En dernière analyse, toute vie est vibration. La formation et l’évolution de toutes les formes ou espèces de vie est effectuée par les différents taux vibratoires d’un seul état de substance homogène, qui est de nature spirituelle.
La recherche scientifique a démontré ceci jusqu’à un certain point, mais les scientifiques ne cherchent pas plus loin que l’état de matière qu’ils postulent être l’éther, comme étant la substance qui vibre ou l’énergie qui imprime ces divers taux de vibration. En réalité, l’éther n’est que la robe ou le voile qui enveloppe le support de transmission de la grande force créatrice. Les occultistes désignent cette force créatrice sous le nom de « principe de vie ». C’est l’aspect le plus élevé d’une trinité formée du Désir, de la Volonté et de l’Intellect.
Le Désir est la force gouvernante de l’univers, et son aspect le plus élevé est l’Amour. La Volonté est la force motrice – l’énergie propulsive – qui réside dans la matière et est aussi le principe de base du son. L’Intellect – la lumière – est la force génératrice et en même temps la matrice dans laquelle le Désir et la Volonté façonnent et extériorisent toutes les formes que la nature utilise pour donner corps aux monades, ou vies individuelles.
Ce bref aperçu indique certains des vastes processus par lesquels la vie spirituelle devient vie matérielle, et est donné ici pour aider à démontrer des faits qui sont d’une importance infinie pour la race humaine.
À l’oreille qui peut entendre, l’expression « la musique des sphères » communique un sens beaucoup plus profond que toute expression utilisée en sciences modernes. Cette oreille peut facilement percevoir la musique qui émane du mouvement des étoiles dans l’espace, de l’éclatement de la graine, et de toutes les choses qui poussent, de même qu’un grand nombre d’autres sons inaudibles aux oreilles des masses de l’humanité. Elle sait, hors de tout doute, que la vie est harmonie.
Toute molécule de matière possède sa tonalité propre, et toute agrégation de molécules, communément appelée un corps, possède sa note dominante. Si on peut obtenir la note dominante d’un corps se trouvant en un état normal, on remarquera que les notes de tous les autres corps qui sont en accord avec lui appartiennent à la même hiérarchie ou octave. Si le corps est malade, sa note dominante est élevée ou abaissée (selon la nature de la maladie). Le corps se trouve alors en «dés-accord » avec tous les autres corps régis par la hiérarchie à laquelle il appartient, et il souffre en proportion des discordances qui le gouvernent à ce moment-là. Ces discordances pénètrent les plans intérieurs et éveillent des forces correspondantes ou entités, les faisant passer d’un état de quiétude à un état d’activité. Ces forces sont attirées au corps astral du malade et absorbées par celui-ci ; elles se manifestent sous une forme quelconque dans le corps physique ou autour de celui-ci, ce qui entraîne des souffrances supplémentaires.
Il est évident d’après tout ceci qu’un remède satisfaisant doit pouvoir restaurer la note dominante d’un corps souffrant. Comme nous le verrons plus loin, la possibilité de déterminer cette note dominante repose sur la capacité de l’opérateur de déterminer les notes dominantes de deux autres corps (internes). La tâche est difficile, mais pas impossible ; elle est difficile, parce que le pouvoir nécessaire est si important et même si dangereux que la Loge a entouré sa découverte d’obstacles presque insurmontables, qui ne peuvent pas être retirés sauf dans des cas particuliers où les motifs de la vie dans le présent cycle sont l’altruisme et l’amour.
Il arrive qu’un étudiant à l’esprit pénétrant conçoive un plan pour générer et diriger la forme d’énergie en question. Mais avant qu’il ait pu mûrir son plan, un membre de la Loge est délégué pour gêner ses efforts ou les détourner vers des travaux moins dangereux. Récemment, un étudiant, qui croyait avoir découvert une méthode pour déterminer la note dominante d’un corps humain grâce au ton, à la qualité et au timbre de la voix, a tenté de guérir des maladies en suscitant et en appliquant des vibrations de couleur correspondant à l’énergie de la note dominante et liées à celles-ci. Les succès qu’il a connus ont été tout à fait transitoires. Son échec n’était pas dû à des conclusions primaires incorrectes, mais au fait qu’il traitait l’effet plutôt que la cause, et qu’il employait une forme de force sur trois. Pour obtenir des résultats satisfaisants, il faut combiner ces trois forces et les diriger intelligemment.
Dans le présent cycle, on tend à tourner en dérision les médicaments et à se passer d’eux pour traiter les maladies1. Cela représente l’autre extrême de la confiance aveugle en l’efficacité de toutes les drogues qui avait cours dans un âge précédent.
Tous les médicaments, drogues, herbes et minéraux sont, bien sûr, sujets aux mêmes lois de vibration qui produisent et font évoluer toutes les autres formes de matière ; chacune possède son taux vibratoire particulier et sa note dominante propre. Pour qu’il soit possible de traiter efficacement les maladies à l’aide de médicaments, il doit exister une harmonie entre le patient et les remèdes – entre les notes dominantes de ces deux formes de vie.
Lorsqu’un médecin négligent ou ignorant a administré des remèdes et qu’une guérison en a résulté, c’était, règle générale, dû à ce qu’on peut appeler le « hasard » du choix des remèdes, dont les notes dominantes étaient en relation sympathique avec les notes dominantes du corps physique du patient. Les médecins consciencieux admettent souvent que leur choix du remède à administrer pour une maladie particulière est pure conjecture2. De leur point de vue, c’est vrai. Mais la vérité est qu’un médecin consciencieux est un occultiste à un certain niveau, qu’il soit ou non conscient de ce fait. Les années de dévouement et de concentration qu’il a dû consacrer à se préparer à la profession qu’il a choisie, et la nature et l’influence de cette profession, ont éveillé les courants de vie dans sa glande pinéale atrophiée jusque-là. Dans ces conditions, le pouvoir de l’intuition commence à se manifester dans les sphères propres à sa profession ; c’est l’intuition plutôt que le pur hasard ou la conjecture qui guide son choix des remèdes appropriés ; et l’intuition est la connaissance de l’âme. Si, quand on leur demande une prescription pour une maladie aiguë, les médecins devaient se fier sur leur seule mémoire de formules apprises peut-être un quart de siècle plus tôt, ils auraient beaucoup plus d’erreurs à corriger qu’ils n’en ont maintenant.
Une barre d’acier qu’on frappe avec une substance dure résonnera avec une note particulière, douce ou forte, haute ou basse, selon le nombre de molécules qui constituent la masse de la barre, et selon la substance utilisée pour la frapper. Si on fait passer un courant électrique dans un fil qui entoure la barre, elle devient un aimant. Elle n’a pas gagné ou perdu quoi que ce soit en terme de poids ; c’est la même barre d’acier, mais c’est aussi quelque chose de très différent. Alors qu’elle semblait auparavant inerte, elle est maintenant remplie d’une force qui peut attirer ou repousser d’autres formes de matière, et elle peut communiquer cette force à d’autres formes de la même matière. En fait, sa note dominante a été élevée par la force vitale de l’électricité. Elle a comblé le gouffre qui sépare la matière inerte de la matière active. Le corps humain est aussi un aimant, et il a été créé par la même force – l’électricité. C’est aussi l’enveloppe d’une entité spirituelle et d’une autre entité appelée âme. Comme chacun de ces corps possède sa propre note dominante, il est évident que l’homme complet est dirigé par un accord plutôt que par une seule note.
Comme l’aimant d’acier, l’aimant humain peut faire résonner sa note dominante, bien que le processus soit assez différent. Pour obtenir et utiliser l’accord de l’homme complet, il faut générer et appliquer une forme plus élevée de la force vitale électrique. Cette énergie est appliquée quand la conscience individuelle s’éveille chez l’enfant ; puis, encore, à la fin d’un cycle de vie. Elle est aussi appliquée par les bâtisseurs et créateurs conscients de l’univers parmi lesquels se trouve l’Ego incarné de la personne. Cette force est double, et tue aussi facilement qu’elle crée.
Les occultistes savent depuis longtemps que le principe de vie est électrique. Mais penser que la vie n’est qu’une forme d’électricité est aussi trompeur que de penser que le pain constitue la seule forme de nourriture : en effet, il existe quarante-neuf formes d’électricité. La forme d’énergie qui agit dans une plante ou une pierre n’est pas la forme ou le degré d’électricité qui agit dans l’être humain. Les quarante-neuf formes d’énergies électriques se divisent en sept octaves, et chaque octave contient sept formes d’électricité, qui fournissent toute la force vitale du plan de manifestation correspondant. L’octave de force qui agit sur le plan de l’intellect est différent de celui qui agit sur le plan physique : le premier est plus élevé sur l’échelle d’énergie. Mais que l’énergie soit celle de l’Esprit, de l’Âme ou du Corps, ou celle des plans minéral, végétal ou animal, toutes les formes d’électricité sont générées à l’aide des gaz ou des éléments qui leur correspondent, connus sous les noms d’hydrogène, d’oxygène, d’azote et de carbone. Même si la science médicale prétend le contraire, l’oxygène lui-même ne circule pas dans le sang de la création animale. C’est l’un des grands feux créateurs, et il agit sur les divers organes du corps, qui servent de générateurs pour la production d’électricité. C’est cette électricité qui passe dans le sang et construit ou détruit selon que l’exige la nature.
Pour contrôler la vie et la santé, la maladie et la mort, on doit être capable de faire de chacun de ses trois corps ou enveloppes un générateur conscient des formes d’électricité qui correspondent aux notes dominantes des octaves de vie dont nous avons parlé. Ces corps sont principalement sous le contrôle des énergies du Désir, de la Volonté et de l’Intellect ; en d’autres mots, les énergies qui animent le Mesmérisme, le Son et la Lumière. En combinant les expressions matérielles des forces spirituelles plus puissantes, on peut générer une forme d’énergie électrique moins élevée qui permettra de guérir d’innombrables maladies si elle est parfaitement comprise et correctement dirigée. Elle pourra être utilisée avec profit en combinaison avec des médicaments dans le traitement de la pauvre humanité souffrante. Mais lorsque cette humanité aura passé depuis un certain temps le niveau d’évolution où sa note dominante d’ensemble atteint une fréquence plus élevée, elle n’aura plus besoin d’aide extérieure. En effet, les forces ou remèdes extérieurs ne sont en définitive que des expédients temporaires, car les germes de la maladie sont dans l’esprit, et la maladie doit être évacuée et ses germes détruits. Tout ceci doit être fait à l’aide de l’énergie spirituelle, avant que le genre humain ne puisse récupérer ses droits de naissance.
1 – N.D.É. Ce texte a été écrit au début du siècle dernier.
2 – N.D.É. Ce n’est plus le cas un siècle plus tard. Le développement de l’industrie pharmaceutique fait que les médecins ont maintenant des remèdes spécifiques pour pratiquement toutes les maladies.
HILARION - Temple 1 - Leçon 20


