LA THÉRAPEUTIQUE DU TEMPLE – PARTIE III

Les résultats de l’inspiration et de la rétention du souffle sur l’ensemble du corps humain – comme en témoignent les cas de personnes devenues insensibles aux chocs, la lévitation, etc. – ont été démontrés de façon répétée. Ces résultats devraient fournir la motivation nécessaire à la poursuite des efforts afin de mieux comprendre et apprécier la possibilité d’utiliser de manière semblable les centres de la respiration pour contrôler des phénomènes de nature différente, comme par exemple l’utilisation du pouvoir de guérison.

Lorsqu’on comprend que les interstices entre les cellules physiques – les espaces intercellulaires – sont aussi grands, toutes proportions gardées, que les espaces entre les corps célestes (qui sont les cellules du corps matériel de l’Homme Céleste), et lorsqu’on comprend aussi qu’il n’y a aucun espace vide dans tout l’univers, il devient évident qu’il se produit dans le corps physique une action constante d’une ou plusieurs formes d’énergie agissant à travers ces espaces intercellulaires, énergies que l’Ego – le pouvoir qui contrôle le corps – peut utiliser. Ce contrôle ne peut se produire à volonté que si l’âme humaine, l’intelligence du soi inférieur de l’homme, est capable de former une association consciente avec l’Ego ou l’Âme spirituelle, permettant ainsi la direction et l’application intelligente des différentes formes d’énergie mentionnées plus haut.

Le « Souffle divin » est mouvement en soi. Par la maîtrise des centres de la respiration, le moteur physique en l’homme – les poumons –, les forces qui agissent dans un corps, à travers les espaces intercellulaires, peuvent être maîtrisées à un degré qui varie selon les forces d’association entre l’âme humaine et l’Âme spirituelle. En d’autres mots, les aspects positif et négatif de l’électricité humaine peuvent être parfaitement maîtrisés à partir de la zone neutre – le centre aurique. L’union de ces deux aspects (positif et négatif) dans des conditions adéquates produit la manifestation de cette énergie par laquelle l’Ego peut maîtriser les centres inférieurs de la sphère aurique et ce, que les forces en action soient de nature matérielle ou de nature spirituelle.

L’énergie spirituelle, communément appelée « le Christos », détient un pouvoir absolu sur cette forme de force que l’on connaît sous le nom de « force de guérison » – la force de guérison est en fait une manifestation de cette énergie spirituelle. Par la foi, la consécration, la concentration et l’utilisation intelligente des poumons, l’homme peut élever ou abaisser les vibrations des forces en action dans les espaces intercellulaires, forces qui sont les véhicules à travers lesquels l’énergie spirituelle du Christos peut le mieux se manifester dans n’importe laquelle de ses phases d’expression ou pouvoirs d’expression.

La « philosophie de la guérison » repose sur la capacité d’ouvrir les cellules d’un organe malade afin que la substance atomique inharmonieuse, paralysée ou resserrée qui s’y trouve puisse être expulsée, ou encore sa nature transformée par le pouvoir du Christos dirigé par l’Ego individuel qui se concentre.

En d’autres mots, en ouvrant les cellules atteintes, il est possible d’en faire sortir la substance atomique malade en rétablissant les vibrations synchrones qui existaient précédemment entre la force pranique agissant dans la cellule malade et la même force opérant à travers les champs de l’espace. Le pouvoir d’association – entre l’âme humaine et l’Âme spirituelle – amené à l’action est trop puissant pour permettre l’accumulation dans le courant sanguin d’une substance aussi stagnante que celle qui obstrue le flux de la force pranique dans la cellule malade. Cette substance est donc rejetée via les divers canaux excréteurs du corps.

Tous les cas de guérison – spirituelle, mentale ou physique – sont accomplis grâce à la même méthode, que la première impulsion soit donnée par un effort concentré de la volonté, par la simple foi en Dieu ou encore par un médicament qui éveille l’action de la force pranique, permettant ainsi l’ouverture de la cellule malade. D’où l’absurdité des prétentions individuelles à la possession du pouvoir de guérison, et d’où l’énormité du péché de refuser un traitement mental ou physique aux malades qui ne sont pas capables de le payer, car c’est la vie même du Christos qui, en réalité, effectue la guérison.

Un « bon médecin », au sens le plus élevé du mot – le sens spirituel –, est aussi un bon infirmier, et dans ce rôle d’infirmier il a le droit de gagner sa vie par les moyens ordinaires (d’être rémunéré pour les traitements qu’il offre), en raison de sa profession de médecin. Mais, d’un point de vue spirituel, en tant que « Médecin » donnant l’impulsion vitale du Christos, il n’a aucun droit de cette sorte.

HILARION - Temple 3 - Leçon 439
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