LA LOI UNIVERSELLE

L’univers prend de l’expansion sous l’action du souffle de Feu (l’Esprit, le Père) au commencement d’un Maha Youga (un Grand Âge) et se contracte sous l’action du souffle de la Substance (la Mère) à la fin de cette période. Le degré d’expansion et de contraction dépend de l’impulsion divine émise à partir du centre de toute vie. Dans chacun des systèmes solaires, chaque atome subit une expansion ou une contraction équivalente au lever ou au coucher du Soleil, à l’intérieur de son champ d’activité propre, et cette influence repose sur l’impulsion produite par le Soleil lorsqu’il se trouve au zénith de tout endroit sur n’importe quelle planète du système solaire.

Lorsque l’homme transforme ses nuits en jour au moyen de la lumière artificielle, pour le travail ou le plaisir, il doit souffrir inévitablement du résultat de cette action qui s’oppose à la loi naturelle. Le corps physique tombe naturellement dans une condition plus ou moins comateuse lorsque l’énergie de contraction s’établit dans ses atomes au coucher du Soleil. Et si l’homme oppose sa volonté à la loi naturelle qui gouverne le mouvement, au moment où son corps est sujet aux forces de contraction de l’orbe solaire, il place l’ensemble de ce corps dans une condition inharmonieuse. Dans un cas semblable, les forces d’attraction et de répulsion sont en guerre dans son corps, chacune luttant pour usurper le pouvoir de l’autre de manière à ce qu’aucune d’entre elles ne puisse tout à fait remplir ses fonctions naturelles. Par conséquent, beaucoup d’énergie de cohésion – la force qui maintient associés les éléments d’un même corps et qui est transmise depuis le centre du cœur lorsque les courants de vie s’écoulent naturellement de ce centre dans un mouvement de va-et-vient – est perdue. L’énergie d’expansion des courants vitaux est entravée et la cellule ne rencontre pas d’opportunité de croissance et de développement. C’est pourquoi la dégénérescence s’installe dans le nucléole des cellules avant que le cycle de vie attribué à l’Ego incarné ne soit complété.

Les mêmes lois gouvernent toutes les formes de vie organisées à un degré plus ou moins grand, c’est-à-dire en fonction de la perfection ou de l’imperfection du corps organisé, que ce corps soit créé par la volonté divine ou humaine. Si les parties constituantes d’un corps, les membres d’une organisation créée par l’homme, utilisent l’aspect « nuit » de leur nature (les effets de l’action du mental inférieur) dans le but de faire obstruction aux fonctions du mental supérieur (l’aspect « jour » de leur nature symbolisé par le point central du corps qui est chargé de l’organisation et qui correspond au Soleil), la force qui associe les éléments du corps, l’énergie de cohésion du point central, ne peut plus exercer le même pouvoir ; l’énergie d’expansion du corps est alors coupée, et la croissance de ce dernier est entravée.

En ne comprenant pas le travail de la loi naturelle ou en n’appliquant pas leur connaissance, la majorité des étudiants de la philosophie que nous avons envoyés au monde occidental par l’entremise d’H.P. Blavatsky ont permis aux qualités du mental inférieur d’usurper les fonctions ou les attributs du mental supérieur. Ils ont orienté les courants de suspicion, leur intérêt personnel ainsi que les troubles entre factions vers le centre naturel du cœur – les représentants officiels des Initiés –, et détourné d’elle [H.P. Blavatsky] les forces vitales de sympathie, de compréhension et de soutien loyal dont dépendait le travail de sa vie. Pour autant que les dits étudiants étaient concernés, elle ne pouvait plus utiliser les courants de force de la Grande Loge Blanche à leur avantage, parce qu’ils avaient perdu le pouvoir d’attraction qui dirigeait ces courants vers eux. Et ils sont tombés sous l’influence de tout ce qui avait le pouvoir de les attirer dans le monde en général. Tout ceci étant vrai, il tombe sous le sens qu’il ne pouvait exister de véhicule permanent et parfait pour la transmission continue des courants de la Grande Loge Blanche tant qu’un noyau suffisant de personnes pouvant comprendre les lois et les respecter ne fut réuni – c’est-à-dire un noyau de disciples suffisamment attentifs à leur développement ainsi qu’au développement des races de la Terre pour produire un effort persistant et déterminé, afin de dominer les qualités du soi inférieur mentionnées plus haut et de permettre aux attributs du Soi Supérieur d’utiliser les forces naturelles des disciples, et amener ainsi l’expansion du corps [théosophique].

Avec la fin de l’élaboration de ce corps [théosophique], la question de la dignité, de la capacité et du pouvoir du centre choisi – l’agent – ne se pose pas. Le corps sait, au-delà de tout doute, qu’il a reçu exactement ce qu’il a demandé aux Initiés en raison de son aspiration et de sa dévotion, et que son développement dépend de sa propre conduite envers son centre du cœur.

En étant déloyal vis-à-vis d’H.P.B. et de ses enseignements, un disciple pourrait difficilement être sincère vis-à-vis du présent agent de la Loge, parce qu’il ne pourrait se libérer du karma de cette offense en un si court laps de temps et être encore en incarnation, sauf par un effort surhumain que l’homme moyen serait incapable de fournir. Ceci explique l’échec abject d’un si grand nombre parmi les étudiants des premiers jours, ainsi que leur continuelle dérive d’un point à l’autre.

HILARION - Temple 2 - Leçon 189
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