Depuis l’Éternel – le Cœur de Dieu toujours vivant –, le « Soleil Spirituel Central », en des vagues de feu allant toujours en grandissant et en s’élargissant, se tient sereinement le « Porteur du Flambeau Céleste ». Le « Flambeau » qui doit rallumer la « Lampe » vacillante, agonisante, dans le cœur endurci de l’homme, cette « Lampe » qui brûle sans l’aide de mèche ou d’huile durant des éons et qui déverse ses rayons de lumière dans sept rondes cycliques différentes – la « Lampe de la conscience ».
L’homme emprisonné dans les filets de la matière se trouve maintenant à l’intérieur du point de convergence de cette lumière, ce point ayant été fixé lors de la dernière ronde cyclique d’une vague. Si la « Lampe » de l’homme a été maintenue allumée et bien entretenue, sa vision ou son chemin de vie va traverser en diagonale chacune des sept vagues. Depuis la circonférence de la dernière vague jusqu’au centre, et à chaque carrefour d’une ligne de vie et d’une vague, il fera face à de nouveaux mondes, de nouveaux êtres et des nouvelles formes de vie, des formes qui pourront être semblables ou différentes de la sienne, des copies exactes de sa propre forme ou d’autres bien au-delà de son pouvoir actuel d’imagination. Un jour, lorsque sa purification sera complète, sa résurrection de la matière grossière accomplie, ses yeux intérieurs s’ouvriront aux mystères qui se dévoilent à l’intérieur des innombrables ondulations mises en mouvement par le pouvoir de ces lignes diagonales. Il apprendra alors que, malgré les évidences de sa conscience physique, il n’y a qu’un monde, qu’un seul univers, et qu’il ne pourra jamais y en avoir plus d’un, à quelque moment que ce soit dans le futur.
Toute la matière dans laquelle l’homme est emprisonné comme dans un filet est une illusion du point de vue du plan spirituel. Sa croyance en ce qui semble être des différenciations est, pour le moment, nécessaire à son développement, et ces différenciations de la matière dépendent entièrement de son angle de vision à chaque époque de son cycle de manifestation. L’homme apprendra que ces angles ont été formés par la direction donnée aux rayons de lumière – son illumination spirituelle –, lumière qui, en provenance directe du « Soleil Spirituel Central », s’est répandue grâce à la « Lampe », lorsque l’âme a acquis suffisamment de pouvoir pour recevoir et transmettre l’influx cyclique de la puissance libérée par le « Porteur du Flambeau » – le Christos.
Mais, si l’homme a permis par sa négligence que la « Lampe » s’éteigne faute d’huile, ou si la mèche est devenue indigne, elle ne produira plus de flamme. Elle sera devenue inutile et le « Porteur du Flambeau » devra passer à ses côtés sans s’arrêter. Qu’y a-t-il dans la vie mortelle, en termes de douleur et de souffrance, qui puisse se comparer à une tragédie semblable ? Pourtant, bien au fait de ces tragédies dans son passé lointain, l’homme continue de se fermer les yeux et de se boucher les oreilles pour ne pas percevoir les signes du jour. Tandis qu’il bloque son sentier vers la sécurité, pour lui-même et pour d’autres, d’une voix stridente il lance le cri « Me suivez-vous ! » à l’intention de la multitude. Et la multitude suit.
Ici et là, il s’en trouve un qui aperçoit le « Porteur du Flambeau » et qui lève sa « Lampe » pour qu’elle soit allumée. Alors que la flamme de cette « Lampe » s’élève, il y a joie dans les cieux et paix dans le cœur de cet homme.
HILARION - Temple 2 - Leçon 276


