LA COULEUR ET LA MALADIE

On me demande de donner des informations concernant la cause fondamentale de la maladie qu’on appelle tuberculose ou consomption. Je répondrai que sa cause et son traitement se situent loin en dehors du domaine des sciences physiques. Toutes les maladies, qu’elles soient ou non reconnues actuellement comme étant d’origine microbienne, ont la même cause première, c’est-à-dire un désir insatisfait.

Si vous connaissez une victime de la tuberculose assez intimement pour être capable de percevoir des traits cachés que seul un ami intime pourrait voir, vous allez invariablement trouver une trace d’un appétit ou d’un désir particulièrement tenace, avide et dévorant qui a été la principale cause de la maladie.

Ce désir est parfois si bien caché que même la victime ne réalise pas son pouvoir sur elle jusqu’à ce qu’un indice de son existence l’incite à l’exposer bravement à la lumière de sa conscience, en effectuant un examen personnel rigoureux. Étrangement, toutefois, les personnes qui souffrent des maladies causées par les « dévoreurs » (une catégorie de vies de feu) sont généralement les derniers à comprendre les causes qui sous-tendent la production de ces vies élémentales, et sont par conséquent d’autant plus difficiles à traiter avec succès.

C’est la répétition d’actes extrêmement égoïstes dans un des domaines de désir au cours d’un grand nombre de vies qui fait développer le terrain – la couleur – dans laquelle les vies de feu peuvent trouver un environnement convenable et germer rapidement. Lorsque leur travail comme charognards cosmiques est terminé, elles sont à leur tour finalement détruites par une catégorie supérieure du même genre de vies. Comme une pieuvre, un individu paresseux, capricieux et négatif étend des tentacules mentaux et attire à lui tout ce qu’il peut désirer, peu importe l’effet de son égoïsme sur lui-même ou sur les autres. Il peut amener les autres à travailler pour satisfaire ses besoins plutôt que les satisfaire lui-même par des méthodes normales et naturelles, c’est-à-dire par son travail et son activité. Ces pratiques mentales et physiques donnent à la couleur normalement brillante du centre astral d’un organe physique une teinte sombre qui tend à faire baisser ses vibrations, ce qui a pour effet de densifier la substance de ce centre de sorte que son poids et sa densité font diminuer sa résistance aux forces ennemies.

Ceux qui sont familiers avec les enseignements orientaux concernant la division en sept parties de toute matière, de toute force et de toute conscience, me comprendront lorsque je dis que le siège de toute maladie se trouve dans le centre astral de l’organe touché. L’étudiant moyen peut être aidé à comprendre cette déclaration en revoyant les points principaux de la philosophie de la manifestation de toute matière.

Du point de vue des sept principes, il n’existe ni rayon blanc ni rayon noir, mais plutôt un rayon composite qui contient potentiellement, et qui réfléchit périodiquement, tous les niveaux du principe de vie.

C’est de ce rayon « blanc » (matière indifférenciée), qu’est émise – photographiée pourrait-on dire – l’énergie qui se différencie en couleurs sur un plan éthérique. Ce plan sert également d’écran ou de plaque sensible en ce sens qu’il reçoit et fixe l’énergie comme couleur à l’intérieur de lui-même.

En tant que regroupements individuels des divers aspects de la couleur, ces groupes sont réfléchis dans la sphère aurique de l’homme et de là dans son corps astral, où ils forment le substrat des organes et des diverses divisions de l’homme physique, et sont toujours visibles, sur le plan astral, aux voyants qui s’y intéressent. Ces groupes possèdent tous une couleur prédominante, mais ils contiennent aussi potentiellement toutes les autres couleurs. Comme ces couleurs, lorsqu’elles sont manifestées, sont sujettes à l’énergie de l’esprit et de la volonté, leur teinte et leur intensité peuvent changer selon la nature et l’intensité des formes-pensées qui agissent sur elles ou à l’intérieur des regroupements. Peut-être l’illustration suivante vous donnera-t-elle une idée du processus par lequel ce changement peut s’effectuer.

À certains moments, l’esprit de l’homme semble parfaitement vide. L’homme est conscient de la réalité du grand réservoir potentiel qu’il appelle son esprit, mais, à cet instant, il n’y a pas de mouvement à l’intérieur de celui-ci. Soudain, une pensée, une idée, une couleur ou une vibration provenant du pôle négatif d’un centre du cerveau envoie un éclair d’énergie dans ce réservoir de l’esprit qui était auparavant tranquille. Comme tout objet cherche son semblable dans le plan astral comme dans le plan physique, l’énergie éveillée par cette idée cherchera le centre astral de l’organe physique auquel elle est attirée par la loi de l’affinité et s’unira à lui. Si la base de l’idée est suffisamment intéressante, les pensées touchant cette même idée se suivent jour après jour, jusqu’à ce que, finalement, la masse tout entière soit changée, densifiée et possiblement colorée.

Si l’idée semble pratique, l’homme la saisit et la fixe, pourrait-on dire, en la transformant en forme concrète au moyen d’énergie physique, de sorte que l’idée se trouve alors incarnée dans un objet matériel. Le processus par lequel la maladie se manifeste est semblable, quoique pas exactement identique.

Dans le cas d’un tuberculeux, s’il a été victime de désirs égoïstes dans une incarnation antérieure, il commence par mettre en marche un train de pensées, dont le sujet principal est intimement relié à un centre astral d’un organe physique. Si le train de pensées, le désir égoïste, est plus intimement lié à un centre de la respiration, le terrain ou la demeure convenable pour les vies de feu de la tuberculose qui sont en attente sera créé dans la gorge et les poumons. Ces « vies de feu » sont toujours avec nous, mais elles ne peuvent pas nous faire de mal tant qu’une demeure convenable, un terrain approprié, n’a pas été créé pour elles. En ce cas, elles sont attirées aussi sûrement à ce sol, à ce centre ou à cet organe que l’eau descend à son propre niveau.

Incarnées dans le bacille, elles attaqueront immédiatement et dévoreront le tissu de l’organe. Comme le terrain nécessaire ne peut être créé que par l’égoïsme, les conditions de guérison ne peuvent être créées que par l’altruisme. En d’autres mots, le centre – le terrain, la couleur – doit être purifié de façon à devenir incapable de nourrir le bacille de la tuberculose – ce qui enlève aux « dévoreurs » leur zone d’alimentation.

On fait ceci d’abord en mettant en action une idée positive de santé, deuxièmement, en renonçant à sa volonté personnelle et en faisant le sacrifice des habitudes ou des appétits égoïstes qui étaient la cause première de la maladie, et troisièmement, en créant dans le corps physique des conditions dans lesquelles les agents de guérison de la nature auront le moins possible d’éléments à combattre.

L’idée moderne du traitement de la maladie est la seule idée de guérison véritablement scientifique avancée dans cet âge actuel. Toutes les autres ne font que pousser la maladie d’un plan ou d’un organe à un autre. Un désir positif de guérison, l’abandon de l’ancien mode de vie, le sacrifice des appétits nuisibles, l’introduction, par des moyens naturels, d’une catégorie supérieure de vies de feu – « les constructeurs » , – au moyen d’ozone et d’oxygène purs qui à leur tour détruisent les « dévoreurs » , tous ces éléments participent au rétablissement de la victime de son égoïsme imprudent.

« Celui qui veut sauver sa vie la perdra1». Celui qui veut trouver la santé doit d’abord détruire la maladie. Son premier effort doit être de purifier les centres de couleur de son corps astral, où se trouvent les premières causes de cette maladie. Cependant, il ne devrait pas s’en tenir là, parce qu’à moins que la maladie ne soit détruite avec ses branches et ses racines, elle ne sera que déplacée.

1 N.D.É. Évangile de Matthieu 16 25.

HILARION - Temple 1 - Leçon 101
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