ORIENT ET OCCIDENT (du Maître M.)

Tout comme les eaux du Nil, les sables du désert et le serpent sous le bungalow rampent sur la terre vers leur victime, silencieusement, résolument, irrésistiblement, ainsi avance le pouvoir destructeur des intérêts divisés. On trouve la léthargie, la traîtrise, la poltronnerie et le manque de foi, d’une part ; l’activité alerte, agressive et volontaire d’autre part. Cette dernière crée, forme, divise et subdivise classe après classe, établissant les fondations de ses arsenaux, posant des mines dans ses ports, jetant des filets dans lesquels les masses vont se prendre comme mes peuples bien-aimés ont été pris il y a de cela bien des siècles, d’abord par le pouvoir des Moghols, des Mohars, des rishis, des prêtres, et finalement, par celui des peuples envahisseurs.

La principale cause de ces invasions était, d’abord, le traitement inhumain infligé aux femmes, le côté féminin de la race ; deuxièmement, la méfiance et la haine entre les classes. À ce jour, les divisions entre les classes sont tellement étanches qu’elles ne permettent de jeter aucun pont entre celles-ci. Cela les laisse toutes à la merci de l’étranger qui, pour avantager ses propres intérêts, nourrit l’hostilité entre Sikh et Afghan, entre Bihari et Bengali, entre guerrier et prêtre.

Sachant tout ceci, aimant mes peuples comme un père ses enfants, contraint de les regarder sombrer dans l’insignifiance parmi les nations et me rendant compte que leur seul espoir réside dans la race anglo-saxonne maintenant incarnée en Amérique – et qui doit payer une énorme dette karmique – est-il étonnant que je m’intéresse aux affaires de cette nation, et même que je m’y identifie dans une certaine mesure ? Or les ignorants et ceux qui refusent de voir sont incapables de saisir le danger qui les menace ni le besoin criant de la race aryenne, et ne peuvent pas comprendre les motifs qui me poussent à rapprocher ces peuples si longtemps divisés. Ils ne peuvent que se tenir à l’écart et nier soit mon existence soit ma présence parmi eux, bien qu’ils peuvent m’avoir vu face à face.

Ce n’est rien – laissons cela, la grande loi va déterminer les résultats. Malheur à l’oiseau qui souille son propre nid ; le nid de son voisin est encore moins sacré.

HILARION - Temple 1 - Leçon 23
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