CAUSE ET EFFET

« On récolte ce que l’on sème. » Lorsque, par la connaissance et la concentration, la porte de la perception spirituelle (l’énergie spirituelle résidant dans la glande pinéale) a été ouverte et éveillée à l’action par la vibration du « Grand Souffle », lequel opère par le corps pituitaire, la conscience de l’homme passe sans entraves dans et à travers les divers états critiques de la matière qui séparent, ou plutôt unissent, les nombreux et différents états de conscience ; et il est alors possible d’observer à volonté les multitudes de vies semi-intelligentes qui habitent ces états de la matière et qui sont parfois appelées les « servantes du karma ». La loi de l’action karmique a été si peu comprise, et ses phases d’opération si déformées, que j’ai décidé de faire un autre effort pour porter à votre attention l’existence d’innombrables degrés de créatures vivantes qui ont été originellement créées par vous et par d’autres, et qui se trouvent sous le contrôle des sept souverains Seigneurs du Karma – des êtres semblables à Dieu et dont la mission cosmique est de créer, d’ajuster et d’équilibrer toutes les forces en manifestation. Une fois créées par la race humaine, au moyen de la pensée et de la parole, ces vies, naturellement, s’élèvent ou descendent au niveau des êtres qui les ont créées, en raison de leur sujétion à la loi d’affinité.

Beaucoup de légendes et de mythes anciens font référence aux mots parlés ou écrits comme à des bijoux ou à des fleurs, ou encore comme à des plantes empoisonnées ou à des elfes malveillants. Peu d’interprètes modernes admettront que ces mythes et légendes communiquent de merveilleuses vérités scientifiques et spirituelles. La plupart d’entre eux seront par conséquent incapables de voir le rapport entre ces récits et la loi que désignent les mots « On récolte ce que l’on sème »la loi de cause à effet appliquée aux mots, qu’ils aient été prononcés ou écrits, ou aux actions de l’homme. Tout cela est dû à leur incapacité d’observer l’action de leurs propres créations, les « servantes du karma ». Pour jeter un peu de lumière sur ce sujet, nous allons étudier certaines parties de l’engagement prononcé par les chélas de la Loge, lors de leur admission à l’un de ses degrés.

« Je promets de donner temps, argent et pensées, et tout ce que je peux consciencieusement offrir, pour le soutien du travail du Temple. »

Tout d’abord, considérez à qui ou à quoi vous adressez ces mots. Dans presque tous les cas, ils sont adressés à l’Être (ou aux Êtres) le plus élevé que le chéla soit capable de reconnaître, et ces mots sont transportés et enregistrés par la lumière et les sons supérieurs, sous forme d’ondes dans la conscience de cet Être. Invariablement, avant que le chéla ne soit parvenu au point de faire cette promesse, il a (ou elle a), consciemment ou inconsciemment, fait une demande d’aide ou d’assistance pour son développement personnel. En faisant cette demande, il a fait la promesse de payer, car telle est la loi. Il est donc certain que la Loge va donner cette aide, que nous saisissions ou non la méthode utilisée. Si le chéla répudie sa promesse ou néglige de la remplir, la loi elle-même forcera son accomplissement en mettant en action les « servantes » qu’il a créées. L’Être à qui la promesse a été faite est une partie active et consciente de la Divinité – un Constructeur de mondes –, et le Temple avec ses éléments constitutifs ou membres fait partie de cet Être. Sur les plans supérieurs, la substance est interchangeable. Par conséquent, une dette contractée entre deux éléments du Temple place le Constructeur de mondes dans la position d’un créditeur envers lui-même et ses parties constituantes. Et, exactement comme sur le plan de la vie terrestre, si la personnalité comme vous la connaissez vient à disparaître, les dettes, si elles n’ont pas été payées au créditeur inférieur, seront réclamées par le « Grand Créditeur », et lorsque ce moment viendra, ces dernières pourraient présenter des caractéristiques entièrement différentes.

Par conséquent, une dette de temps, de pensée et d’argent qui n’a pas été payée sera récupérée de force ; cela pourra se faire en raccourcissant la vie, en réduisant le pouvoir de penser, par la perte de mémoire, ou par toute autre méthode correspondante.

Les « servantes du karma » – les élémentaux – vivent pendant un temps défini, c’est-à-dire aussi longtemps que dure la force qui les a précipités à l’existence, ce qui est suffisamment long pour leur permettre d’accomplir leur objectif déterminé par la loi. Ensuite, elles retournent à un état de substance indifférenciée pour être rappelées sous d’autres formes, sur demande, jusqu’à ce que leur cycle particulier de nécessité soit épuisé.

Un chéla peut volontairement remplir la plus grande partie de ses obligations, et négliger ou refuser de remplir celle qui promet « amour », « protection » et « obéissance » envers les représentants de la Loge, en croyant que cette dernière a moins d’importance. Un pareil refus ou une semblable négligence pousse à l’action d’autres degrés de la même sorte de « servantes du karma », et l’amour, la protection et l’obéissance, lorsqu’elles sont refusées à un représentant ou si elles sont accordées sans la dignité requise, ou encore là où elles ne sont pas appréciées, ne serviront que d’instruments pour punir la personne qui a manqué à son engagement, ou plutôt pour l’éveiller à un sentiment du devoir négligé.

Ne faites pas l’erreur de vous imaginer qu’il y ait quoi que ce soit d’injuste ou d’arbitraire dans cette action de la loi karmique. C’est simplement l’accomplissement de la loi de justice ou d’équilibre. Car, par votre engagement dans l’état de chéla, vous avez demandé la précipitation du karma, et c’est en réponse à cette demande que le karma agit aussi rapidement et inéluctablement.

Les membres de la race humaine qui n’ont pas pris un engagement similaire sont autant responsables face à la loi que les chélas qui ont fait cette promesse. Cependant, pour ces membres, l’action de la loi est plus lente et par conséquent moins brutale dans ses effets. Le chéla qui se place sous la direction d’un Maître de la Grande Fraternité Blanche, dans le but de se développer plus rapidement que le reste de sa race, suscite toujours une précipitation plus rapide de l’action karmique.

HILARION - Temple 2 - Leçon 245
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