Si l’étudiant moyen reconnaissait plus complètement les fondements matériels de la science de l’astrologie – et, par conséquent, ses aspects matériels – plutôt que de se confiner presque exclusivement à ses aspects spirituels et psychiques, c’est-à-dire aux aspects qui ne relèvent pas de la science au sens général du terme, cela générerait beaucoup moins d’antagonisme dans l’esprit des gens ordinaires et susciterait plus de confiance dans ses résultats.
L’univers entier, tant intérieur qu’extérieur, est gouverné par la loi des cycles. Lorsque la première impulsion créatrice est donnée par le passage de l’énergie d’un rayon de lumière à travers un centre laya jusque-là inactif, un mouvement cyclique s’amorce et une force gravitationnelle s’établit. Une certaine mesure de la poussière d’étoile qui flotte dans l’espace est alors attirée vers ce centre de force maintenant actif et ces particules microscopiques infinitésimales de planètes et de soleils depuis longtemps morts et désintégrés adoptent le taux de mouvement précédemment établi dans ce centre de force. Ce taux de mouvement éveille une influence ou une qualité spécifique qui persistera et dominera toutes les autres influences ou qualités qui pourront être produites par la suite, à mesure que d’autres degrés d’énergie solaire seront attirés vers ce centre ou que d’autres qualités de poussière d’étoile y seront également accumulées. Cette influence continuera d’y régner jusqu’à ce que l’énergie qui a d’abord mis le centre laya en action soit épuisée et que la première ronde cyclique soit complétée.
Après que d’autres étoiles et planètes se soient développées de cette façon, chacune avec sa propre influence ou qualité dominante, il doit inévitablement survenir un affrontement ou une attraction, selon le cas, entre les forces régnantes, ce qui établit des cycles d’opposition, lesquels persisteront pendant une période dont la longueur sera déterminée par la puissance des forces ainsi mises en action.
Comme les corps physiques de toutes les humanités de toutes les planètes sont soumis aux mêmes lois cycliques de naissance et de renaissance que ceux des étoiles et des planètes, et comme la substance fondamentale de chacun est la même et sujette aux mêmes influences – aux mêmes qualités – dominantes et sous-dominantes, la relation intime entre l’homme et les corps célestes est évidente. Mais, de façon générale, l’homme ignore le fait qu’il exerce lui-même un certain degré d’influence sur chacun de ces corps célestes, influence aussi grande, proportionnellement à sa taille et à son pouvoir, que celle qu’il reçoit de ces derniers.
La Volonté divine a déterminé les divers taux vibratoires dans chaque création, et la même Volonté divine opérant dans l’homme peut changer le taux vibratoire dominant ou l’influence dominante que subit un corps physique, mais elle le fait en respectant ses propres lois, et elle a décrété que ces changements devaient toujours se produire au début d’un nouveau cycle. En d’autres mots, l’homme peut sortir de l’influence déterminante d’une planète pour passer sous celle d’une autre en changeant les qualités dominantes de sa personnalité et ce, à des périodes précises de sa vie. Par conséquent, comme la manifestation de chaque qualité, chaque influence ou chaque habitude de l’esprit ou du corps s’insère dans une limite de temps précise, il s’ensuit que l’homme possédant une connaissance suffisante de sa propre nature et de ses limitations peut tirer avantage de la limite de temps naturelle allouée au développement de ces qualités, influences et habitudes, et ainsi en élever le caractère.
S’il s’accroche à l’idée que l’esprit n’est pas une substance, il ne parviendra jamais à élever la pulsation vibratoire d’une qualité. Il n’y arrivera pas non plus s’il s’en tient à l’idée que toutes les planètes et tous les soleils sont exactement formés de la même qualité de matière. Même si des qualités similaires peuvent se rencontrer chez deux planètes, le degré de manifestation de ces qualités peut différer beaucoup de l’une à l’autre.
Si l’idée d’une soumission absolue aux influences planétaires se fixe à l’esprit l’étudiant, il devient alors l’esclave ou le terrain de jeu de certains ordres de créatures semi-conscientes et irresponsables qui résident dans toutes les sphères planétaires ; et chaque forme-pensée de ce genre qu’il émet accroît sa servitude. Ce n’est que lorsque l’étudiant sera capable de reconnaître la nature des influences dominantes qui régissent une ou plusieurs des planètes de son système solaire – et par conséquent la nature des influences qu’il doit combattre ou attirer à lui selon le cas –, qu’il pourra alors pleinement bénéficier de la recherche astrologique.
HILARION - Temple 2 - Leçon 329


