Assurez-vous de bien connaître votre but, vos objectifs, avant de faire des efforts pour entrer sur le sentier de l’union consciente avec le Divin. Si tel est votre cas, alors votre chemin est tout tracé. C’est le renoncement, à partir de maintenant et jusqu’au bout. Esprit et matière ne peuvent se rencontrer ; l’un des deux doit disparaître devant la face de l’autre. Vous ne pouvez pas atteindre les sommets de la réalisation de soi si vos épaules plient sous le lourd fardeau que produit la complaisance envers soi-même. Vous ne pouvez pas vous purifier à l’aide des passions. Vous ne pouvez pas devenir altruiste en étant égoïste. Si vous êtes certain que vous n’avez pas la force, la volonté ou une raison suffisante pour emprunter le sentier le plus difficile, contentez-vous d’un sentier plus facile, en gardant à l’esprit un idéal plus élevé, jusqu’à ce que vous soyez capable de cheminer sur un sentier plus difficile. Si vous faites de votre mieux sur un niveau inférieur, le moment viendra où vous serez capable d’entreprendre le niveau supérieur.
Tant qu’un néophyte n’a pas atteint le point où il peut, au sens figuré, faire de son soi inférieur un prisonnier dans le box des accusés, devant son juge (son Soi Supérieur), répondre simplement et en toute honnêteté à chaque question posée par le procureur aussi bien que par son avocat – quelles que soient les blessures que cela pourrait causer à son égotisme, quelle que soit sa peur des conséquences et peu importent les innombrables hordes de démons blessants et embarrassants, sous la forme d’excuses et d’explications suscitées par ses passions, son orgueil et son égoïsme –, et se résoudre à se conformer aux décisions et à accepter sans poser de questions l’évaluation de son juge quant à sa culpabilité, affrontant ainsi son soi inférieur honnêtement et sans détour, jusqu’à ce qu’il puisse agir ainsi, il n’y a aucune chance pour lui de pouvoir surmonter ses limitations et atteindre un point où il lui sera possible d’arriver jusqu’au Maître. Car, aussi longtemps qu’il n’est pas pleinement conscient des conditions à remplir, des armes qu’il a le droit d’utiliser, du caractère et des possibilités des ennemis qu’il doit vaincre, et aussi longtemps qu’il n’est pas disposé à accepter l’évaluation du Maître quant aux possibilités de tirer profit de la supervision personnelle de ce dernier, le néophyte perdra son temps et ses efforts. Et il ne se trouve aucune autre façon de s’assurer d’être suffisamment préparé pour avancer.
HILARION - Temple 3 - Leçon 342


