La question du mariage véritable est aussi vaste et profonde que l’univers manifesté, car elle remonte aussi loin que la matière telle que vous la connaissez. La grande difficulté que rencontrent bien des gens aujourd’hui dans la compréhension de cette vaste question réside dans leur incapacité à se rappeler la réalité du développement cyclique de tout ce qui est matière, force et conscience inférieure.
Tout d’abord, vous devez vous rappeler que chaque grand cycle ou Maha Yuga comporte un cycle complet de développement, c’est-à-dire un cycle où le « un » devient le « deux », le « deux » devient le « trois », le « trois » devient le « quatre », et ainsi de suite jusqu’au « sept ». Au cours de chacun de ces cycles, la matière se différencie puis retourne de nouveau à l’Unité, dans un rapport équivalent à la descente.
Dans chacun de ces cycles, il y a séparation du féminin et du masculin, des forces positives et négatives, à partir du quatrième stade d’évolution, et cela est suivi d’un trajet correspondant vers « l’Un ». Vous vous trouvez maintenant dans le premier stade de l’arc ascendant de l’ère actuelle de votre évolution, là où s’établit la tendance au retour vers l’Unité. Pour cette raison, il est nécessaire d’effectuer une remise en question de chaque grand sujet cosmique, ce qui explique toute l’agitation entourant ces questions particulières dans le monde en ce moment.
La possibilité d’un mariage parfait ne peut être niée par ceux qui savent. Dans chaque phase de la nature, toute vie manifestée a tendance à chercher et à trouver les siens. Il y a tant de questions impliquées ici – incluant toutes celles qui concernent profondément d’autres aspects de l’involution de l’homme – qu’il est pratiquement impossible de les séparer et de n’en débattre qu’une seule. Le mariage véritable n’est pas de ce monde, il relève de l’esprit. Néanmoins, ses correspondances sont sacrées si elles sont comprises.
Si on sélectionnait les couples avec plus de soin et s’il y avait plus d’occasions d’effectuer cette sélection d’une manière plus sérieuse, beaucoup des problèmes actuels pourraient être évités. Mais cette vie n’est qu’une petite chose comparativement à la somme de toutes vos vies. Si une erreur a été commise et qu’elle est difficilement supportable, les deux parties à cette erreur y gagneraient beaucoup plus sur le plan spirituel qu’ils n’y perdraient matériellement en respectant les vœux qu’ils ont prononcés qu’en se séparant et en recherchant un véritable partenaire, ce dernier ne pouvant être trouvé de cette façon.
Ce sujet est très profond comme je l’ai dit précédemment. Or, il y a dans le monde une tendance grandissante à jeter par-dessus bord toutes les anciennes traditions relatives au mariage : ses cérémonies, ses devoirs et ses privilèges. Dans le cas des cérémonies, il convient de rappeler que ce qui importe, ce n’est pas la personne qui prononce les mots (prêtre ou laïc), mais bien l’esprit des mots, de la force du son projeté dans l’univers. Son fondement est saint et sacré : il ne s’agit pas d’un simple discours prononcé mécaniquement. Quant à l’accomplissement des devoirs, sur cette question ainsi que sur toutes les autres concernant les relations entre les humains, ou entre l’homme et la femme, je ne peux que vous référer à la « règle d’or ». Si la situation entre un mari et son épouse devient intolérable, perpétuer cette situation ne peut rien donner de bon, mais les deux parties doivent être d’accord sur le fait qu’il s’agit bien d’une condition intolérable avant de procéder à un changement qui pourrait finalement aboutir à une situation encore plus difficile. La difficulté avec les mariages à l’essai tient au fait que, dans les circonstances actuelles, l’état du monde pourrait mener à une controverse infiniment plus grande que n’importe lequel des problèmes qui l’ont précédé. Dans l’ère à venir toutefois, ce qu’on appelle le « mariage à l’essai » pourrait être entièrement différent de ce qu’il serait susceptible de devenir dans l’ère actuelle. Il exigera des conditions économiques différentes dans la société et un type d’humanité plus évolué.
HILARION - Temple 3 - Leçon 361


