Le Créateur Suprême de l’univers a semé dans le cœur de chaque être humain une graine spirituelle, l’aspiration fondamentale à la vertu, aspiration semblable à la sienne. Chez la grande majorité des gens, cette aspiration a été anéantie par la satisfaction des désirs sensuels du corps physique. Lorsque le contraire se produit et que l’aspiration à la vertu ou à la réalisation spirituelle est prédominante, nous trouvons ce que nous appelons généralement un homme bon ou une femme bonne, une personne plus généreuse, plus juste et plus véridique que la majorité des êtres humains. Mais même ces individus prennent rarement conscience du facteur principal qui leur a permis de surmonter les tendances naturelles – qui les auraient éventuellement entraînées dans une direction opposée – et de rester alignés sur leur premier objectif. Ces derniers ne se rendent pas compte non plus à quel point ils sont redevables aux autres pour l’atteinte et le maintien de l’état auquel ils aspiraient.
La foi est un moteur ou un pouvoir puissant. Ainsi quel que soit le degré de succès et d’endurance qu’un homme ait atteint dans n’importe quel domaine spirituel ou matériel de la vie, ce dernier est en grande partie dû à la foi qu’une ou plusieurs personnes ont maintenu concernant son honnêteté, sa loyauté, son attachement à ses obligations et sa compétence dans le domaine choisi. Sa foi en lui-même était essentielle, mais le pouvoir dynamique de la réalisation a jailli de la foi des autres envers sa capacité d’atteindre son but.
La foi est un pouvoir spirituel. Lorsqu’elle est utilisée pour accomplir un objectif matériel, sa grande valeur réside dans le pouvoir qu’elle exerce sur la mentalité et la personnalité de l’individu pour lequel elle est employée. Elle permet à une personne de penser d’une manière constructive et efficace, et de contrer les forces inhibitrices.
Le point central de synthèse d’où s’effectue la distribution de ce pouvoir – en autant que le corps physique soit concerné – se situe dans le cœur, puis, à partir du cœur, ce pouvoir est dirigé vers le cerveau. Le cœur est le siège de l’affection ou du principe du désir, et le désir de succès dans n’importe quel domaine de la vie, lorsqu’il est présent dans le cœur de l’homme, constitue un appel silencieux à avoir foi qu’un pouvoir peut répondre à ce désir.
Je vais tenter d’illustrer d’un autre point de vue l’action de la loi divine concernant la foi. Nous allons présumer que le désir fondamental de chaque membre de la Grande Loge Blanche est d’atteindre à la vertu mentionnée précédemment et ainsi accéder aux pouvoirs spirituels que sont l’Amour et la Sagesse. Il s’ensuit naturellement qu’un désir de ce genre doit s’imprimer fortement dans le mental d’un individu. En raison de la relation intérieure qui existe entre les vrais Templiers et moi-même, ces derniers relèvent de ma compétence pour les guider à entreprendre, de la meilleure façon possible, les étapes préparatoires vers la réalisation du but qui leur a été insufflé par un désir divin. Si un Templier est fidèle aux obligations qu’il a prises, il ouvre alors la voie à un discipulat personnel, et fait ainsi appel au pouvoir de ma foi en lui. À ce moment, qu’il soit conscient ou non de l’effet de son appel n’a pas d’importance. L’appel a été répondu et le pouvoir dynamique de la foi qui est en moi a multiplié de beaucoup son pouvoir d’action. Il prendra éventuellement conscience qu’il pourra disposer d’une force additionnelle et d’un pouvoir accru d’efficacité quand bon lui semblera. Son aspiration à la vertu aura été grandement augmentée et son pouvoir de réaliser l’objectif établi par cette aspiration aura grandi dans la même mesure.
La foi répond à l’appel de la foi. Comme toute autre chose, elle est gouvernée par la loi divine, et cette loi me force à utiliser mon pouvoir pour le plus grand bien de celui qui demande cette aide, même si ce plus grand bien doit être repoussé pour une longue période de temps.
HILARION - Temple 2 - Leçon 269


