L’idylle du Lotus blanc – PRÉFACE et PROLOGUE

PRÉFACE

Les pages suivantes contiennent une histoire qui a été dite dans tous les âges et au sein de tous les peuples. C’est la tragédie de l’âme. Attirée par le Désir, l’élément dominateur de la nature inférieure de l’homme, elle tombe dans le péché ; rendue elle-même par la souffrance, elle cherche l’assistance de l’Esprit rédempteur intérieur et, dans le sacrifice final, achève son apothéose et répand une bénédiction sur toute l’humanité.

 

PRÉFACE DE LA NOUVELLE ÉDITION FRANÇAISE

Mabel Collins (1851-1927) a écrit de nombreux ouvrages. Parmi son abondante production, deux livres présentent une grande valeur pour ceux qui s’intéressent l’Occultisme. Ce sont « La Lumière sur le Sentier » et « L’Idylle du Lotus Blanc » dont Mabel Collins n’a, à vrai dire, jamais revendiqué la paternité. Elle a expliqué comment elle avait écrit le second, par inspiration, dans un état de transe inconsciente.

En 1878, à Londres, elle était très accaparée par son activité littéraire. Alors qu’elle écrivait, dans une pièce dont la fenêtre donnait sur l’emplacement où l’on était en train de dresser un des obélisques (celui dit de l’Aiguille de Cléopâtre), elle eut la visite d’êtres astraux. Ceux-ci avaient l’apparence de prêtres égyptiens. Ils entrèrent dans la pièce, en procession, et se tinrent autour de sa table. Cette vision se répéta plusieurs fois et finit par lui devenir familière. Un jour, alors qu’elle travaillait à la rédaction d’un roman, elle se mit tout à coup à écrire un texte qui n’avait aucun rapport avec ce qu’elle venait de rédiger. Elle venait de commencer « L’Idylle du Lotus Blanc », dans une sorte de transe. Elle ne se rendit compte de ce qui venait de se passer qu’en sortant de cette transe et en trouvant sur son bureau plusieurs feuillets couverts d’écriture sans qu’elle pût s’expliquer comment ce texte avait été écrit. D’autres textes furent rédigés mystérieusement, dans des conditions semblables. C’est ainsi que furent écrits les premiers chapitres de « L’Idylle du Lotus Blanc ». Puis il y eut une interruption de plusieurs années à la suite desquelles la rédaction de ce livre fut reprise et terminée.

On voit, par ces détails anecdotiques, que « L’Idylle du Lotus Blanc » n’est pas un livre comme les autres. Nombreux sont ceux qui ont été captivés par sa beauté artistique et y ont trouvé une source d’inspiration mystique. Cependant, cet ouvrage présente sous une forme symbolique des enseignements d’une extrême valeur. Seul un grand occultiste pouvait expliquer ses allégories. C’est pourquoi nous donnons, en appendice, les commentaires qui ont été écrits à propos de ce roman mystique par T. Subba Row, dont la compétence en occultisme a été attestée par Mme Blavatsky, fondatrice de la Société Théosophique et a été reconnue dans l’ouvrage « Lettres des Mahatmas M. et K. H. à A. P. Sinnett ».

 

PROLOGUE

Devant tous je me tenais seul, seul au milieu d’un grand nombre, un être isolé au milieu d’une foule unie. Et j’étais seul parce que, au milieu de tous les hommes, mes frères, qui savaient, moi seul était celui qui, à la fois, savait et enseignait. J’enseignais les fidèles à la porte, et j’étais poussé à le faire par la force qui résidait dans le sanctuaire. Je ne pouvais m’y soustraire, car, dans l’obscurité du temple le plus saint, j’avais perçu la lumière de la vie intérieure et j’étais poussé à la révéler ; par elle j’étais soutenu et rendu fort. Car, en vérité, bien que j’aie succombé, il fallut dix des prêtres du temple pour que ma mort fût un fait accompli, et, cependant, dans leur ignorance, ils ont cru qu’elle était due à leur puissance.

 

L’idylle du Lotus blanc - Livre 1 - Chapitre 1
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