Les douze maisons du Zodiaque, les douze divisions cosmiques, symbolisées par le « groupe des Avatars Christos » , ainsi que par Jésus et ses disciples (en comptant Judas et celui qui a été choisi pour prendre la place de ce dernier), ainsi que tous les autres groupes qui symbolisent cette division particulière du cosmos, les douze grandes divisions des grands temples, les pyramides, le corps humain, tous ceux-ci et bien d’autres sont des symboles, en forme grossière, des qualités, des attributs et des pouvoirs caractéristiques de l’âme individuelle incarnée.
Tous ces principes sont passifs sur le plan secondaire intérieur au plan physique, et deviennent actifs avec la croissance et le développement des organes ou centres du corps humain. Ils sont fixes, inexorables, d’essence permanente sur le plan spirituel élevé, et ils obéissent aux lois qui les gouvernent.
Les aspects négatifs de ces principes n’ont sur les plans de la vie réelle – les plans spirituels – aucun véhicule ou centre manifesté. Leur capacité d’expression – leur influence – est limitée à l’intellect de la vie physique organisée.
Pour exprimer ces principes, avec leurs qualités et leurs attributs, d’une façon compréhensible à l’intellect moyen, nous devons utiliser des termes courants qui en fait n’expriment qu’une petite partie de leur totalité – en effet, une grande partie de ces principes ne peut s’exprimer par des mots.
Les principes en question, pour employer des termes courants, sont l’amour, la volonté, la sagesse, la connaissance, la foi, l’espérance, la vérité, la justice, la loyauté, l’honnêteté, le service et l’obéissance.
Tous les éléments, tous les termes qui pourraient exprimer le principe désigné par chacun de ces termes génériques sont des vibrations du mode particulier de mouvement exprimé par ce terme. Tous les éléments, tous les termes qui expriment l’aspect négatif d’un terme générique appliqué à un de ces principes, indiqueraient les vibrations d’une simple réflexion ou distorsion du principe positif. En effet, il ne peut y avoir aucun principe de mal. Ainsi, l’aspect négatif de la connaissance – un principe – est l’ignorance. L’ignorance est inactive, elle n’est rien. Il en est ainsi de l’aspect négatif de la justice. L’injustice est en opposition à la justice, elle est temporaire. La déloyauté, l’aspect négatif de la loyauté et son contraire, n’est rien en elle-même. Mais lorsqu’elle reçoit l’énergie du principe actif du service, par exemple, il se génère alors une force de trahison, qui attaque le pouvoir de l’attribut positif – la loyauté – chez la personne déloyale. Lorsqu’un principe actif est attaqué et mis en danger, la triade de principes avec laquelle il s’identifie est également touchée dans la même mesure.
En conséquence, dans le cas de Judas, lorsque le principe de loyauté au « groupe Christos » a été sapé, les principes d’honnêteté et de service ont été touchés dans la même mesure.
J’ai choisi Judas comme illustration d’une grande vérité uniquement parce que les effets de sa traîtrise, de sa déloyauté, par rapport au service qu’il avait juré solennellement de donner à Jésus, sont si communément reconnus. Tout être humain possède en lui-même les douze principes que je viens de mentionner et leur opposé, et est contrôlé par eux. Aucun de ces principes ne contient autant de possibilités mauvaises que l’opposé du principe de loyauté. Les puissances démoniaques du côté sombre de la vie savent qu’en attaquant la loyauté d’une personne, elles frappent à la citadelle même de l’évolution de cette personne, qui est sa capacité d’être loyal à ce qu’il entreprend dans tous les secteurs de sa vie. Son attachement au côté spirituel de sa nature et sa capacité même d’entrer sur la voie du pouvoir, dépendent entièrement de l’exercice du principe de loyauté.
Il est par conséquent facile de comprendre pourquoi l’inconscient de l’âme refuse de s’approcher de la déloyauté exprimée ou connue, et pourquoi un acte de traîtrise évoque plus de mépris, de haine et de crainte que toute autre action de l’homme. C’est l’acte de traîtrise commis par Judas, beaucoup plus qu’autre chose, qui a fait de son nom un symbole, a défini son caractère et sa personne comme la méchanceté personnifiée, et a masqué toutes ses bonnes qualités. On ne se souvient d’aucune. Il n’est donc pas étonnant que l’application générale du terme « Judas » à une personne exprime le caractère reconnu de cette personne, et la met à part des autres, même si ces autres possèdent dans leur nature les semences du même fruit, qui se développeront certainement avec le temps. Comme je l’ai laissé entendre plus haut, ce sont les conséquences imprévisibles mais inévitables de la trahison, et le désir naturel de les éviter à tout prix, qui font prononcer un jugement si sévère sur le coupable.
Ce qui est vrai des effets des aspects négatifs d’un de ces grands principes est également vrai des autres. Pour vous connaître vous-même et créer une image claire de votre Être Supérieur, par opposition à votre être inférieur, vous devez comprendre que plus les douze principes ou attributs mentionnés plus haut sont actifs et donc en mesure de contrôler les forces qui s’opposent à eux – les forces qui sont surtout actives dans la matière – plus votre Être Supérieur est individualisé et, par conséquent, plus vous avez une existence éternelle indépendante. En effet, l’Être Supérieur est une combinaison de ces principes.
C’est la destruction graduelle de ces principes, lorsqu’ils sont mal utilisés ou négligés, qui finit par produire une personne sans âme. Dans ce dernier cas, il se produit un gouffre fixe entre le moi supérieur et la personnalité. Donc, dans la mesure où vous êtes conscient de l’existence active de ces douze principes dans votre sphère aurique personnelle, vous pouvez être certain que vous êtes uni avec Dieu, et que vous avez un Être Supérieur distinctif.
Une des lois fondamentales de l’esprit autant que de la matière décrète que « qui se ressemble s’assemble ». L’évolution de la forme concrète exige l’obéissance à cette loi. Alors que la loi des contraires est indéniable, et qu’aucune forme de force ne peut se manifester sans son opposé, la loi supérieure force la vérité à chercher la vérité, le mensonge à chercher le mensonge. La vérité n’attire pas le mensonge, et le mensonge n’attire pas la vérité, car les deux sont antagonistes.
On ne peut concevoir l’existence d’une amitié personnelle chaleureuse entre un Initié du sentier de la main droite et un Initié du sentier de la main gauche.
L’eau et l’huile ne se mélangent pas sans l’aide d’une autre substance qui dissociera les molécules des deux, et les recombinera sous une forme entièrement différente. L’âme ne peut pas reconnaître ou accepter l’existence de l’esprit tant qu’elle ne partage pas la nature de l’esprit. L’être inférieur ne peut pas aimer l’Être Supérieur tant qu’il n’a pas attiré à lui et assimilé les attributs de l’Être Supérieur, et qu’il ne les a pas incorporés dans sa propre essence, ce qui change sa nature.
Ces attributs sont la substance même de l’Être Supérieur. Ils créent sa forme et son essence, aux termes de lois aussi fixes et immuables que celles qui gouvernent l’absorption, l’assimilation et l’addition des substances qui forment les tissus vivants du corps humain.
En d’autres mots, l’Ego humain doit tirer sa substance de l’Être Supérieur Universel s’il veut créer un miroir vivant qui reflétera cette substance dans l’âme qu’il participe à construire.
Cette âme peut n’avoir aucune conscience de l’amour, de la sagesse, de la vérité ou de tout autre attribut de Dieu, et n’avoir par conséquent aucune conscience, aucune connaissance de Dieu, sauf dans la mesure où chacun de ces attributs a été développé en elle.
En considération de ce fait, est-il étonnant que l’Être Supérieur, Dieu, constitue un être aussi vague, imperceptible et obscur dans l’esprit de la majorité des gens ?
Si vous combinez l’eau de deux récipients, l’eau se mélangera molécule à molécule et ne formera plus qu’un seul corps. Lorsque les attributs de Dieu et les attributs semblables de l’homme se rencontrent et se mélangent, il n’y a plus de séparation entre Dieu et l’homme. Comme des âmes sœurs, les jumeaux sont devenus un.
HILARION - Temple 1 - Leçon 119


