LES DIX COMMANDEMENTS DE JÉHOVAH

« Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face1 […] car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.2 »

Ainsi a parlé Jéhovah aux Hébreux par la bouche de Moïse. Et c’est avec des mots semblables ou une puissance équivalente que le Dieu Suprême du cosmos s’est adressé aux Dieux inférieurs ou aux Hôtes créateurs de tous les royaumes de la nature sur tous les plans de manifestation. Le cœur de chaque être humain qui peut répondre à l’inspiration divine accepte le commandement. Les dix commandements nous ont été transmis, à travers toutes les ères du progrès humain, par l’Entité régnante de chaque race-racine de l’humanité en manifestation. Ces commandements découlent d’une loi universelle inexorable, la « loi de centralisation », le pouvoir centralisé auquel sont soumises toutes les créatures, la centralisation de l’autorité divine.

Peu importe le nombre de Dieux inférieurs – Créateurs inférieurs ou Régents inférieurs – dans n’importe quelle division principale de l’univers, l’un de ceux-ci, le Régent de la planète ou de la race, prendra les décisions qui constitueront les ordres auxquels devront obéir les unités de sa race ou division mineure. Les Hiérarchies qui règnent sur les principales divisions des chaînes planétaires délèguent ainsi leur autorité à chacun de ces Dieux inférieurs. En d’autres mots, les ordres de l’un d’eux auront préséance sur les ordres de tout autre Régent de la même division.

Le mot « jaloux » utilisé dans le commandement cité plus haut n’a pas le même sens que celui qui se présente à l’esprit de l’homme ordinaire de l’époque actuelle. Jéhovah utilise ici les mots « Dieu jaloux » dans le sens de « Dieu zélé » – plein de zèle ou de dévouement pour l’évolution supérieure des sujets qui sont sous sa responsabilité – et non dans le sens d’un Dieu dominé par un défaut.

De plus, en utilisant les mots « qui punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération » Jéhovah parle des effets de l’action de l’un des deux aspects d’une loi immuable à laquelle il est aussi soumis que le sont toutes les autres formes de vie en manifestation – les aspects du bien et du mal de la loi des contraires. L’une des conséquences de la désobéissance à ce commandement est évidente dans les mauvais effets sur l’hérédité physique, les manquements qui ont entaché l’humanité. Le sang des masses humaines est encore aujourd’hui souillé par les manquements des races antérieures concernant la sexualité. Toute l’humanité souffre à divers degrés des effets de ces fautes sous la forme de nombreuses maladies malignes.

Si ceux qui nient l’existence d’un Dieu personnel pouvaient aussi écarter la personne de Jéhovah et considérer les dix commandements qui lui sont attribués comme ayant été inspirés par un Dieu suprême ou universel qui les aurait transmis à toute l’humanité par l’entremise d’une Hiérarchie divine, ils pourraient tout de suite se rendre compte de l’importance et de la nécessité morale et spirituelle de ces préceptes, ce qui n’est pas le cas lorsqu’ils les croient émanés d’un Dieu personnel plein de discrimination qui aurait voulu les transmettre à une seule race.

Ces dix lois morales et spirituelles ont été transmises sous différentes formes à chacune des races ou divisions de l’humanité. Toute véritable civilisation a été fondée sur ces commandements et toute civilisation décadente a été détruite en conséquence de la désobéissance systématique à ces lois. L’évolution supérieure de l’âme humaine dépend du développement des qualités morales et spirituelles, et l’obéissance aux commandements les grave de façon durable.

C’est aussi selon son obéissance et sa reconnaissance du premier commandement que dépendra la capacité d’une personne de profiter de sa mise en application des neuf autres. La même chose reste vraie, mais à un degré moindre, pour les lois humaines qui régissent le succès de n’importe quelle entreprise matérielle nécessitant une direction. Ainsi les indications d’un dirigeant devront être suivies par l’ensemble des travailleurs « avant » toute autre directive qui pourrait provenir de quelque responsable que ce soit, car ces dernières pourraient s’opposer à celles du premier. Dans tous les domaines de la vie, le succès de toute entreprise, de la plus grande à la plus petite, qu’elle soit divine ou humaine, est fonction du soutien apporté au dirigeant par tous ceux qui occupent un rang inférieur et qui sont engagés dans le perfectionnement des détails de cette entreprise. Cette loi se vérifie dans tous les royaumes de la nature.

Chaque étudiant de l’occultisme devrait non seulement se familiariser avec les dix commandements, mais aussi les étudier très sérieusement, en s’efforçant de comprendre leur sens occulte aussi bien que leur importance exotérique. Leur interprétation correcte est une partie très importante de la philosophie d’un prêtre ou d’un instructeur du Temple de l’Humanité, comme ils l’ont toujours été pour les prêtres et les instructeurs d’autres corps religieux.

1 N.D.É. Exode 20 3.

2 N.D.É. Exode 20 5-6.

HILARION - Temple 2 - Leçon 265
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