Courte exposition de la Parole – LAGHUVAKYAVRTTI

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  1. Le corps de chair est grossier, le corps constitutif des désirs associés aux facultés de perception et d’action, au prana, à la buddhi et au manas constitue le subtil.
  2. L’Ignorance constitue le causal. La Pure Conscience en est leur Témoin, leur Illuminateur. La réflexion de la Pure Conscience sur la buddhi est l’agent du bien et du mal.
  3. Cette (conscience réfléchie) transmigre ainsi toujours dans les deux mondes sous les impulsions de l’action. Aussi faut-il discriminer avec un suprême effort la Pure Conscience de sa réflexion.
  4. Pendant les états de veille et de rêve ont lieu les relations et activités de la conscience réfléchie, alors que dans le sommeil profond cette conscience réfléchie étant absorbée, la Pure Conscience illumine l’Ignorance.
  5. Dans l’état de veille aussi, l’état calme de la pensée est illuminé par la Pure Conscience. Et les activités de la buddhi, objets de cette illumination, sont révélées en conjonction (du fait de) la réflexion de la Pure Conscience.
  6. L’eau chauffée au feu acquiert de la chaleur et devient capable de chauffer les corps. De même la buddhi, illuminée par la Pure Conscience, acquiert sa réflexion et (de ce fait) révèle les autres objets.
  7. Les notions de bien et de mal, dans la forme etc… sont des activités de la buddhi. La Pure Conscience est considérée comme illuminant ces activités ensemble avec les objets (des sens).
  8. La Conscience absolue est distincte de la forme et des notions de bien et de mal. Elle se tient vraiment derrière les connaissances discursives de forme, de goût, etc…
  9. Les modifications de la buddhi varient à tout moment mais pas la Conscience. La Conscience est immobile dans les modifications de la buddhi comme le fil dans les perles.
  10. Le fil, recouvert par les perles, est perçu entre deux perles. De même la Conscience, cachée par les modifications, brille clairement entre deux modifications.
  11. Lorsqu’une modification précédente se calme alors qu’une autre n’est pas encore apparue, la Conscience non modifiée brille alors clairement.
  12. Aussi la suppression d’une modification peut être exercée avec soin par les aspirants à l’expérience du Brahman, par degrés d’un, deux ou trois moments.
  13. Ce jiva avec modifications devient Brahman indifférencié par l’enseignement  » Je suis Brahman « . Cet objet est expliqué ici.
  14. La conscience réfléchie avec modifications que Je suis est une avec (la Conscience) sans modifications. Ces modifications qui sont évidentes par elles-mêmes doivent être supprimées par tous les efforts.
  15. Si l’on est capable de leur suppression totale, on atteint le samadhi cher aux sages. En cas d’incapacité, sa propre « brahmanité » doit être poursuivie avec foi en contrôlant (les modifications) (même) pour un moment.
  16. Une personne pleine de foi peut méditer sur sa propre « brahmanité » par les moyens de la buddhi. Ayant compris d’une manière certaine les termes de l’enseignement (« Je suis Brahman »), on peut pratiquer cela toujours, selon sa capacité.
  17. Les sages connaissent la pratique de la brahmanité comme la réflexion sur Cela, la discussion sur Cela, l’éclaircissement mutuel sur Cela et le fait de chérir Cela comme la seule suprême fin.
  18. Lorsqu’existe la ferme pensée de l’identité de l’atman et de Brahman, comme il y a pensée de l’identité de l’âme et du corps, on a fait ce que l’on devait faire. Un tel être est libre, il n’y a pas de doute ici. Il peut alors quitter son corps quand et où il veut.
Shri-Shankaracharya (8ième siècle) – à partir de la traduction de Gaura Krishna
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