Une idée fausse s’est emparée des esprits de certains étudiants de l’occultisme et elle doit être éradiquée avant que regrets et désappointements ne s’interposent entre leurs plus chers désirs et les objets de ces désirs. Je fais référence ici à l’association d’un membre des Ordres intérieurs du Temple – ou de toute autre organisation similaire – avec d’autres organisations de nature semblable dirigées par d’autres instructeurs. Il faut comprendre que cette erreur n’est pas le résultat d’une simple association à d’autres organisations du seul point de vue du plan physique. Cela pourrait même s’avérer souhaitable de ce seul point de vue, mais la loi de l’occultisme qui interdit aux chélas acceptés d’un degré intérieur du Temple de s’associer à d’autres organisations est fondée sur l’action électrique bien connue des courants croisés. En effet, les courants magnétiques de deux enseignants peuvent être fortement opposés l’un à l’autre, même lorsque les deux personnalités possèdent des affinités ou qu’elles sont mentalement et physiquement en harmonie concernant les aspects extérieurs. Les courants croisés qui s’établissent dans les champs magnétiques peuvent réagir sur l’un ou l’autre des champs, ou même annuler l’action de l’énergie qui cherche à s’exprimer. Ils peuvent ainsi bloquer le flux magnétique de l’un ou l’autre des champs, ou des deux. Ils peuvent même agir de façon indésirable sur tous ceux qui sont associés de près ou de loin avec l’un ou l’autre des instructeurs de chacune des organisations et inhiber ainsi l’action de forces encore plus élevées.
Le lien magnétique indispensable entre le Maître et le chéla peut être ainsi considérablement gêné, sinon complètement coupé, sans que ni l’un ni l’autre ne l’ait voulu, et ce, même en dépit de leurs plus grands efforts pour établir des relations harmonieuses. Le Maître ne fait pas qu’agir comme un père de famille, mais il EST ce Père pour le chéla, si les deux font partie de la même âme de groupe. Et tout comme un enfant ne peut pas remplacer son propre père physique en déléguant les fonctions de ce dernier à un autre homme, un disciple ne peut pas, même temporairement et inconsciemment, remplacer son Maître en déléguant les fonctions de ce « Maître-Père » à quelqu’un d’autre de qui il accepterait les avertissements, les indications ou les conseils. Même les bonnes intentions ne peuvent pas empêcher l’action de la loi qui interdit les relations contre nature, et une association semblable serait contre nature du point de vue de l’âme de groupe. Même si cette idée peut sembler bizarre pour ceux qui ne peuvent pas percevoir l’action des forces intérieures, elle est néanmoins si vraie, qu’avec les meilleures intentions, de nombreux chélas ont entièrement perdu leur place et leur pouvoir, et se sont eux-mêmes temporairement relégués au rang des degrés extérieurs de la Loge en tentant de servir deux Maîtres de degrés opposés avant d’avoir atteint le point où ils seront en mesure d’effectuer un choix intelligent.
Le feu et la flamme sont deux choses précieuses, mais la flamme peut consumer la substance dans laquelle se cache une forme de feu supérieur.
Un chéla, si son instruction antérieure provenait d’une source fiable, doit être capable de savoir intuitivement, sinon par des moyens extérieurs, qu’il a atteint la limite – le point de séparation – entre une âme de groupe et une autre. Tous les vrais agents de la Loge donneront des instructions préliminaires presque identiques dans leur signification et leur portée, quoique la phraséologie et le langage puissent être différents, jusqu’à ce que le degré d’admission du chéla à la Grande Loge Blanche soit atteint. À partir de ce moment, un changement s’opère dans la méthode d’instruction et le disciple passe directement sous l’autorité personnelle et immédiate du Maître – le Père – responsable de la division de l’âme de groupe à laquelle il appartient karmiquement, et ce, jusqu’à ce qu’il ait dépassé le besoin d’une instruction orale ou écrite. Les courants magnétiques de cette âme de groupe peuvent être constitués de vibrations plus élevées ou plus basses selon la position qu’elle occupe sur l’échelle de la vie, mais dans tous les cas ils sont différents, et cette différence est un élément essentiel que le disciple doit considérer lorsqu’il se trouve rapproché du moment où son association avec le Maître passera de passive à active.
HILARION - Temple 2 - Leçon 232


