«OM» OU «AUM»

Ce mot est relié au pouvoir créateur du Fils, et il est des plus saints et des plus sacrés. Sa vraie prononciation, ou plutôt sa tonalité, n’est jamais donnée sauf par un Maître directement à son élève.

Lorsque les sons qui représentent les trois lettres sont donnés correctement et intelligemment, ils éveillent immédiatement leur correspondance sur les plans plus élevés. La personne qui est capable de faire ceci se place en rapport intime avec le pouvoir créateur de l’univers. Ensuite, la manière dont elle usera de ce pouvoir qu’elle a acquis et les fins pour lesquelles elle en usera ne sont qu’une question de volonté chez elle.

Ce pouvoir est rarement utilisé par ceux qui le détiennent, car ils savent qu’ils peuvent éveiller – ou ont éveillé – des forces qu’il est difficile de maîtriser et qui pourraient les mettre en pièces, en ce qui concerne la forme, et ce, en raison de l’action de ces dernières sur d’autres plans. La simple prononciation du mot telle qu’elle vous a été donnée ne fait aucun mal particulier, et dans certains cas elle peut faire du bien, selon les motifs pour lesquels le mot est utilisé.

Si vous avez un amour sincère pour ce que vous croyez être Dieu et que vous entreprenez sincèrement d’exprimer cet amour, cela peut être fait grâce à ce mot, ou sans aucun mot. Lorsque ce mot est utilisé de cette façon, c’est bien. C’est en réalité une prière, et elle est sincère même chez ceux qui ne reconnaissent pas ouvertement la nécessité de la prière. Comme la prière est aspiration, tout le reste n’est pas prière, mais seulement désir égoïste.

Question : Pouvez-vous nous dire quelque chose du développement du corps physique dont vous avez parlé en rapport avec le mot ?

Réponse : Il est absolument inutile d’entraîner le corps, sauf si c’est dans le but de l’utiliser dans un ring de boxe ou dans un autre but athlétique, à moins que le cœur et l’esprit ne soient également entraînés. L’entraînement doit commencer dans le cœur et l’esprit, et ensuite le physique va rapidement s’adapter aux vibrations supérieures. Un peu d’entraînement physique est nécessaire, mais cela est de peu d’importance si on considère le tout, et ce, en raison de l’influence des autres éléments dont j’ai parlé. Il faut faire preuve d’un certain degré d’abstinence, à la fois en termes d’aliments et de pureté de corps, mais aussi en ce qui concerne d’autres habitudes dont il est inutile de parler maintenant. En un sens, seul un corps purement naturel est capable de soutenir les vibrations dont je parle, et il n’y a que peu de corps naturels dans le monde en ce moment. Ils ont été utilisés de façon non naturelle. Lorsque l’esprit et le cœur sont assujettis à des lois supérieures, le corps physique s’ajuste très facilement.

Il existe un autre point en rapport avec l’utilisation du mot sacré, et il serait bon d’y penser. Il y a dans le Cosmos une forme connue sous le nom « d’Homme Céleste ». C’est en réalité le « Fils », le « Christ ». Ce n’est pas une forme que vous êtes actuellement capables de concevoir. Elle est divisée en sections comme le sont toutes les formes sur le plan physique. Elle possède des caractéristiques correspondant aux mains, aux pieds, à la tête, et en fait à chaque organe de l’homme. Il y a des forces cosmiques qui correspondent à chaque partie de cet « Homme Céleste », et l’univers physique tel que vous le connaissez est à un moment ou à un autre soumis aux caractéristiques de chacune des parties de cet « Homme Céleste ».

Les forces avec lesquelles l’univers est actuellement le plus impliqué sont celles des organes reproducteurs de « l’Homme Céleste ». Tant que l’univers matériel n’aura pas quitté la section ou partie où il se trouve maintenant, l’état actuel des choses continuera d’y prévaloir, sous la maîtrise du plan physique tel que vous le connaissez. Le moment de sortir de cette section pour entrer dans une autre plus élevée approche rapidement, et c’est pour cette raison que beaucoup de grands changements sont imminents sur Terre et sur d’autres planètes.

Que vous croyiez ou non dans la crucifixion littérale du Christ sur Terre, réfléchissez sur ce sujet dans vos méditations aussi souvent que vous le pourrez. Vous verrez que beaucoup de lumière viendra à vous sur ce point qui est si peu compris par l’humanité en général. Vous devez essayer de vous rappeler que la crucifixion du « Fils de Dieu », peu importe comment vous concevez ce « Fils de Dieu », est un fait littéral et incontournable de la nature et de la vie. Cela ne signifie pas jouer, cela signifie souffrir, et cette souffrance est actuellement inconcevable pour vous.

Ce n’est que par la souffrance, par le renoncement, qu’une vie christique peut être vécue, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faut perdre sa vie avant de pouvoir la trouver. La vie de l’homme physique, c’est-à-dire tout ce qui constitue sa vie sur Terre, doit être perdue ou, en d’autres mots, abandonnée, annihilée jusqu’à un certain point, avant que la vraie vie christique puisse être vécue.

Il est inutile de crier « paix », « paix », quand il n’y a pas de paix. Vous êtes au milieu d’une grande guerre ; il y a bataille après bataille à combattre, perdre ou gagner. Vous êtes entrés dans cette guerre les yeux grand ouverts. Il n’y a pas moyen de reculer. Vous devez avancer. La décision de gagner ou pas le Saint Graal – qui est la vie éternelle –, ou de faire marche arrière pour des millénaires reste cependant vôtre. Il n’y a pas d’immobilité, pas de paix ; il y a « bataille », « bataille » et « bataille », d’abord avec un ennemi, ensuite avec un autre. Les pouvoirs avec lesquels vous vous battez sont plus grands que vous ne sauriez l’imaginer. Soyez prêts. Portez votre armure. Soyez prêts à combattre l’ennemi à toute heure du jour ou de la nuit, sans quoi vous serez saisis sans vous en rendre compte et vous serez jetés à terre.

Une fois que tout est dit, c’est la chose la plus simple que l’on vous demande : simplement la foi, la confiance, l’amour et le travail. On ne vous demande pas de faire de grandes choses, mais simplement votre devoir quotidien, une heure, une minute à la fois. Rien de plus, et rien de moins.

HILARION - Temple 3 - Leçon 451
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