La victime d’un égotisme exagéré, d’un désir démesuré, de la jalousie, de la haine, de l’envie ou d’un caractère violent fait véritablement pitié. L’activité de ces forces élémentales inférieures produit de grands changements dans le courant sanguin normal d’un homme ou d’une femme du XIXe siècle qui a dépassé les conditions prévalant chez l’homme primitif – conditions qui fournissaient un habitat naturel aux dites forces de la vie élémentale. Avec la naissance de l’âme, ces conditions ont changé, et ce qui était naturel pour l’homme primitif devient non naturel pour l’homme plus hautement évolué.
Une augmentation de l’activité éveille et met en action les êtres élémentaux jusqu’ici dormants, avec pour résultat l’assèchement de l’élément aqueux dans le courant sanguin, le sérum qui prédomine largement dans le sang et qui est essentiel à la vie.
Ces classes d’êtres de feu s’attaquent aussi aux globules blancs et, comme ces derniers, sont les éboueurs naturels du sang aussi bien que les protecteurs des globules rouges. Leur perte laisse le sang à la merci des germes destructeurs de la maladie, car ces derniers étaient restés latents dans le sang stagnant ou coagulé – condition qui a suivi l’assèchement de l’élément aqueux ou du sérum – ou encore à la merci d’autres germes qui ont pénétré dans le corps à partir d’une source externe. L’évaporation ou l’absorption du sérum par l’action des élémentaux revitalisés dérobe à chaque organe du corps son apport normal en sang ou épaissit le sang de telle sorte que son courant est interrompu. Petit à petit, tout le corps cède à diverses formes de maladies. Aucune somme de traitements médicaux ne peut venir à bout d’une condition créée de cette manière. Pour avoir la moindre chance de vaincre cet état, il n’y a qu’une seule façon.
La source de la maladie, les êtres de feu que nous avons mentionnés, doivent être attaqués dans leur château fort, en être expulsés et être vaincus par leurs antagonistes naturels, les forces opposées à celles qui ont produit cet état.
Celui qui est ainsi affligé doit s’intéresser très fortement à une chose entièrement extérieure à lui afin qu’il n’ait pas de temps ni de pensées à consacrer à l’exercice des fonctions ou forces qui ont produit cette condition. En même temps, il doit exercer sa volonté à fermer la porte, pour ainsi dire, à chaque nouvelle impulsion de céder au pouvoir des forces qui l’ont utilisé pour se nourrir elles-mêmes. Ces forces doivent être affamées, expulsées et vaincues par la pression de forces plus subtiles, sinon il ne restera rien qu’une longue période de demi-invalidité pour lui, et un poids énorme qu’un autre dos devra porter, jusqu’à ce que l’un ou l’autre soit libéré par la mort.
Aussi longtemps que les médecins praticiens continueront de dissocier les activités mentales et psychiques des maladies nerveuses et sanguines, ils ne parviendront pas à trouver la cause secrète du problème, ni un remède permanent. Ceci est particulièrement vrai lorsque ces activités sont faites à l’instigation d’impulsions négatives anormales, ou augmentées par elles, comme dans le cas des névrosés, car la racine et le fondement mêmes de ces maladies résident dans le fait d’avoir cédé à ces forces et qualités mentionnées plus haut. Elles sont en grande partie karmiques ou héréditaires au début, mais la tendance est constamment accentuée par le laisser-aller, jusqu’à la perte de toute maîtrise de soi.
HILARION - Temple 3 - Leçon 469


