CHERCHEZ LE BON SENTIER

Les nouveaux Templiers et les étudiants en psychologie ont eu du mal à comprendre pourquoi il est difficile d’établir une corrélation entre leurs centres cérébraux physiques et leurs centres astraux de façon que le désir de percevoir des personnes ou des objets qui se trouvent sur le plan astral puisse être satisfait. Alors qu’il peut être possible à un médium qui se trouve dans un état d’intense concentration de saisir plusieurs aperçus des diverses phases ou des divers plans de la vie et de les relier dans le cerveau physique aux centres des yeux et des oreilles, dans le cas des nouveaux Templiers et des étudiants en psychologie, plus le désir de voir une personne, un objet ou une scène en particulier est intense, plus leurs efforts sont systématiquement vains.

Comme ils ne comprennent pas les forces ou les principes de base qui opèrent sur les plans de l’astral, familiers qu’ils sont avec les forces et principes correspondants sur le seul plan physique, et comme ils n’ont aucune façon d’apprendre la méthode et la manière d’utiliser ces forces sur les plans de l’astral, il est naturel qu’ils tiennent pour acquis que le fait qu’un désir puisse être satisfait sur le plan physique présuppose la possibilité que ce désir, ou un désir similaire, puisse également être satisfait sur les plans de l’astral, en autant que l’individu qui fait la demande est une personne sensitive capable d’une profonde concentration. Mais les choses ne se passent pas du tout comme ça. En fait, le contraire est la règle, et ceci est dû au fait que l’aspect négatif du principe du désir est essentiellement actif sur le plan astral, tandis que l’aspect positif du même principe domine et contrôle toute matière sur le plan physique.

Pour toutes les âmes, le plan astral [inférieur] est un plan d’assimilation des désirs satisfaits d’une incarnation antérieure, et la majorité des visions des médiums sont des reflets ou des images de phénomènes qui se sont déjà produits ou qui ont été élaborés mentalement en détail par le subconscient de ces personnes.

Les représentations symboliques qu’envoie, pour une raison précise, un Initié de la magie blanche à ses disciples partent d’un plan supérieur de différenciation, un plan où les principes du désir et de la volonté sont unis et où les aspects négatifs des deux principes sont soumis à son contrôle.

Lorsque la conscience d’un disciple est capable de passer directement à travers la phase du bas astral de la matière, il y a contact direct avec les Initiés et les autres personnes qui fonctionnent sur le plan astral supérieur.

Mais il n’y a que deux façons pour la conscience humaine de contacter cette phase supérieure : l’une est disponible quand l’âme s’est libérée du plan du bas astral de façon permanente, comme après la mort du corps physique, et l’autre consiste pour le disciple à acquérir le pouvoir de se libérer temporairement, après de très longs efforts et une instruction personnelle précise de la part d’un Initié, et de semblables disciples sont effectivement rares.

Par conséquent, on ne peut pas accorder beaucoup de confiance aux affirmations de ceux qui prétendent avoir un contact direct avec les résidents permanents du plan astral supérieur, ni dans les messages que les médiums disent avoir reçus, à moins qu’ils aient bénéficié, comme mentionné plus haut, de la direction particulière d’un Initié et d’un contact personnel avec lui sur le plan physique, lesquels vont établir une connexion étroite entre cette personne et les Initiés qui résident de façon permanente sur le plan supérieur ou avec les âmes qui s’y trouvent.

C’est l’une des choses les plus difficiles dans la vie que de convaincre l’individu moyen que la vision psychique, si belle, si utile sur le plan personnel, apparemment si fidèle aux détails et à la vie telle qu’il croit qu’elle est, n’est rien de plus que le reflet d’une scène d’un lointain passé ou d’un désir depuis longtemps satisfait, et qu’elle n’a aucune substance réelle ni aucune raison d’être autre que celle qui relève du mental de l’observateur lui-même. Si la rareté de la vision, le mystère de sa production, l’intoxication psychique de l’observateur pouvaient être mis en évidence ou vérifié, ces visions n’auraient pas plus d’importance ni d’intérêt que n’importe quel paysage fugace que l’on peut observer de la fenêtre d’une auto. La persistance et l’auto-illusion inconsciente de l’individu qui a occasionnellement des visions d’une grande beauté et d’une remarquable grandeur, dépassant de loin ce qu’on peut observer sur le plan terrestre et en apparence aussi réelles, servent à l’aveugler de sorte qu’il n’acceptera pas la vérité de ceux qui savent avec certitude de quoi ils parlent. La séduction exercée sur son mental le rend incapable de percevoir que ceci occasionne un dommage incroyable à la cause de l’occultisme. Si cette personne était disposée à apprendre, et à apprendre de la seule façon possible, son sens psychique serait si développé qu’il serait très possible pour elle de se mettre en corrélation avec des ordres de vie supérieurs à partir desquels elle pourrait prouver à sa propre satisfaction la vérité de ce que nous vous disons actuellement. Chez un médium de ce genre, le désir de gratification personnelle prendrait presque invariablement la fuite avec le pouvoir d’auto-analyse, car l’admiration et l’émerveillement de ceux de ses fidèles qui sont incapables de percevoir de semblables visions ont tendance à créer chez lui un esprit d’autosuffisance et de fierté égotiste envers son pouvoir. Il ne peut ainsi accéder au discipulat de la Loge Blanche, et il devient finalement une épave mentale, à moins qu’une grande tristesse ou une souffrance intense et prolongée n’annihilent ces limitations personnelles présentes en lui et ne le ramène « aux pieds du Christ » où, avec une humilité véritable, il lui deviendra de nouveau possible de reprendre son éducation psychique à l’endroit où elle avait initialement débuté.

HILARION - Temple 3 - Leçon 516
image_pdfEnregistrerimage_printImprimer