L’ESPRIT SAINT

Au cours de nombreux siècles, le terme « Esprit saint », ou son équivalent « Feu sacré », nous est devenu de plus en plus familier grâce aux références bibliques, à son action dans bon nombre de circonstances, et particulièrement en rapport avec le Maître Jésus. Sa véritable nature, ses œuvres et sa relation avec la Divinité, ou dans la Divinité, est comme un livre scellé pour la majorité de l’humanité.

La possibilité que le mental fini puisse comprendre un tant soit peu l’Esprit saint n’est pas souvent reconnue par l’homme, quoique certaines références, comme celles que l’on trouve dans la Bible, nous fournissent quelques indices sur ce mystère – par exemple, les langues de feu qui sont descendues au-dessus de la tête des disciples de Jésus après sa grande initiation, et le fait d’associer l’Esprit saint à un « feu dévorant ».

De nos jours, règle générale, on soupçonne fortement que le prana, la force vitale, est une forme d’énergie électrique. D’éminents physiologistes concèdent que le corps humain est un aimant et qu’il est capable de produire et d’attirer l’énergie électrique. Toutefois, on ne comprend pas bien le fait que les fondements de toutes les formes et de tous les degrés de matière, sur les quatre plans inférieurs des sept plans, sont l’électricité. Pourtant, en première et dernière analyse, il n’y a selon eux rien d’autre en manifestation que de l’électricité et des cendres, c’est-à-dire que les formes des différentes combinaisons de matière, lorsqu’elles sont entièrement brûlées ou presque, se réduisent à de la cendre. La dispersion des divers constituants du corps humain en état de combustion et les cendres qui en sont le résidu final fournissent un indice sur le mystère de la constitution de la matière organique.

La création de la matière ne constitue qu’une moitié de la ronde de la vie. La mort et la désintégration forment l’autre moitié de cette même ronde. Le feu accomplit à la fois l’organisation et la désintégration, ne laissant qu’un peu de cendres. Mais, la chimie apporte d’autres explications en affirmant que même cette poignée de cendres n’est pas la fin, car à l’intérieur de ces dernières se cache une forme immatérielle de feu. Ainsi au début et à la fin de chaque forme de vie se trouve un feu élémentaire, et tout feu est fondamentalement de l’électricité. Ce qui est vrai pour une forme de manifestation est aussi vrai pour toutes les différentes formes de vie présentes sur les trois autres plans (parmi les quatre) ou états de conscience, ainsi que pour la manifestation de la vie en tant que matière. La différence entre ces plans réside dans la nature ou plutôt dans les différents degrés des « énormes puissances ».

Plusieurs occultistes, et également certains scientifiques modernes, prétendent que la vie est d’abord apparue dans l’eau, et l’eau elle-même est le produit du feu – de la chaleur. Vous vous souviendrez certainement que Jésus, après sa résurrection, a ordonné à l’un de ses disciples de ne pas le toucher. Avant sa crucifixion, Jésus a touché et guéri plusieurs personnes, et même ses vêtements pouvaient guérir les gens. Si un corps humain est chargé d’électricité, même le plus léger contact affectera le corps d’une autre personne. Le fait que le courant puisse être continu ou discontinu déterminera si le choc sera ressenti par la personne qui contacte ainsi l’individu chargé d’électricité.

L’Esprit Saint est précisément le « Feu créateur » qui se manifeste dans la Trinité « Atma-Bouddhi-Manas » – « Père-Mère- Fils » ou « Esprit-Âme-Corps » – dont les fondements sont un feu sans flamme, l’électricité ; et c’est l’utilisation que l’on fait de ce feu créateur qui constitue la sainteté ou l’absence de sainteté de la nature spirituelle.

HILARION - Temple 2 - Leçon 284
image_pdfEnregistrerimage_printImprimer