Les cinquième, sixième et septième souffles sont universels et sans limites. Les quatre souffles inférieurs sont concernés par les limitations de la matière des plans inférieurs d’existence qui leur correspondent. Ils participent de la nature des trois souffles supérieurs, ce qui signifie que les trois souffles des plans supérieurs deviennent les quatre souffles des plans inférieurs, en raison de la loi immuable de la matérialisation et de la cristallisation des forces spirituelles dans et avec la matière. Les « trois » deviennent « quatre » en raison de cette loi des solides, tout comme le triangle avec ses trois lignes sur une surface plane devient quatre faces lorsqu’il se transforme en un corps solide ou matériel. Le premier corps solide possible est le tétraèdre dont chaque ligne, surface et angle est rempli de vérités concernant la Divinité.
On peut brièvement définir les quatre souffles inférieurs avant de considérer le mystère du septième.
Le premier souffle. Ce souffle est purement élémental et inconscient, et c’est le plus inférieur des quatre souffles inférieurs ou extérieurs. Ce premier souffle est une respiration moléculaire rythmique, c’est-à-dire la respiration des molécules. Il est réellement le souffle astral inférieur qui, par sa répercussion sur l’enveloppe physique ou le corps, est la cause du fonctionnement de la respiration extérieure à travers les poumons. La mort survient lorsque cesse la respiration moléculaire, car la respiration extérieure de masse doit alors cesser également.
Le deuxième souffle. Il s’agit du souffle vital ou d’une pulsation rythmique – une respiration – entrant et sortant des cellules et tissus appartenant au microcosme. C’est l’équivalent, dans le microcosme, au Grand Souffle du macrocosme. C’est un aspect d’Atma dans lequel ce qui est combiné devient différencié, tout en conservant son essence synthétique.
Atma est partout. Malgré cela, sa respiration – ou son rythme inférieur – peut être modifiée, teintée ou colorée par la volonté et les désirs de la créature. Ainsi la créature – l’homme – devient un constructeur avec la Divinité et peut aider ou retarder la nature dans son objectif d’évolution, selon qu’il garde pur ou pollue le deuxième souffle par ses images – ses créations.
Le troisième souffle. Il est extérieur et constitue le pôle positif inférieur du sixième souffle, lequel est négatif sur le plan supérieur comparé au souffle atmique ou Grand Souffle. Le troisième souffle est rupique et ses impulsions respiratoires matérialisent l’essence de la forme qu’il tire du sixième souffle, permettant ainsi au principe rupique, ou principe de la forme, de se manifester. Ceci s’applique à tous les plans. Si ce souffle était absent, il serait impossible de matérialiser nos pensées ou nos idées dans quelque forme que ce soit, et le processus de la pensée serait impossible par l’intermédiaire du mental. La pensée abstraite n’est possible que sur les plans les plus élevés – ceux qu’on appelle les plans du sans-forme. La pensée sur les plans inférieurs est constituée d’une succession rapide d’images (de formes) projetées sur l’écran akashique sensible de l’appareil sensoriel interne du cerveau.
Le quatrième souffle. Ce souffle est négatif comparé au troisième et cinquième souffles. Il possède des fonctions importantes et constitue un taux respiratoire d’équilibre entre les plans inférieurs et les plans supérieurs. Le quatrième souffle est l’inhalation en toutes créatures et en toutes choses. Il est la lumière de l’intelligence – le principe connaissant – en restant passif et réceptif aux impulsions du cinquième souffle.
Le septième souffle. Les mystères les plus divins sont concentrés dans le septième souffle, qui est la respiration aurique. Le septième souffle est autocréateur – il n’a aucun organe d’action, mais chaque cellule et chaque atome respire rythmiquement avec le Tout Aurique. Lorsque le septième souffle est actif, chaque cellule, molécule et atome de la nature respire parfaitement à l’unisson avec le Tout Universel – la Grande Respiration Atmique. La respiration est la vie, spirituelle et matérielle. Les souffles de tous les plans devraient être coordonnés et, lorsque ceci est accompli, l’homme devient plus qu’un homme, il devient un Maître de la vie – un Maître de la respiration – et est omnipotent.
Une moitié de l’homme est morte, devenue un cadavre, ou disons plutôt qu’une moitié n’est pas encore née. Elle n’a pas de souffle. Chaque centre, organe, cellule ou tissu devrait respirer – avoir sa vibration ou expression rythmique propre. C’est ainsi que les potentiels intérieurs sont libérés, tout comme dans la semence qui exprime son potentiel germinatif par sa croissance. Chaque chose vivante respire et, comme tout est vivant, tout respire, incluant les minéraux. Il y a toujours, parmi les sept souffles, l’un ou l’autre qui est utilisé, selon le plan et le degré de la matière impliquée. La science moderne illustre ceci dans le cas des graines qui respirent, prenant de l’oxygène et redonnant du dioxyde de carbone. La plupart des graines vont mourir rapidement si elles sont placées dans des récipients hermétiques à l’air. Lorsqu’elles sont sur le point de germer, de se réveiller, les graines respirent plus rapidement et exigent plus d’air. Les minéraux utilisent le souffle intérieur de la nature universelle. La respiration du Soleil possède une durée de onze années. L’embryon de l’enfant à naître utilise aussi la respiration intérieure, la mère représentant la nature universelle. Le septième souffle, ou souffle aurique, est une respiration synchronisée sur tous les plans du Soi simultanément, et ce souffle synthétique établit une complète corrélation entre l’homme et le Soi Supérieur. Le souffle aurique marque en réalité l’association de l’individuel et de l’universel. Il constitue la véritable expression du Verbe Sacré – le Nom ineffable –, car tous les plans du Soi, et toutes les cellules et tous les atomes de ces plans sont en harmonie d’aspiration avec la Conscience divine.
HILARION - Temple 2 - Leçon 241 - Juillet 1923


