C’est un fait bien connu que le tournoiement rapide et continu du corps, comme il est pratiqué dans la secte religieuse de stricte observance connue sous le nom de « derviches tourneurs », produit une exaltation qui peut aboutir à une transe – une séparation temporaire du corps astral inférieur et du corps physique. Également, les mouvements effectués par les danseurs dans une valse ordinaire produisent un état rêveur léthargique du corps et de l’esprit. D’autres mouvements appartenant aux différentes danses produisent aussi divers degrés d’exaltation ou de léthargie chez les danseurs, selon la rapidité, le rythme ou le ralentissement du mouvement. Tous ces mouvements variés tendent à éveiller diverses sensations dans l’esprit et le corps par leur action sur des centres nerveux sensoriels en produisant des effets précis dans la vie de l’homme. Par des mouvements semblables ou identiques, selon le temps et le rythme, il s’établit dans les différents corps planétaires d’un système des influences correspondantes à celles résultant des mouvements de l’homme mentionnés plus haut. Ce sont ces influences qui, lorsque transférées aux centres auriques de l’humanité par la force d’attraction et laissées là intactes, accroissent, modifient ou diminuent les vibrations, et par conséquent déterminent dans une grande mesure la vie et la carrière de l’homme, car ce dernier est en grande partie soumis à la sensation. L’homme, la Monade divine, n’est à la merci d’aucune de ces influences, car il possède la volonté et le pouvoir de changer les impulsions vibratoires de son corps et, par conséquent, de changer les influences qui le dominent.
L’aura de l’homme est un embryon de corps céleste : un corps céleste dans un processus d’évolution, depuis les stades primaires d’un centre laya inactif jusqu’à ceux d’un soleil actif. Ce centre laya primaire a toujours attiré et attire toujours la poussière des étoiles, les influences emmagasinées de soleils et de constellations depuis longtemps désintégrés, dont les régents ont transité vers des états spirituels de l’être au-delà de toute possibilité de calcul pour l’homme, laissant leur empreinte sur la masse de matière qui constitue leur véhicule visible de manifestation. Les condensations physiques de cette poussière d’étoiles, vivement éveillée à l’impulsion spirituelle qui lui fut donnée par le défunt régent, a été et est toujours attirée vers l’environnement de l’être humain, et sert à construire les divers corps physiques des Monades spirituelles qui étaient les unités de force des centres laya originaux. En fait, les corps des règnes humain et animal sont composés des vêtements rejetés des Dieux et des Archanges actuels, et ces corps, à leur tour, fourniront des véhicules à des entités spirituelles inférieures à mesure que le temps passera.
Si l’étudiant permet que se fixe dans son esprit l’idée qu’il est absolument dominé par les influences planétaires, il deviendra l’esclave ou le terrain de jeu de certains ordres de créatures mi-conscientes et irresponsables qui résident dans toutes les sphères planétaires ; et chaque pensée-force contraignante de ce genre qu’il émet sert à renforcer son asservissement. C’est simplement à la mesure de sa reconnaissance de la nature des influences dominantes qui régissent n’importe quelles étoiles ou planètes de son système solaire – et par conséquent la nature des influences qu’il doit combattre ou attirer à lui, selon le cas – qu’il profitera de la recherche astrologique.
HILARION - Temple 2 - Leçon 327


