LES VAGUES OU ONDES DE VIE

La vague ou onde de vie d’un Ego, aussi bien que celle d’un monde, d’un soleil ou de toute créature vivante, sort du Monde archétypal en douze vagues ou cycles majeurs au cours d’un Manvantara – une Grande Ère.

Les différentes étapes de développement de l’âme humaine, à travers sa route en spirale au cours des douze grandes vagues de vie, sont établies à l’intérieur de chaque vague ou voie de réalisation. Les efforts de l’âme pour atteindre son but final constituent les « douze travaux d’Hercule » – les efforts de l’âme pour faire tomber les barrières entre la Matière et l’Esprit, et pour libérer l’âme des limitations de la Matière.

L’énergie de la lumière provenant du Soleil Spirituel Central détient la clef de la réalisation. C’est au moyen de cette énergie que chaque vague de vie individuelle, au sens figuré, prend de l’expansion, s’amincit, s’amenuise ou devient élastique et absorbante à mesure que l’homme avance sur l’échelle de l’évolution par le pouvoir du Manas Supérieur. De la même façon, elle a été intériorisée, épaissie, rendue imperméable et réfractaire par l’inhumanité de l’homme et son acceptation de la grande hérésie de la séparation. Jusqu’à maintenant, il a été difficile aux radiations du Soleil Spirituel Central de pénétrer jusqu’au centre, à l’intérieur des « sphères auriques » des masses de l’humanité, là où réside l’Ego, pendant que ce dernier anime ses véhicules ou corps.

Les multiples vibrations de l’énergie spirituelle homogène et « une » de la lumière sont résolues en cette énergie – la lumière du Soleil Spirituel Central – à la fin d’un Grand Manvantara.

Les mystères de toutes les différenciations de forme, de couleur, de nombre, de poids et de densité peuvent être partiellement résolus par l’étude et l’application des mathématiques. Une fois accepté le fait que chaque forme de force et chaque état de substance est le résultat de l’action d’une vague ou vibration différente de l’énergie de la lumière, et que la lumière rayonne à partir du Soleil Spirituel Central qui la diffuse, vous aurez une hypothèse de travail sur laquelle vous fonder. Ce qui marque principalement la différence entre la forme et le caractère de deux formes objectives données est la différence entre la longueur et la densité de la vague, ou le nombre de vibrations dans chaque vague de lumière.

La différence entre un homme bon et un homme mauvais, entre un homme utile et un homme inutile, entre l’homme orienté vers la spiritualité et l’homme orienté vers le matérialisme, est principalement une différence entre la longueur, la largeur et la densité des vagues vibratoires qui constituent la substance à partir de laquelle les véhicules de l’Ego sont formés.

Avec l’accroissement ou la diminution du nombre de vibrations de n’importe quelle vague de vie, la forme et la nature de la vague varient. Le poids et la densité de la matière qui constitue actuellement les corps physiques de la race humaine sont le résultat d’une diminution ou d’un ralentissement des vibrations de la matière qui formait les corps d’une race antérieure.

Naturellement, ceci est également vrai de toutes les formes matérielles. Il faut comprendre que cette diminution du nombre de vibrations ne peut se produire que durant la première moitié de n’importe quelle Grande Ère. L’impulsion cosmique pour accroître la vibration est donnée au point le plus bas de l’arc du cycle. L’augmentation correspondante de la vibration dans le corps d’un disciple avancé qui s’est, en quelque sorte, distingué des masses et a commencé à escalader l’arc ascendant est ce qui lui permettra de devenir un Maître, un créateur d’une nouvelle race, et il deviendra tel lorsqu’il ne désirera plus absorber et retenir l’essence vitale de la lumière pour son seul bénéfice, car il sera devenu conscient de son unité avec toutes les créatures vivantes.

Plus rapide est la diffusion de la lumière, plus rapide est l’absorption de cette lumière par le Maître, et plus grande l’augmentation du nombre de vibrations de la vague, ce qui est représenté par le principe fondamental de la vie – l’Amour Divin. Par conséquent, plus rapide sera son retour à sa forme spirituelle avec tous ses pouvoirs.

Telle est la signification secrète des mots du Maître : « On donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.1 »

Pour se faire une idée claire de l’individualité de l’homme, il est nécessaire de postuler que chaque vague ou onde de vie a une forme définie, indestructible et sphérique dont la circonférence s’accroît graduellement à mesure que l’énergie qui part d’un point central se déplace vers l’extérieur. Sur le plan éthérique, la forme du « corps aurique » d’un être humain apparaît comme une chose qui ressemble à un tourbillon au milieu d’un plan d’eau, tant au cours de sa première que de sa dernière manifestation dans la forme, et cela même si elle tient plus de la nature du feu, tout comme d’ailleurs l’élément dans lequel elle existe.

Parmi bien d’autres axiomes, l’ancienne Religion-Sagesse, en propose deux qui sont encore utilisés couramment aujourd’hui : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » et « Ce qui est à l’extérieur se trouve aussi à l’intérieur ». Ce dernier est peut-être plus applicable dans notre tentative d’expliquer la relation entre la lumière et l’Ego. La ligne de démarcation n’est concevable qu’à partir des quatre plans inférieurs. Aucune ligne de ce genre n’existe sur les trois plans supérieurs, car la longueur et l’épaisseur de cette ligne ou vague – le premier « corps aurique » – sont déterminées par le principe pensant actif dans l’Ego. C’est l’expansion de cette vague ou ligne, vies après vies, jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans ce que, pour plus de commodité, nous appellerons la circonférence de la lumière, qui constitue la vague de vie individuelle.

1 N.D.É. Évangile de Luc 8 18.

HILARION - Temple 2 - Leçon 290
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