LES VEDAS ET LA BIBLE – partie 14

Dans les quatrième et cinquième chapitres de la Genèse, nous voyons les prétendues générations de Cain et de Seth. Considérons-les dans l’ordre dans lequel elles sont présentées :

Ce sont les dix patriarches qui sont identiques aux Pragâpatis (Prapjapatis) hindous, et aux Séphiroth de la cabale. Nous disons bien dix patriarches et non vingt, car la ligne kénite ne fut inventée que pour : 1° développer la notion du dualisme, sur laquelle est fondée la philosophie de toutes les religions ; car ces deux tables généalogiques représentent tout simplement les pouvoirs opposés des principes du bien et du mal ; et 2° comme un masque pour les masses non-initiées. Admettons que nous leur rendions leur forme primitive en effaçant ces masques prémédités ; ils sont si transparents qu’ils n’exigent pas une perspicacité bien grande pour faire le choix, même si l’on ne fait usage que de son propre jugement, sans les mettre à l’épreuve, comme c’est notre cas, au moyen de la doctrine secrète.

En nous débarrassant, donc, des noms kénites qui ne sont que les répétitions des séthites, ou l’un de l’autre, nous éliminons Adam ; Enoch – lequel, dans une des généalogies est le père d’Irad, et dans l’autre le fils de Jared ; Lamech(), fils de Mathusael, tandis que lui, Lamech, est le fils de Mathusalem dans la ligne séthite ; Irad (Jared) (156d), Jubal et Jabal, lequel, avec TubalCaïn forment une trinité dans une ligne, et celle-là le double de Cain ; Mehujael (qui n’est que Mahalaleel écrit différemment), et Mathusael (Mathusalem). Il ne nous reste dans la généalogie kénite du chapitre IV qu’un seul Cain, qui – comme premier meurtrier et fratricide – est placé dans sa ligne comme le père d’Enoch, le plus vertueux parmi les hommes, qui ne meurt pas, mais est enlevé au ciel en pleine vie. Si nous nous tournons maintenant vers la table séthite nous trouvons que Enos, ou Enoch vient en seconde ligne après Adam, et qu’il est le père de Cain (an). Ceci n’est pas un accident. Il y a ici une raison évidente pour cette inversion de paternité ; il y a un plan arrêté – qui est celui de créer une confusion et d’égarer les recherches.

Nous disons donc, que les patriarches ne sont autres que les signes du zodiaque ; ce sont des emblèmes, dans leurs divers aspects, de l’évolution spirituelle et physique des races humaines, des âges ou des divisions du temps. Dans l’astrologie, les premières quatre « maisons » dans les diagrammes des « douze maisons du ciel » à savoir : la première, la dixième, la septième et la quatrième, ou le second carré intérieur situé avec ses angles en haut et en bas, sont appelés des angles, ayant la plus grande force et puissance. Ils répondent à Adam, Noe(), Caïn-an, et Enoch, Alpha, Oméga, le bien et le mal dirigeant le tout. En outre, lorsqu’ils sont divisés (y compris les deux noms secrets) en quatre trigones ou triades, à savoir les triades du feu, de l’air, de la terre et de l’eau, nous constatons que la dernière de ces triades correspond à Noe().

Enoch et Lamech() furent doublés dans la table de Cain, afin de compléter le nombre dix dans les deux « générations » de la Bible, au lieu de faire usage du « Nom secret » ; et, afin que les patriarches pussent correspondre aux dix Séphiroth cabalistiques, et accommoder en même temps les dix, et par la suite douze signes du Zodiaque d’une façon compréhensible seulement pour les cabalistes.

Maintenant qu’Abel() eut disparu de cette lignée de descendance, il est remplacé par Seth, qui est évidemment une réflexion tardive suggérée par la nécessité de faire que la race humaine ne descende pas exclusivement d’un meurtrier. Ce dilemme n’ayant sauté aux yeux que lorsque la ligne Kénite eût été terminée, on s’arrangea pour qu’Adam (après l’apparition de toutes les générations) engendrât son fils Seth. Le fait est suggestif que tandis que l’Adam à double sexe du Chapitre V est fait à la ressemblance de l’Elohim (Voyez Genèse Chap. I, 27 et Chap. V, 1) (Seth (V. 3) est engendré à « la ressemblance » d’Adam, donnant ainsi à comprendre que c’étaient des hommes d’une race différente. De plus, il est digne d’attention que, ni l’âge, ni aucune autre particularité des patriarches ne sont donnés dans la table Kénite, alors que c’est le contraire pour ceux de la ligne Séthite.

Assurément, nul ne pourrait s’attendre à trouver dans un ouvrage public, les mystères extrêmes qui depuis les âges les plus reculés ont été tenus cachés dans le plus profond secret des sanctuaires. Mais, sans en divulguer la clé aux profanes, ou sans qu’on puisse nous accuser d’indiscrétion, nous pouvons soulever un coin du voile, qui cache les majestueuses doctrines de l’antiquité. Ecrivons, donc, les noms des patriarches tels qu’ils devraient figurer dans leurs rapports avec le Zodiaque, et voyons comment ils correspondent aux signes. Le diagramme suivant représente la Roue d’Ezechiel telle que la donnent de nombreux ouvrages, entre autre les Rosicrucians, de Hargrave Jennings. Ces signes sont les suivants (suivez les nombres).

En discutant le double signe de Vierge-Scorpion et de la Balance, Hargrave Jennings fait la remarque suivante (p. 65) : « Tout ceci est incompréhensible, sauf pour l’étrange mysticisme des Gnostiques et des Cabalistes ; et toute la théorie aurait besoin d’une clé pour la rendre intelligible ; ces hommes extraordinaires parlent vaguement de la possibilité d’une telle clé, mais ils se refusent absolument à la communiquer, sa divulgation étant de tous points interdite.

Il faut donner sept tours à cette clé avant de pouvoir divulguer le système tout entier. Nous allons lui en donner un, et permettre ainsi aux profanes de jeter un regard sur le mystère. Bien heureux celui qui le comprendra dans son ensemble !

Roue d'Ezechiel

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