LES NOMS

Aussi longtemps que l’homme en tant qu’individu n’a pas atteint le dernier Ordre du Quatrième degré de la Loge – l’humanité –, il reçoit un nom selon le bon plaisir de ses parents ou de ses amis. Ce nom l’investit, devient une partie de lui et joue un rôle spécifique dans son évolution.

Lorsque ses efforts personnels l’amènent à la fin du Quatrième Degré et qu’il devient alors conscient de la grande Unité et de sa relation individuelle avec elle, il entre dans la nouvelle naissance (Initiation). Il reçoit un nouveau nom, le nom par lequel il sera par la suite connu de tous les autres éléments composant l’Ordre dans lequel il entre, mais non des associés qu’il a dépassés dans les degrés inférieurs. Ce nom est sa possession la plus sacrée, et il ne doit jamais être « prononcé en vain », c’est-à-dire inutilement. Il est d’abord prononcé par le Hiérophante de l’Ordre dans lequel il entre ; il a commencé son processus d’élaboration dès la première incarnation de l’Ego dans la forme humaine, et il donne une indication des qualités – talents – qui ont atteint leur point le plus élevé, le plus haut degré pouvant être obtenu alors que l’Ego est étroitement lié à la substance physique.

Le nombre, la couleur et le son – des principes fondamentaux de chacune de ces qualités ou des forces spirituelles – ont lentement changé leur taux vibratoire à mesure que, durant les cycles précédents, formes après formes se sont succédé. Ayant atteint le plus haut taux vibratoire possible, elles ont créé au moyen de cette action le seul nom qui pouvait interpréter correctement ou donner une indication juste de la personnalité à laquelle il est attaché.

Si les parents comprenaient pleinement à quel point la répétition constante et l’association de n’importe quel mot ou nom à un corps physique a le pouvoir d’influencer et d’agir autant sur le caractère que sur la formation des tissus de ce corps, ils feraient plus attention au choix du nom de leurs enfants. Même si ces parents ne pourraient pas choisir le nom correct d’un enfant hautement évolué selon les méthodes des Initiés, ils pourraient à tout le moins choisir un nom qui serait indicateur des attributs élevés et nobles d’autres expressions de la vie. Ils pourraient ainsi solliciter l’influence qui correspond à ces noms afin de faciliter l’évolution de leur enfant au lieu, comme c’est si fréquemment le cas, de les charger du poids d’un groupe de lettres sans signification, sans caractère ou encore inapproprié qui jouera à son détriment plutôt que de l’aider.

L’importance du nom est indiquée dans de nombreux passages de la Bible. Jéhovah interdit de prononcer son nom en vain. Les disciples de Jésus étaient suppliés de faire leurs bonnes œuvres au nom du Christ. On vous a enseigné que la mauvaise utilisation de toute force spirituelle est le pire des crimes. Je vous ai montré que le véritable nom est un assemblage de forces spirituelles. En conséquence, il ne vous sera pas difficile de saisir la principale raison qui se trouve derrière l’émission de sons vocaux appartenant à la catégorie de forces auxquelles j’ai fait allusion. Chaque lettre correspond à un nombre ésotérique, et les nombres sont sacrés et secrets, non pas seulement parce qu’ils indiquent le taux vibratoire, mais parce qu’ils sont ces taux vibratoire. Avec le premier frémissement de l’œuf cosmique, le nombre « un » est né en tant qu’entité manifestée.

L’homme a épuisé toutes les méthodes, tous les plans qu’il connaissait, sauf un, afin de faire de ce monde une demeure appropriée pour une âme immortelle, et ce plan est celui de la non-résistance. Est-ce que la nécessité de la survie va le conduire à accepter ce plan et la perfection qui s’ensuivra, ou va-t-il continuer à gaspiller ses occasions jusqu’à ce que le grand « marteau » s’abatte et que le clou s’enfonce ? Est-ce que la torture de l’esprit et du corps, la perte et le désespoir vont éventuellement le tourner vers une pleine investigation de ce plan afin qu’il puisse ainsi apprendre que la non-résistance est l’aspect positif de la résistance et, qu’étant positive, elle doit être la bonne, la première cause de tout le bien qui peut s’ensuivre ?

HILARION - Temple 3 - Leçon 475
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