LE CHEMIN DE LUMIÈRE

Mes enfants,

Le premier cycle de sept ans de la phase actuelle du travail du Temple s’achève bientôt. Il reste peu de temps avant qu’il disparaisse dans le grand silence, avec ses archives d’efforts, de succès et d’échecs, ses occasions comprises et utilisées fructueusement, ou négligées et reniées. Aucun enfant du Temple, s’il a fidèlement suivi les enseignements que je lui ai donnés, ne peut dire honnêtement qu’il n’est pas mieux adapté mentalement et spirituellement au monde, plus sage, plus apte à aider les autres à gravir la colline escarpée de la vie. Quant à ceux qui ont, volontairement, délibérément ou par ignorance, refusé de suivre ces indications, repoussé les conseils qui les auraient aidés à surmonter de nombreuses difficultés, et qui ne peuvent donc voir aucun signe de progrès spirituel en eux-mêmes ou dans les autres, je peux seulement dire que s’ils ont développé un sens de la justice et sont capables de s’examiner honnêtement (indépendamment des blessures à leur amour-propre et à leur égoïsme), ils conviendront que la faute leur en revient.

Lorsque j’ai clairement exposé à un disciple les résultats bons ou mauvais qui doivent résulter d’un comportement particulier, je sais que mes propos sont fondés sur une loi immuable. Si mes paroles ne sont pas acceptées à leur juste valeur et suivies, alors j’ai fait tout ce que je pouvais faire pour aider ce disciple sous ce rapport, jusqu’à ce qu’une expérience pénible lui ait enseigné d’examiner le point en litige d’une façon impartiale et intelligente. Ceci devrait sembler évident. Pourtant, il y en a parmi vous qui ont mal évalué la valeur de certains de mes propos, n’en ont pas tenu compte ou les ont repoussés, sans faire d’effort pour découvrir leur vrai fondement. Ils ont agi ainsi parce qu’ils ne pouvaient pas faire concorder mes avis avec leurs propres théories ou parce que même s’ils admettaient la possibilité que mes paroles soient vraies, le fait de les accepter rendrait ces disciples incapables de justifier à leurs propres yeux la poursuite d’habitudes auxquelles ils ne sont pas encore prêts à renoncer. Chaque fois que j’ai observé ces résultats, je vous ai vus adhérer aux déclarations contraires provenant de faux instructeurs, ce qui, malgré tous les démentis, doit immanquablement mener à la rupture des liens qui unissent un vrai Maître de la Grande Loge Blanche et ses disciples, et, tout aussi inévitablement, mettre les disciples au service des forces opposées, même d’une façon inconsciente. Je vous ai dit que tout comportement particulier par rapport à un frère disciple éveillera certainement dans votre propre aura une activité semi consciente de la force élémentale correspondante, force qui n’était jusque là que potentielle, et qui, à moins qu’une puissance supérieure ne vienne la contrer, provoquera chez vous des problèmes physiques ou mentaux qui vous empêcheront d’atteindre le niveau d’évolution supérieur auquel vous aspirez. Quand, au lieu d’accepter ma parole et de suivre mes indications, vous essayez de justifier vos actions ou de vous convaincre que votre conduite résulte de l’influence des autres ou d’une faiblesse héréditaire ou acquise que vous considérez maintenant avec indulgence, vous m’enlevez la capacité de vous aider à contrôler ces éléments. Je ne dis pas que vous avez devant vous une tâche facile quand vous commencez à changer ou à étouffer ces tendances, mais je dis que vous devez le faire. Alors, pourquoi ne pas commencer maintenant, plutôt que de laisser votre indifférence augmenter chaque jour le pouvoir qu’elles ont sur vous ?

Si vous êtes honnête envers vous-même, vous savez si vous êtes ou non capable d’utiliser correctement les plus grands secrets de l’occultisme, comme les secrets de la vie et de la mort et le pouvoir de changer les vibrations d’une substance vivante, pour en faire un mauvais usage dont vous seriez tenu responsable devant la Grande Loge Blanche. Comme vous n’avez jusqu’ici établi que peu ou pas de contrôle sur ce que vous appelez « mon mauvais caractère », vous pourriez par exemple, si vous y cédiez durant l’exercice de ces pouvoirs, tuer l’objet de votre colère d’un regard ou d’une pensée. En outre, un bon nombre d’entre vous êtes encore tellement contaminés par le fléau de ce monde, l’accumulation de biens aux dépens de vos frères, que si vous possédiez un pouvoir divin, vous seriez incapable de vous empêcher de l’utiliser pour flatter votre vanité.

Je ne vous ai jamais donné de directives ou de conseils qui n’étaient pas fondés sur la connaissance de l’action d’une loi cosmique qui ferait accélérer le développement d’un centre important de votre aura, ou qui retarderait la croissance d’un centre indésirable ou le détruirait. Je vous ai donné leçon après leçon pour vous expliquer le fonctionnement de ces lois, afin que vous puissiez les observer plus intelligemment et en tirer profit. Je vous ai aussi expliqué pourquoi je mets l’accent sur certains points de mes leçons. Quand je vous dis qu’une action éveillera une force corrosive au sein de votre aura, je ne devrais pas avoir besoin de discourir longtemps pour vous faire comprendre que cette force ne peut pas fonctionner dans cette essence de votre véhicule de manifestation, mental, astral et physique qu’est votre aura, sans détruire ou blesser gravement un plexus ou un organe important, ce qui vous rendrait incapable de devenir un centre d’opération pour la forme particulière d’énergie qui s’exprimerait normalement par l’intermédiaire de ce plexus ou de cet organe. Cela fait donc de vous un « homme moins complet » ou une « femme moins complète ».

Je vous ai dit que certaines actions vous mèneraient inévitablement à la Magie Noire, et que la poursuite volontaire d’activités de ce genre vous soustrairait à la protection de la Grande Loge Blanche. Malgré cela, j’ai vu quelques uns d’entre vous, pour satisfaire une curiosité ou une soif insatiable pour une croissance anormale, exécuter volontairement des actions de ce genre, et parfois, parce que des instructeurs incompétents le leur suggéraient. Ils buvaient avidement le poison offert dans le cadre de cet enseignement, et se livraient même à des pratiques qui leur coûteront inévitablement plusieurs incarnations de terribles souffrances mentales et physiques. J’en ai entendu d’autres critiquer comme « vieilles et banales » des directives qui leur étaient données sur la foi de siècles d’expérience. J’ai souffert d’angoisse parce qu’il semblait que j’étais devenu incapable de transmettre l’importance considérable d’idées apparemment simples et des mots encore plus simples qui les revêtaient, et de communiquer le fait que leur simplicité et leur âge indiquaient le plus sûrement leur valeur. Puisque ces idées avaient déjà été comprises et suivies par d’autres, il ne devrait pas être nécessaire de les répéter sans arrêt, parce qu’elles auraient atteint le but voulu. Que penseriez-vous de votre meilleur ami s’il s’arrêtait à analyser soigneusement la construction grammaticale d’une phrase d’alerte, pendant qu’un cobra se prépare à vous sauter dans le dos, parce qu’il imagine que vous allez critiquer la formulation de son avertissement ?

Il existe des règles strictes et inviolables pour qu’un disciple devienne un Initié. Chacune de ces règles est simple dans sa structure, et aussi ancienne que les étoiles et les planètes du système solaire. Si l’âge, la construction et le contexte de ces règles les rendent ennuyeuses à lire ou pénibles à appliquer pour ceux qui cherchent toujours des façons nouvelles ou faciles de gravir l’échelle de la vie, cela prouve simplement que ces gens sont incompétents et sans valeur en ce qui concerne le véritable discipulat. Il est fréquent que ces gens se trouvent frappés par la loi quand des ennemis implacables les harcèlent sans pitié, que leur foi est détruite, qu’ils se retrouvent privés d’amour et de tout ce que la vie des sens offre à l’homme sous le couvert de la générosité, et lui arrache dès qu’il allonge la main, s’il s’avère incapable de saisir le cadeau. Il se rend au pied de l’échelle de la vie et là se rend compte que ses désirs se sont enfuis, que sa volonté est brisée. Finalement, écrasé, il en appelle au Grand Silence, le seul endroit où l’âme peut parler à Dieu. Il apprend alors que la plus grande partie de son malheur était inutile, et que ses Frères Aînés l’auraient aidé sur son sentier avec grande joie s’il le leur avait permis.

Si l’homme pouvait séparer l’égoïsme de sa personnalité (qui est habituellement en opposition avec l’idée générale de l’égoïsme de la Divinité), et comprendre qu’en dernière analyse, il n’y a qu’une Âme, qu’un Ego, le produit d’ères de vie manifestée, et que cette Âme est divine, il s’opérerait un grand changement dans son attitude de mépris des choses de la vie qui lui paraissent simples. Car, aussi paradoxal que ça puisse sembler, plus une chose ou un nombre semblent simples, plus ils sont complexes et grands en réalité.

Un homme qui ne sait ni lire ni écrire peut se trouver aussi loin au-dessus de vous dans la véritable échelle de la vie que vous êtes au-dessus de la forme de vie la plus basse. En effet, il peut avoir développé le pouvoir et la volonté de fournir un service parfait et totalement juste, alors que vous vous cramponnez encore aux idéaux mondains actuels, même s’il est désavantagé dans le monde physique et incapable d’établir la corrélation nécessaire entre les divers plans matériels.

« Il n’y a pas de petites choses. » Tout grand événement repose sur une fondation de choses ou d’actions apparemment petites. Vous pouvez être sûr que jamais un Initié de la Grande Loge Blanche ne gaspillera de temps, de force et de connaissance à vous poser une devinette, ou, pour se divertir, vous demandera d’exécuter une tâche inutile. Si vous refusez d’apprendre l’alphabet de la vie, vous ne pourrez jamais comprendre ni parler sa langue.

HILARION - Temple 1 - Leçon 48
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