Si les victimes des pratiques de Magie Noire connaissaient les causes aussi bien que les effets de certains poisons que produisent et distribuent continuellement les fervents de la Magie Noire, ils seraient capables de se protéger eux-mêmes, et en même temps d’éliminer les effets de ces vicieuses actions, qui, si on n’agit pas, pourraient finir par anéantir toute la race humaine.
Pour vous donner une idée du rationnel et de l’effet final de ce qui peut avoir été, à l’origine, la simple recherche d’un désir méchant, ou qui peut être une tentative délibérée de détruire une autre créature vivante, il faut considérer la motivation, l’action astrale, les effets pathologiques et le résultat final de l’action à l’étude. Un instrument de la Fraternité Noire, ou un instrument inconscient de ses propres désirs mauvais, poussé par un désir personnel puissant, peut générer dans sa propre sphère mentale, au moyen d’une force de pensée rapide et concentrée, une situation comparable à celle qui est produite dans la crème par un brassage constant, c’est-à-dire que l’action rapide de la pensée sépare certains éléments ioniques de l’énergie mentale des autres parties, tout comme le beurre se sépare et laisse un résidu.
Ces éléments, en combinaison avec d’autres d’un caractère opposé, sont normalement bénéfiques, mais ils deviennent destructeurs, toxiques et mortels lorsqu’ils sont isolés et dirigés consciemment vers une créature vivante.
Ils acquièrent alors un taux de vibration différent, leur texture devient plus ferme, et ils sont plus susceptibles d’être manipulés par des personnes formées à leur utilisation. À cause de leur nature incisive, pénétrante et destructrice, lorsqu’ils attaquent une victime, ils ne peuvent pas être enlevés facilement tant que leur travail mortel n’est pas terminé. Les venins des serpents et les sécrétions empoisonnées des autres animaux et même de l’homme, étaient originellement tous de cette nature, et provenaient principalement d’une dépolarisation et d’une séparation, volontaire ou non, d’une forme de substance bénéfique, de sa transformation en un élément du corps d’un animal ou de l’homme, et de sa dégénérescence finale, au cours de laquelle les sécrétions sont devenues nocives.
Lorsqu’un disciple de la Loge Noire décide de se venger sur un homme ou un animal, ou encore de le tuer, il commence par générer cette force mortelle et ensuite la transmet à un autre, soit par action directe, soit par une forme plus lente d’infection. Mais ceux qui font partie des rangs supérieurs de ce groupe font attention de ne pas informer leurs disciples ou leurs dupes que l’utilisation de ce mode de génération et de transmission les infecte eux-mêmes personnellement avec le même virus, et que le résultat final de leur action sera beaucoup pire pour eux-mêmes personnellement que pour leurs victimes.
Le fait qu’un serpent puisse même, dans certaines circonstances, empoisonner un homme sans le mordre, indique la puissance de pénétration du poison. Si cela est vrai de cette matière dont les vibrations sont basses, on peut comprendre à quel point peuvent être efficaces les formes concentrées et condensées de poisons qui possèdent des vibrations supérieures, lorsqu’elles émanent d’un homme.
La méthode par laquelle le poison est injecté dans le corps d’un homme par un autre est très simple. Lorsqu’un homme a placé le dépôt dans la sphère aurique d’un autre homme, il dirige, par la force de la volonté, une quantité définie des vies de feu qui constituent ce dépôt jusqu’à un centre du bulbe rachidien. Ces vies de feu viennent alors en contact avec une catégorie de cellules très raffinées, et poussent les nucléoles de ces cellules à une action plus rapide, avec pour résultat que la nature même de ces cellules est changée.
Elles commencent par enfler, se désagrègent, puis se brisent et se liquéfient partiellement. Ensuite, infectées par la nature des vies élémentaires qui les ont poussées à l’action, elles se rendent jusqu’aux ganglions nerveux connecteurs et sont transportées de là jusqu’au nerf pneumogastrique, puis à la neuvième paire de nerfs et de là, par le fluide nerveux, dans toutes les parties du corps.
En pareil cas, la personne infectée commence bientôt à avoir des crises de dépression nerveuse ou apathique, marquées par des soupçons, des spéculations morbides, un désir d’isolement et fréquemment des manifestations sexuelles particulières.
Finalement, les cloisons des nerfs se brisent et le fluide nerveux, qui dans des conditions normales vivifierait tout le système nerveux, est confiné à des espaces plus petits dans lesquels, à cause de sa concentration et de son pouvoir de désintégration, il détruit tous les centres nerveux avec lesquels il vient en contact.
J’ai dit que cette méthode pourrait détruire une race entière, et c’est parce qu’un esprit et un corps ainsi infectés peuvent infecter tous ceux avec qui ils entrent en contact, alors que leurs victimes peuvent être entièrement inconscientes de l’existence de ce pouvoir, ou de l’intention de celui qui a produit le poison. Par conséquent, les victimes peuvent ne rien faire pour neutraliser le poison et l’infection peut se manifester sous la forme de maladie, comme, par exemple, une terrible épidémie.
Lorsque le tissu nerveux se brise ou devient inutilisable dans un organe vital, l’organe devient incapable de se débarrasser des produits empoisonnés qui résultent naturellement de l’action chimique.
Un esprit et un corps infectés de cette façon vont souvent transmettre à d’autres, involontairement, le poison qui les a infectés. Ce sont la pureté de l’esprit ainsi que la force et la vitalité du corps des gens infectés qui peuvent empêcher le poison de s’installer dans leur propre sphère aurique, comme lors de la première infection, avec tous ses effets secondaires, qui peuvent être même la folie et la mort. En vérité, nos vies dépendent les unes des autres. Qui peut imaginer l’effet karmique d’un acte délibéré de cette nature pour la personne qui commet le crime ?
HILARION - Temple 1 - Leçon 100


