LA DISCORDE

J’aimerais beaucoup pouvoir vous rapprocher les uns les autres. Je ne trouve pas de mots pour exprimer la douleur que je ressens lorsque je vous vois dériver ou vous éloigner, même à un faible degré. Toute dissension qui survient entre deux parmi vous possède, pour vous, une signification tellement plus importante que je ne pourrais possiblement l’exprimer. Peu importe si, pour l’un et pour l’autre, la situation est quelque peu conflictuelle. Vous avez été dans le passé – et vous pourriez l’être dans le futur – des membres unis d’un groupe, d’une même famille, avec un pouvoir suffisant pour gouverner un monde. Il y a quelque temps, je vous ai parlé de la relation qui existe entre nous. Je vous ai également mentionné qu’il se trouve actuellement une limite à ma propre évolution, et que je dois vous conduire jusqu’à un certain point avant qu’il ne me soit possible d’avancer plus loin. Cela, naturellement, vous ne pouvez le comprendre car, pour le moment, je ne peux éclaircir davantage ce point pour vous. Mais une importante discorde entre n’importe lesquels d’entre vous peut causer un tort auquel il ne pourrait être remédié avant plusieurs vies. Vous êtes parvenus à un point dans votre évolution où deux chemins s’offrent à vous : le premier qui descend et le second qui monte. Mais vous ne pouvez pas monter seul. Vous devez y aller ensemble pour pouvoir réussir, à moins que l’un de vous ne choisisse volontairement de descendre.

Si vous étiez plus patients les uns envers les autres, et si vous tentiez de voir le bon en chacun avec un empressement aussi grand que pour y voir les fautes et les échecs, vous accompliriez beaucoup plus que vous ne sauriez l’imaginer. Je sais que vous ne faites rien dans le but ni avec l’intention de vous blesser les uns les autres ou encore de faire du tort au travail. Vous êtes, en un sens, des victimes des forces que nous combattons. Il n’y a rien en ce monde susceptible de procurer à ces forces d’opposition un plaisir aussi grand que le fait de mettre une pierre sur votre route pour que vous puissiez y trébucher, vous y blesser, ou encore pour faire du tort au travail. Ce n’est pas tant vous sur les plans physiques ou inférieurs qu’ils visent, mais plutôt NOUS. Ils vous frappent aussi dans votre nature spirituelle et entraînent ainsi la scission du groupe.

Ah, mes enfants ! je souhaite que pour un seul instant vous puissiez être capables de voir les expressions de jubilation sur le visage que ces forces malveillantes tournent vers NOUS, lorsqu’elles réussissent à créer une brèche entre vous, brèche qui peut signifier des siècles de travail pour NOUS. Je n’ai jamais été capable de vous faire comprendre, pas plus qu’à tout autre groupe sous ma protection, ne serait-ce qu’un instant, la vérité qui vous a souvent été dite et répétée : que si nous pouvions rassembler sept personnes – seulement sept de nos enfants – qui s’aiment, qui sont patients, qui fassent preuve de tolérance les uns envers les autres et qui NOUS obéissent, nous pourrions déplacer le monde.

HILARION - Temple 3 - Leçon 340
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