LA SURABONDANCE DE VIE

Les déchets végétaux, animaux et humains fournissent la substance au sein de laquelle prend place une action chimique – au moyen des divers gaz – permettant de retourner au sol les précieux éléments qui en ont été tirés afin d’approvisionner la vie organique en nutriments. Une action chimique similaire existe aussi pour les déchets ou la surabondance de substance du bas astral provenant de l’action du mental inférieur.

Le fait que la nature soit si prolifique et produise tellement plus de formes – apparemment sans valeur – de vie végétale, animale et humaine, que ce qui est normalement requis pour la réalisation de tout plan d’évolution connu, a toujours été une source de grande surprise pour les races humaines. Il y a surabondance de vie végétale qui rend le travail du laboureur du sol tellement plus difficile qu’il ne le serait autrement ; il existe des hordes d’animaux et d’insectes qui détruisent les fruits de son travail ; il se trouve des innombrables millions d’êtres humains qui sont comme de gros boulets au cou des personnes autonomes et industrieuses à qui l’on a fait croire qu’elles en sont, en un sens, responsables.

Si les divers systèmes religieux éclairent quelque peu certains de ces mystères, il reste que l’importance de la surabondance des vies dans les différentes lignes intérieures de vie n’a pas été comprise. Les formes supérieures de la vie humaine dépendent tout autant des formes inférieures pour leur nourriture spirituelle que le laboureur est redevable aux déchets animaux et végétaux pour ses cultures.

Si on désire comprendre ce sujet un tant soit peu, il faut garder à l’esprit l’interdépendance et l’interpénétration de tous les degrés de la substance sur tous les plans de la vie. Dans la nature, il n’existe pas une seule forme de matière non nécessaire ou inutile, et l’humanité dépend tout autant des prétendues mauvaises herbes sans valeur et des insectes destructeurs que de toutes les autres formes de nourriture qu’il utilise pour s’alimenter. Si ce n’était du fait que les mauvaises herbes attirent à elles et transmutent les gaz nocifs, qu’elles retournent au sol à leur mort, et si ce n’était du fait que les insectes transmutent des formes de vie encore plus destructrices, l’humanité ne pourrait pas vivre sur Terre.

Si ce n’étaient des problèmes que doivent affronter les individus plus hautement développés de l’humanité, en raison de la surabondance des phases de vie inférieures, donc moins développées, leur esprit s’atrophierait. En effet, il est nécessaire pour eux de recevoir un stimulus, et pour produire ce stimulus, ils doivent profiter des avantages provenant des deux pôles de la nature humaine.

HILARION - Temple 2 - Leçon 298
image_pdfEnregistrerimage_printImprimer