Ce que j’ai laissé entendre précédemment concernant la première enveloppe, ou enveloppe huileuse, des atomes du principe de vie manifesté dans la chair des êtres humains et des animaux, devrait indiquer la bonne avenue de recherche à ceux qui s’intéressent à la physiologie.
Toute force ou substance capable de liquéfier ou de solidifier cette substance huileuse, qui constitue une forme particulière de matière dans tous les organismes vivants, peut modifier ou accroître l’action du principe vital dans les cellules de cet organisme.
La chaleur et le froid semblent avoir cet effet, bien qu’en réalité ni l’une ni l’autre ne soit la cause première de cette action. Ce pouvoir réside dans l’énergie électrique qui élève ou abaisse les vibrations des molécules qui ont été polarisées pour produire soit de la chaleur, soit du froid.
Les résultats de l’action de certains éléments chimiques qui participent à la production de l’électricité vitale (dont certains sont tirés de protéines, d’hydrates de carbone, etc.) sur la substance huileuse sont similaires à ceux observés lors de l’application directe de la chaleur ou du froid.
En réalité, le froid n’est que l’absence de chaleur ; ce n’est pas une énergie active. La solidification de la substance huileuse par le froid est le résultat d’une paralysie temporaire causée par l’inhibition du courant électrique négatif entre le centre et la périphérie des noyaux. Lorsque l’action normale des courants positif et négatif est rétablie, la substance huileuse reprend son état d’origine.
L’action produite directement par l’énergie électrique, ou indirectement par l’application de la chaleur ou du froid, cause d’importantes modifications à tout organe du corps humain, en raison de son effet sur cette combinaison particulière de force et de substance connue comme le principe de vie, et sur son enveloppe huileuse, qui constitue la forme de matière appelée éther nerveux ou fluide nerveux. Les hallucinations du patient fiévreux ou gelé, ou les visions du plan psychique inférieur, particulièrement dans les cas de maladie mentale, sont essentiellement causées par l’excitation (accroissement ou diminution des vibrations) des molécules qui composent le fluide nerveux au moyen de l’énergie électrique vitale. Toutefois, l’application de cette force à la substance huileuse ne pourrait pas générer ces effets sans l’interaction qui se produit entre l’enveloppe, qui est chargée négativement, et le principe de vie qui se trouve dans le nucléole. L’enveloppe, combinée aux éléments de l’eau qui lui sont étroitement associés, forme autour du nucléole une carapace qui isole l’atome de feu et, en abaissant ses vibrations, le maintient dans un état de sujétion temporaire. Sans cela, l’atome ne pourrait être enfermé dans la matière, comme il l’est maintenant dans tous les organismes sains.
Lorsque la substance huileuse est modifiée par une maladie ou une action chimique entraînant une désintégration de la masse, les nucléoles des centres nerveux du cerveau sont mis en contact plus étroit avec les organes internes des sens, et les vibrations accélérées de ces derniers ouvrent le plan astral inférieur aux sens de la vue et de l’ouïe.
Différents éléments peuvent apparemment produire des changements bénéfiques dans la substance huileuse, en remplaçant les cellules abîmées ou en restaurant temporairement leur état normal, mais il est dangereux de les utiliser tant qu’on ne comprendra pas mieux le principe de vie. En effet, les forces générées par ces éléments pourraient s’avérer trop puissantes, et cet excès de force vitale pourrait tuer le patient. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est l’excès de vie qui tue – et non sa carence.
Si on employait à la recherche et à l’expérimentation sur les formes supérieures de la matière que sont la vie et le feu, la moitié des efforts, des études et du temps que l’on consacre actuellement à l’étude des formes inférieures, on serait beaucoup plus près de comprendre les grands mystères de la vie. C’est le point central de tout corps manifesté, qu’il s’agisse d’un monde, d’un univers ou d’un organe, qui contient le plus profond mystère de la vie, et ce point central est un atome de feu.
Toute vie, des molécules de la cellule jusqu’aux étoiles des cieux, se meut du centre vers la circonférence, dans des spirales sans cesse reprises, puis retourne vers le centre. C’est au centre de tous les êtres vivants que sont générées les forces électromagnétiques qui contrôlent leurs courants de vie, mais le chercheur moyen n’acceptera jamais l’idée qu’on puisse contrôler la matière grossière au moyen des formes supérieures de substance que sont la volonté, l’intellect et les émotions. Dans certains cas, ce chercheur concédera que ceux-ci sont des effets de l’énergie. Il n’acceptera cependant jamais qu’ils puissent être non seulement des effets et des causes, mais aussi que les effets constituent des états de la matière, qui peuvent être dirigés par la conscience supérieure de l’homme, son âme.
Il y a une grande différence entre l’acte conscient de l’Initié, qui libère et rappelle son corps astral à volonté, et celui de l’homme qui, par faiblesse, laisse son corps astral osciller entre deux plans jusqu’à ce qu’il ne parvienne plus à le contrôler. Le premier possède un contrôle absolu sur la substance de l’enveloppe huileuse du principe de vie. Cette même substance, dans le corps du second, est malade ou détériorée.
1 – N.D.É. Pour le théosophe, le nucléole est une structure psychique qui se trouve au centre du noyau, et qui est le point de contact de la cellule avec Atma, l’énergie psychique.
HILARION - Temple 1 - Leçon 10


