QUEL EST LE «DO» JUSTE ?

La question de savoir à quelle hauteur précise se situe le « do » (ou toute autre note), au sens occulte, est susceptible d’entraîner de longues discussions, et il n’existe pas de réponse définitive. La pensée initiale et la plus naturelle est que le « do scientifique » (256 vibrations par seconde pour le « do central ») est le vrai « do ». Sa pureté mathématique, cependant, est fondée sur une division arbitraire du nombre de vibrations par seconde. Bien entendu, la division du temps en « heures », « minutes » et « secondes » possède une signification occulte particulière, et il est probable que la « seconde » soit la véritable base de la mesure des vibrations, mais il est également possible qu’une quelconque autre division du temps puisse être meilleure et plus vraie. Mais, même en prenant pour acquis la pureté mathématique du « do scientifique », une question se pose, à savoir pourquoi les trois hauteurs précises utilisées par les musiciens – internationale, française et de concert – sont éloignées de la « hauteur précise scientifique », même si ces derniers la connaissent bien. Ce fait ne constitue pas en soi l’indice d’un manque de vérité spirituelle dans la « hauteur précise scientifique », même si en général nous devons accorder aux artistes le crédit d’une plus grande perception spirituelle de leur art que celle des scientifiques qui, pour leur part, approchent souvent le sujet d’un point de vue froidement intellectuel. D’un autre côté, il est possible que le manque d’appréciation de la « note repère scientifique » par le musicien soit dû au fait qu’il n’est pas encore capable d’en soutenir les pures vibrations, leur pouvoir étant trop grand pour lui, et ce, même si son propre pouvoir d’en prendre conscience est plus grand que celui des personnes qui ne sont pas encore éveillées aux vibrations musicales.

Il a été suggéré – du point de vue de la force occulte du chant, etc., et ce, même si la note serait plus pure si la bonne note repère était maintenue – que n’importe quel note, le « do » par exemple, se divise en sept plans et chacun de ces plans en sept sous-plans, etc., et que la hauteur précise atteinte durant le chant serait apte à tomber – à moins qu’elle n’en soit trop éloignée – dans l’un ou l’autre de ces plans qui procèdent du « do pur » et porterait ainsi la force dans cette direction. La personne qui a fait cette suggestion a cependant présumé que, du point de vue vibratoire, ces plans tombaient sur la fréquence vibratoire la plus près du « do », c’est-à-dire sur les sons compris entre le « do » et le « si » et entre le « do » et le « do dièse ». Mais il est très probable que les plans d’un son ont la même relation avec ce dernier que les harmoniques supérieurs et inférieurs, et si tel est le cas, cette théorie n’a aucune valeur pratique.

Pour résumer la discussion sur les fréquences vibratoires des musiciens, la fréquence la plus basse, « l’internationale », est la plus utilisée ; la fréquence « de concert », la plus élevée, est la deuxième plus utilisée ; la fréquence « française », très peu utilisée, tombe tout juste à mi-chemin entre les deux autres et est plus proche de la « hauteur précise ou fréquence scientifique » que les deux autres, mais elle est plus compliquée sur le plan mathématique. Un occultiste très avancé à qui le problème a été soumis avait l’impression que la « fréquence française » était la hauteur tonale juste. Le fait qu’elle soit à peine différente de la « fréquence scientifique » peut avoir à faire avec les valeurs de l’art grec qui, c’est bien connu, étaient établies à un niveau légèrement différent d’une relation géométrique normale afin de produire une impression plus géométrique des perceptions.

HILARION - Temple 3 - Leçon 398
image_pdfEnregistrerimage_printImprimer