évolution, là où s’établit la tendance au retour au « un ». Ceci exige l’agitation de toutes les grandes questions cosmiques et est responsable de l’agitation sur ce sujet particulier dans le monde d’aujourd’hui.
Le fait qu’un mariage parfait puisse être possible ne peut être nié par ceux qui comprennent. La tendance en toute vie manifestée est de chercher et de trouver les siens dans toutes les phases de la nature. Mais ce sujet implique tant d’autres questions qui ont une incidence profonde sur l’involution de l’homme à d’autres égards, qu’il est pratiquement impossible de séparer aucune de ces questions de l’ensemble et de se débattre avec une seule.
Le vrai mariage n’est pas de ce monde, il est de l’esprit. Néanmoins, ses correspondances sont sacrées si elles sont comprises. Si on faisait plus attention dans la sélection des partenaires et s’il y avait plus d’occasions de bien choisir, on s’épargnerait beaucoup des troubles actuels. Cette vie est une bien petite chose dans la somme de toutes nos vies, et si on a fait une erreur qui soit difficilement supportable, les deux parties à cette erreur y gagneraient beaucoup plus spirituellement qu’elles y perdraient matériellement en s’en tenant aux vœux qu’elles ont prononcés plutôt qu’en se séparant et en cherchant un véritable partenaire. Ce dernier ne pourra jamais être trouvé de cette façon. Il s’agit d’un sujet très profond, comme je l’ai déjà dit. Il existe une tendance toujours grandissante dans le monde à jeter par-dessus bord tout ce qui concerne le mariage, ses cérémonies, ses devoirs et ses privilèges. Il faut garder à l’esprit que peu importe qui prononce les mots (que ce soit un prêtre ou un laïc), c’est l’esprit des mots, la force du son qui est envoyé dans l’univers qui compte – et ceci est fondamentalement saint et sacré –, et non le simple discours mécanique. Quant à l’accomplissement des devoirs, je n’ai qu’à vous référer à la « Règle d’Or » à cet égard, aussi bien qu’à tous les autres égards, dans la mesure où la relation est concernée. Lorsqu’une condition intolérable existe entre un mari et son épouse, rien de bon ne peut découler de la poursuite de cette relation, mais les deux parties doivent s’entendre sur le fait que c’est intolérable avant d’effectuer un changement qui risque d’aboutir à bien plus de difficultés.
Question : En référence à la chute des Anges, était-ce une étape nécessaire pour amener une manifestation supérieure ?
Réponse : C’était inévitable. La chute des Anges dans la génération n’a été que très peu comprise malgré tout l’enseignement qui a été donné.
Un nombre précis d’Egos ont été envoyés en manifestation au commencement. Ces êtres ont pris la forme d’êtres inférieurs, et pour amener toute la substance de la création jusqu’au point de conscience dont les créateurs eux-mêmes jouissaient, il était nécessaire que ces êtres traversent à leur tour ce que leurs créateurs avaient traversé eux-mêmes auparavant, dans d’autres vies.
Question : Est-ce que ce processus de chute dans la création était une façon de séparer les Anges d’une certaine façon ? De différencier leur substance ?
Réponse : C’était la substance spirituelle et elle était ce qu’on pourrait appeler « différenciée », mais ce terme peut difficilement s’appliquer à la substance spirituelle.
Il ne faut pas oublier, quand on discute de l’humanité de n’importe quelle époque et de n’importe quel monde, qu’il y a une petite roue dans une autre petite roue, et qu’il n’y a pas eu de commencement, tout comme il n’y aura pas de fin. C’est simplement impossible pour le mental cérébral humain tel qu’il est habituellement constitué de comprendre ce qu’on peut évoquer – si tant est que ce soit possible – des époques primitives de la création et dont personne n’a encore la moindre idée, malgré tout ce qu’on peut rassembler dans les livres sur l’occultisme. La doctrine secrète a abordé ce sujet d’une manière plus approfondie que toute autre publication jusqu’ici, mais il y a peu de choses que l’homme soit prêt à comprendre pour le moment des Stances de La doctrine secrète.
Prenez par exemple un rayon de lumière. Pensez à cette lumière comme à une entité spirituelle revêtue d’une forme, d’un corps qui lui permet d’être consciente sur le plan spirituel. Le corps matériel de cette lumière qui est alors en manifestation sur le plan matériel doit être élevé par le pouvoir de l’évolution jusqu’au rang de l’entité spirituelle qui habite ce corps.
Question : Est-ce que la lumière telle que nous la percevons est le corps physique de cette entité ?
Réponse : Oui, le corps de la lumière ou de l’entité spirituelle. La lumière spirituelle est conscience, amour et, en son essence, unité.
Question : Mais l’entité est un idéal qui toujours s’éloigne. Y a-t-il jamais une fin à cela ?
Réponse : Il y a une fin à cela, à la façon dont l’homme évaluerait une fin, mais pas une fin réelle sur le plan spirituel d’existence. Pendant une ère de manifestation, la conscience est « unité dans la diversité », tout comme le sont toutes les autres formes d’énergie, mais elle est aussi un corps qui a été spiritualisé. L’homme sera peut-être mieux à même de comprendre si on lui dit que c’est comme un Maître qui a acquis la robe Nirmanakaya, qui devient l’un des Anges de Dieu comme l’appellerait une Église chrétienne orthodoxe si ses membres savaient ce que signifie le mot « Ange ». Il est « un » en pensée, en sentiment, en désir, en volonté et en mouvement avec l’Absolu, mais il possède une conscience d’exister distincte.
Question : Avez-vous un mot d’encouragement pour ceux qui sont tristement éprouvés et qui sont découragés ?
Réponse : Aucun individu qui est entré sur le Sentier n’a été trompé. C’est un chemin de tristesse, et lorsque le sentier monte, avancer est dur. En un sens, il s’agit du même Sentier que celui qu’a emprunté le Maître Jésus. Il n’y a aucun autre sentier, aucune autre voie pour trouver le vrai Soi que celui ou celle de la souffrance.
Lorsque nous y pensons d’un point de vue terrestre, cela semble faire pitié que les pauvres et faibles êtres humains aient apparemment si peu de lumière pour les guider sur le chemin, si peu du confort qui, semble-il, devrait leur revenir. Mais ceux d’entre vous qui avez eu l’occasion d’observer les riches, les soi-disant « bien nantis » qui semblent jouir des bonnes choses de la vie, vous savez qu’ils sont « de tous les hommes les plus misérables ». Ils utilisent les trésors de la terre pour habiller leur carcasse infectée et marquée de cicatrices ; et cela devrait vous montrer à quel point les objectifs terrestres sont peu profitables pour l’âme.
C’est l’effort, le stress, l’exercice du pouvoir qui remporte la victoire. « Une chaîne n’est jamais aussi forte que son maillon le plus faible. » Un Ange, un Dieu, un être humain n’est jamais aussi fort que le pouvoir qu’il a acquis d’endurer le stress, et ce pouvoir ne peut s’obtenir que par la souffrance. S’il y avait un autre moyen, on vous l’aurait dit, car je suis triste de votre tristesse, je souffre de votre souffrance, mais je dois me tenir à l’écart même si c’est pour vous voir descendre dans la fournaise au milieu des flammes et en ressortir, si cela est nécessaire à votre croissance.
Vous me blâmez parfois de ne pas vous avoir épargné la tristesse, de ne pas avoir éloigné la souffrance de vous. Je me sacrifierais volontiers, avec tout ce que je suis, si cela pouvait aider à votre développement. Mais vous êtes comme moi, vous êtes de Dieu, et ce n’est que par la force de Dieu en vous et le pouvoir que vous pouvez acquérir sur ces conditions adverses que vous serez capables d’affronter et de surmonter ce qui se trouve devant vous dans cette vie, et dans beaucoup d’autres. Les effets de la souffrance ne sont jamais perdus, pas plus que l’effort dans une direction donnée, quel qu’il soit, n’est perdu.
De toute mon âme, j’aimerais pouvoir vous conférer l’amour que je ressens pour vous, le désir que j’ai de vous voir avancer, mais toutes les mères savent que pour que leur enfant grandisse et soit fort, il doit marcher tout seul ; il doit apprendre tout ce qu’il saura des conditions physiques par la douleur, et ce processus se continue jusqu’à la fin. Tout être humain qui essaierait de vous faire croire que vous pouvez acquérir la croissance spirituelle sans passer par le « Golgotha » vous raconte une fausseté absolue. Mais il n’y a aucune raison de ne pas voir la beauté, le bien, la gloire qui se trouvent dans la vie. Ils se trouvent autour de vous de tous côtés, libres à vous d’en user comme il vous semblera le mieux, toujours dans un esprit juste. Je ne voudrais pas que vous regardiez les enfers de la vie, mais les cieux qui sont aussi tout autour de vous.
1 – N.D.É. Apocalypse 12 6.
HILARION - Temple 3 - Leçon 505


