En raison des causes qui vont être indiquées plus loin, tout étudiant sincère qui a lu et profondément assimilé mes premières instructions sur le son et la lumière pourrait être très en avance sur les scientifiques rigoureux de l’époque – en l’état actuel des choses. Car une fois correctement intégrées, elles fournissent une connaissance des bases sur lesquelles les plus grands systèmes philosophiques furent construits de même que les principes sur lesquels ont été établis de nombreuses professions et commerces.
Et plus particulièrement si ces professions et commerces tournent autour du thème de la transmission de la lumière et du son d’un endroit à un autre.
Des méthodes d’éducation peu judicieuses ont conduit à l’atrophie ou à la paralysie temporaire d’un centre précis dans le cerveau d’une majorité d’êtres humains ; un centre qui était particulièrement actif dans quelques unes des races précédentes ; il s’agit du centre par lequel l’attribut de l’intuition est démontré. Par conséquent, la capacité de percevoir rapidement les correspondances requises entre les différentes formes et les différents degrés de matière, ou d’appliquer la connaissance afin de trouver la solution des problèmes rencontrés dans tous les champs d’investigation, est limitée à un nombre de gens comparativement faible.
L’attribut dont je parle est bien plus élevé sur l’échelle du pouvoir que ne l’est celui de l’analogie. C’est un attribut de « l’Âme – du Mental Supérieur ».
Précédemment, avec ceux qui sont à présent mes élèves, j’ai défini la nature de l’énergie de la lumière ainsi que sa relation avec l’Absolu, autant qu’il était humainement possible de le faire dans les conditions existantes. C’est maintenant vers le rôle de « créateur », de «conservateur » et de « destructeur » de l’énergie de la lumière, ainsi que vers sa manière de procéder que nous allons tourner notre attention.
L’unique but tout-passionnant des Initiés est la cessation, ou plutôt l’extension de la ligne de leurs cycles de vie afin de pouvoir entrer pleinement en possession de leur héritage, l’Absolu. Ceci, en raison de leur connaissance des effets des mauvaises actions – les péchés d’omission et de perpétration de l’ensemble de l’humanité et de leurs disciples particuliers ou enfants – sur la vibration de la lumière intérieure, lesquels font diminuer continuellement son taux vibratoire alors que celui-ci devrait croître jusqu’à un niveau élevé afin de permettre la réalisation du plan divin. Les dits Initiés ne peuvent entrer en possession de leur héritage tant qu’ils n’ont pas conduit leurs disciples à un certain degré de vie.
Si les termes utilisés de nos jours pour désigner certaines caractéristiques de l’investigation scientifique dans le domaine de la physique pouvaient être échangés avec les termes communément utilisés dans toutes les religions (afin de mettre le doigt sur les caractéristiques correspondantes) et pouvaient être acceptés par les enseignants et les étudiants sincères, les erreurs ainsi que les malentendus aujourd’hui responsables d’une grande part du mal qui domine la race humaine disparaîtraient comme par magie. Chaque enseignant qui continue à augmenter la confusion du mental de ses élèves en plaçant de nouveaux noms sur de vieilles vérités mondiales, c’est-à-dire en les grimant, est responsable d’une grande partie de ce mal. Si, par exemple, un homme savait qu’en accomplissant quelque mauvaise action envisagée, il allait augmenter la densité d’une substance qui l’empêcherait plus tard d’atteindre une possible réalisation ou quelque ambition et aspiration, et s’il comprenait la rationalité du processus et pouvait pleinement saisir par le raisonnement logique qu’il lui serait impossible d’éviter les effets résultants de ces causes, alors ses efforts pour éviter de perpétrer cette action seraient dix fois plus grands qu’ils ne l’auraient été s’ils avaient été motivés par une faible croyance faisant purement appel à quelque sens religieux de sa part.
La science et la religion sont « une ». Si on pouvait montrer qu’un pur sentiment dans les enseignements religieux possède une existence réelle, comme la matière et la force, capable de se manifester par des formes supérieures d’énergie et de force, et qu’il est possible de travailler sur ces méthodes de manifestation au moyen du raisonnement logique, les enseignants de la religion seraient plus charitables vis-à-vis du matérialiste moyen et ce dernier serait plus à même d’apprécier la vérité et les beautés de la religion.
Le pouvoir qu’a le corps astral d’absorber la lumière est plus grand que celui du corps physique mais, à moins que cette lumière ne soit diffusée presque aussi rapidement qu’elle a été absorbée, l’âme désincarnée n’aura que peu de contrôle sur le corps astral. Après la mort, ce dernier dérive de-ci de-là, jusqu’à ce que ses atomes soient finalement dissipés et que l’âme soit libérée.
Il est presque inimaginable pour l’homme moyen de penser que l’énergie de la lumière puisse avoir une quelconque relation avec la libération de l’âme de son enveloppe astrale, mais c’est pourtant le cas. La lumière surmonte même l’attraction gravitationnelle. L’action de la gravitation est encore plus grande sur le plan astral que sur le plan physique. La matière astrale étant plus légère et subtile que la matière physique, le corps astral est littéralement attiré par la lumière, loin de la sphère terrestre, et dissipé dans l’espace lorsque la force de contrôle de l’âme se retire. Mais le poids même ou la lourdeur du corps astral qui a absorbé toute la lumière possible et qui ne l’a pas diffusée fait de l’ensemble du processus de désintégration et de dissipation quelque chose de douloureux. C’est cette difficulté rencontrée qui produit dans l’astral l’état de lourdeur appelé « purgatoire ».
Le corps astral de l’homme aux idées larges et généreuses sur l’humanité, pleinement influencé par l’esprit de la véritable fraternité et dont chaque pensée et chaque désir sont centrés sur le bien de la race à laquelle il appartient, diffuse la lumière qu’il absorbe presque aussi rapidement qu’elle est absorbée et desserre pour ainsi dire les liens qui le maintiennent au corps physique. Cet homme a rendu le premier si subtil et si peu attaché au second que l’âme est très vite et complètement libérée très peu de temps après la mort. Les atomes du corps astral retournent rapidement aux éléments qui les ont créés, laissant ainsi l’âme sans attache. Il est nécessaire de garder constamment à l’esprit le fait que la lumière du plan physique, la lumière du soleil, est le vêtement de la lumière spirituelle, et que c’est cette lumière spirituelle qui est l’énergie fondamentale dont je vous ai parlée. Aussi, vous trouverez de parfaites correspondances entre les phénomènes produits par la lumière spirituelle et l’action de la lumière solaire sur la matière du plan physique, si vous cherchez suffisamment.
J’ai fait référence aux phénomènes du plan astral mentionnés ci-dessus afin de vous aider à focaliser votre attention sur la similarité d’action des lois de la lumière sur la matière des deux plans ainsi que sur l’interaction entre l’énergie et la matière.
En comprenant quelque peu la nature de la lumière, son dessein et son action, les mystères des ténèbres deviennent moins insolubles. On a supposé que la tendance à faire de mauvaises actions dans le noir était purement motivée par le fait d’échapper à l’observation, mais les heures d’obscurité sont les périodes d’assimilation et d’excrétion de la nature. Par conséquent, l’énergie absorbée le jour laisse le corps de l’homme qui ne dort pas la nuit nettement moins actif et moins capable de repousser les influences extérieures qui proviennent des déchets libérés par la nature durant les heures d’assimilation et d’évacuation – les influences de la huitième sphère. Sachant peu ou rien des causes ou encore des secrets de la nature à l’arrière-plan des impulsions qui le conduisent à la tentation, l’homme devient la nuit une proie facile, à moins de mener une vie purement naturelle, auquel cas la fatigue du corps et du mental résultant de son labeur journalier ainsi que l’inertie qui suit sa journée d’activité le poussent à dormir. Durant le sommeil, son soi pensant passe au-delà de l’activité de la sphère astrale inférieure et son corps devient imperméable à ses influences externes. L’obscurité est par conséquent plus qu’un voile favorisant le mal. Tant qu’une action négative peut être extériorisée, elle représente le mal lui-même, ou encore la vibration abaissée de la nature ou de la lumière. À l’origine, cette dernière est bénéfique car elle permet le repos, mais elle peut mener au mal si elle est incorrectement utilisée.
Le rapide perfectionnement des images animées1 que l’on voit maintenant si communément dans chaque ville et village contient en lui-même une suggestion de valeur pour l’étudiant de la vie, ceci en raison du fait que le processus qui permet d’impressionner la pellicule photographique ainsi que sa projection sur l’écran ou le rideau qui la reçoit sont l’exacte correspondance des méthodes par lesquelles les événements de chaque vie humaine, le mouvement de chaque vague de l’océan, de la feuille qui tremble ou d’une fourmi qui marche, ou encore l’activité d’un geyser de montagne sont projetés sur l’écran astral (ce film de substance qui enveloppe tout atome matérialisé). Alors que le temps s’écoule, tous ces événements sont fixés sur l’écran astral au moyen de la même énergie, la lumière et la réflexion.
Il y a cependant une différence de grande importance : l’image animée est simplement une ombre des scènes qui ont été photographiées, tandis que les images vivantes sur l’écran astral sont la substance même des scènes dépeintes. Les enveloppes ou gaines microscopiques que chaque atome de matière perd à chaque seconde sont saisies par l’énergie de la lumière, transportées, puis fixées sur cet écran astral, jour après jour tout au long de la manifestation d’une ère, d’une planète ou d’un univers. Elles forment dans leur ensemble le livre de Dieu appelé « Livre du souvenir » ou « Livre de la vie ».
Si on garde ce fait à l’esprit, il n’est pas difficile de comprendre comment la loi du karma peut fonctionner de façon si parfaite, et ce jusque dans l’acte le plus insignifiant de la ligne d’incarnations d’un homme. Le témoin vivant de ses actes bons ou mauvais est dépeint sur cet écran astral, constitué de la matière même avec et par laquelle il les a réalisés. L’énergie qui donne et soutient la vie physique inscrit de façon indélébile la mémoire de cette vie. C’est l’aperçu de cet enregistrement vivant que l’homme qui se noie ou qui est victime de n’importe quel accident voit dans ses derniers instants et qui le remplit d’une grande terreur. C’est l’enregistrement auquel vous et moi faisons face constamment et ajoutons de nouvelles choses. Il se dévoilera un jour à nos yeux, dans l’avenir, lorsque notre heure aura sonné. Il n’y a dans ces photographies ni douceur, ni dureté, ni correctifs, aucune imperfection n’y est masquée. Elles sont là et demeurent telles quelles dans leur beauté ou leur horreur, à la disposition de toutes les âmes.
1 – N.D.É. Début du cinéma dans les années 1920.
HILARION - Temple 2 - Leçon 154


