LES RACINES

L’idée qu’il existe des correspondances entre tous les organismes appartenant au règne végétal – dont les racines sont enfouies dans le sol – et l’humanité est si généralement acceptée et a été si largement discutée qu’il semblerait que le dernier mot a été dit sur ce sujet. Un occasionnel coup d’œil en arrière sur certains des arguments les plus anciens pourrait jeter quelque lumière sur les problèmes déroutants qu’affrontent les néophytes de notre philosophie.

Le rosier couvert de fleurs exquises – qui enivrent presque les sens par leur beauté et leur parfum – dépend grandement pour son existence des racines enfouies sous la surface du sol où il se trouve. Si ces racines pouvaient être parfaitement observées dans leur position naturelle, sans déranger même la plus petite des radicelles poilues qui s’éloignent dans toutes les directions en partant de la racine principale, l’œil serait immédiatement saisi de leur ressemblance avec les branches du rosier au-dessus du sol.

Chaque branche entretient un lien intérieur avec sa racine ou radicelle correspondante. L’organisation, la fixation et le maintien de la force réside dans le tronc de l’arbuste, en partie au-dessus et en partie au-dessous de la surface du sol.

Cette force s’écoule, anime et préserve intacte la forme du rosier dans son ensemble, de même que chaque radicelle, branche, feuille et fleur qui constitue l’arbuste ou qui s’y développera éventuellement.

Même si l’arbuste et ses racines sont interdépendants et unis par le tronc, la vie de l’un est totalement différente de celle de l’autre. Ils sont gouvernés par des lois différentes, sujettes à des courants de vie différents. La vie de l’un dépend entièrement d’un environnement différent de celui de l’autre.

Pour les autres habitants de l’environnement terrestre, les racines de l’arbuste fonctionnent de façon semblable à eux. Leurs désirs et besoins sont les mêmes. Ils sont tous soumis aux courants magnétiques de la Terre.

La lumière du soleil emmagasinée dans la matière terrestre est transformée à nouveau en énergie créatrice (les courants positifs de la vie), et la chaleur et l’humidité qui résultent de la libération des feux intérieurs constituent les courants négatifs de la vie (les courants mères).

Le tourbillonnement de la substance moléculaire de la Terre autour de l’axe de la planète suscite une forme d’énergie qui libère les gaz intérieurs qui se forment constamment, qui les combine avec les gaz extérieurs que sont l’hydrogène et l’oxygène, et qui crée de l’humidité. Chaque mouvement qui se produit autour de la masse de la planète, mouvement induit par les énergies centrifuge et centripète, contribue à rassembler l’humidité dans ce que nous appelons communément les nuages.

Lorsque l’action des forces centrifuge et centripète atteint un certain degré de puissance, ce qui se produit de façon cyclique, elle libère une « forme plus raffinée d’énergie » qui donne à l’humidité maintenue en suspension un mouvement circulaire. Graduellement, cette énergie plus raffinée rassemble et enroule l’humidité en formant des nuages, et elle accroît la vitesse de déplacement de l’humidité avec chaque mouvement circulaire, c’est-à-dire avec chaque « mouvement expulsif ».

C’est cette forme particulière d’énergie qui constitue la force de propulsion des vents ou, pour être plus explicite, ce sont les expulsions cycliques de cette forme particulière d’énergie qui créent les vents.

Lorsque le pouvoir de cette énergie plus raffinée est à son point le plus bas, lors de la diminution cyclique de l’action des forces centrifuge et centripète, les nuages – ou l’humidité rassemblée – sont forcés de libérer leurs gouttes les plus lourdes. C’est alors que tombent la pluie, la neige ou la grêle, à l’endroit où, sur la surface terrestre, l’attraction est plus forte.

Lorsqu’il y a production et expulsion anormales de l’énergie que nous avons mentionnée, il se produit une augmentation de la vitesse et de la force du mouvement circulaire, avec pour résultat les grands vents, les ouragans, les tornades, etc. qui font tant de dommages sur la Terre. Mais derrière toutes ces forces en action se trouve un autre grand mystère, la loi de la gravitation, car c’est cette loi qui met en branle et maîtrise l’action des forces centrifuge et centripète et qui, par conséquent, produit l’énergie des vents.

L’étude intelligente des opérations du « Grand Souffle » dans toutes ses différenciations, la mise en pratique de la connaissance qui vous a été donnée dans les instructions et votre connaissance des correspondances devraient vous permettre d’ouvrir de nombreuses portes actuellement closes. Mais n’oublions jamais que derrière tous les phénomènes les plus merveilleux, derrière toutes les formes d’énergie, il y a toujours « l’Énergie Une » – l’Amour divin. Elle est éternelle et elle inclut tout.

N.D.É. Une partie de cette leçon se trouve dans la leçon 415.

HILARION - Temple 3 - Leçon 476
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