Pour illustrer l’action et l’interaction entre les forces mentales et la substance-matière, considérez ce qui suit :
Une idée apparaît dans l’esprit ou le mental d’un homme, sortie apparemment de nulle part, mais provenant en réalité de son Soi Supérieur. Elle tombe dans le centre correspondant du cerveau, tout comme une graine tombe sur le sol. L’énergie propre à l’idée s’accroît et touche alors d’autres centres vivants du même cerveau, mais endormis, chacun de ces centres désignant un seul ordre d’êtres d’un degré particulier – ou division – soumis à un taux vibratoire précis.
Si l’idée originale a été attirée par la loi d’affinité vers le centre qu’on appelle « centre de l’invention », et que l’inventeur ait du génie pour la mécanique et décide de développer l’idée, alors les forces-pensées ainsi évoquées par l’inventeur serviront à développer les plans, la méthode de travail et tout ce qui est nécessaire à la matérialisation de cette idée. Ces plans peuvent être exécutés par l’inventeur ou par un machiniste qui, en passant, ne reconnaît habituellement pas le fait qu’il a été poussé, pour un aspect particulier du travail, à utiliser certaines pièces de métal et à en rejeter d’autres par une impulsion du Soi Supérieur, ou Ego, mais il en est ainsi. S’il avait choisi d’autres matériaux pour construire la machine, ils se seraient rapidement désagrégés. Si les élémentaux – ou êtres de feu – des matériaux utilisés n’avaient pas été en vibration synchrone avec les êtres de feu de l’idée présente dans le « centre cérébral de l’invention », alors l’énergie de cohésion – spécialement active pour unir les êtres de deux ou plusieurs divisions de ces êtres – aurait été incapable de les maintenir ensemble pendant un laps de temps le moindrement long.
On peut pousser plus loin cet exemple et même l’appliquer à l’homme qui achète la machine, à l’argent avec lequel elle est achetée, aux choses qu’elle produit, et ainsi de suite jusqu’à la désintégration finale de la masse par laquelle tous les êtres jusqu’ici confinés dans le métal, le bois, ou la chair, sont libérés, à la fin du cycle de l’idée.
Lorsque cela arrive, il se produit une élévation dans l’échelle de l’évolution de cette division précise des êtres de feu qui ont contacté l’homme et, lors du prochain cycle de leur évolution, le pouvoir divin les placera en incarnation dans une ronde supérieure de vie, en élevant éventuellement les forces manasiques inférieures à des degrés supérieurs de mentalité, par exemple en élevant les êtres de feu du règne minéral vers le règne végétal, et ainsi de suite.
L’idée originale correspond au moyeu d’une roue ; les plans et la méthode de travail, les ouvriers, les matériaux, l’acheteur et l’utilisateur final du produit fini sont comme les rayons de la roue ; les différentes scènes d’action sont comme l’espace entre les rayons ; et les lignes de connexion entre les êtres correspondent à la jante de la roue.
Une révolution de la roue l’amène d’un point de l’espace à un autre point et la place, pour ainsi dire, dans un autre environnement, tout comme l’idée développée – la machine – se trouve placée dans un environnement différent après une révolution de la Terre sur son axe. Les êtres inférieurs qui constituent toute la substance de la roue reçoivent ainsi d’autres opportunités d’expériences et de croissance.
Chaque fois qu’une opposition s’active et que l’homme refuse d’obéir aux lois du progrès, son évolution ou celle de l’atome est retardée dans la mesure précise où cette opposition repose sur un aspect négatif – les forces perturbatrices de la vie.
Il y a plus de vérité que de fiction dans l’affirmation souvent ridiculisée voulant qu’il existe un attachement fidèle entre la machine et l’homme, et cette affirmation est fondée sur l’attraction réciproque des différents degrés d’êtres de feu qui constituent la substance physique et minérale. Même si la machine n’est pas continuellement consciente de cette attraction, la conscience de l’hôte de cet ensemble d’êtres de feu est influencée par cette dernière.
HILARION - Temple 2 - Leçon 301


