POURQUOI LE GASPILLAGE EST UN MAL
Dans les commandements donnés par Jéhovah aux Hébreux, il est dit : « Tu ne tueras point». Ce commandement est supposé s’appliquer au meurtre, mais les conséquences à plus long terme sur le fait de retirer la vie à d’autres formes sont à peine prises en considération – si elles le sont jamais – par la majorité des gens de la Terre. Le fait que chaque molécule de matière est une vie consciente sur le chemin de l’évolution fournit matière à réflexion, même lorsqu’il s’agit de prendre les vies du règne animal, végétal ou minéral. Mais, si ces vies sont sacrifiées afin de fournir de la nourriture à des formes de vie supérieures, ces vies inférieures reçoivent une impulsion de croissance résultant de leur contact étroit et de leur association avec d’autres hiérarchies de vies inférieures qui ont déjà été élevées vers d’autres règnes de la nature – ces vies qui sont devenues la substance fondamentale du sang et des tissus comme résultat de leur sacrifice forcé. Comme les vies inférieures sont nécessairement sacrifiées pour la croissance et le développement de l’homme, de même que pour celles d’autres vies inférieures, le karma d’une semblable action est ainsi surmonté. L’interdépendance des deux formes de vie est établie par la loi divine. Mais, lorsque l’homme tue volontairement et dépense ces vies à cause de son manque d’attention, de sa cruauté ou de son égoïsme, sous quelque forme qu’elles arrivent entre ses mains, il commet le péché qui a été nommé « meurtre ».
Il n’est pas étonnant que, dans toutes les langues, un si grand nombre de proverbes aient été développés autour de l’idée du gaspillage. En effet, à un moment donné, la sévère leçon qu’enseigne le gaspillage peut très bien se manifester dans la maison même du gaspilleur et causer un résultat accablant. L’âme elle-même envoie un cri d’avertissement à chaque personne sensitive lorsqu’elle se trouve confrontée au gaspillage sous quelque forme que ce soit, et le mental se refusera alors à faire ce gaspillage, à moins que la personne en question ne soit pas suffisamment développée pour entendre ce cri ou qu’elle ait rejeté l’appel de son âme pendant une période de temps si longue que l’âme ne peut plus incliner cette personne à l’action. Cette dernière ne peut réaliser que, par le gaspillage de la nourriture matérielle qui l’aurait maintenue en vie, elle est obligée de prendre – ou encore incite les autres à prendre par l’acquisition des leurs produits – d’innombrables autres vies qui auraient pu être laissées à leur développement naturel. Elle est, de ce fait, responsable du crime commis contre la loi divine. Inutile pour elle de dire qu’elle n’a pas de responsabilité dans le fait d’avoir pris des vies supplémentaires ou que les produits alimentaires seraient restés inutilisées sur les tablettes si elle ne les avait pas achetés, parce que cela n’est pas la vérité.
La loi de l’offre et de la demande prendrait soin de toutes ces questions si l’homme voulait vivre suffisamment près de la nature et permettre à la loi de travailler pour lui. Mais, il a défié toutes ces lois et créé des conditions non naturelles auxquelles il est maintenant lié.
L’unité de la vie et l’interaction et l’interdépendance de toutes les vies se trouvent au-delà de ce que peut réaliser l’homme moyen. Lorsque le sang de la vie ou que l’essence de la vie a été libérée, en tuant des animaux ou en recueillant des graines ou autres formes de vie végétale, et que les ingrédients ainsi réunis sont préparés par le feu ou par d’autres moyens pour obtenir une nourriture savoureuse, on croit généralement que la vie est finie pour l’animal ou la plante. Le fait que des vies élémentales aient été libérées et que diverses hiérarchies de ces vies élémentales aient été rassemblées par le feu produit une conséquence normale, à savoir la révolte de ces vies ignées. C’est l’action des vies ignées sur le corps et le mental de l’homme qui provoque l’activité karmique de la maladie ou qui, également, peut jouer un rôle-clé dans la manifestation de la pauvreté ou de la pénurie, lesquelles sont les conséquences du gaspillage.
Les lois auxquelles il est référé plus haut peuvent également s’appliquer au gaspillage volontaire des forces spirituelles et mentales, de même qu’à toute autre matière plus concentrée. L’homme est autant responsable du gaspillage des formes supérieures de vie élémentale que du gaspillage des formes inférieures de vie élémentale. Il est dit que l’homme devra rendre compte de chaque mot inutile. Aussi, pourquoi ne devrait-il pas en être de même pour chaque gaspillage ?
Prenez cette leçon à cœur, étudiez-la dans tout ce qu’elle implique, et voyez si vous ne pouvez discerner la logique et la justice de mon raisonnement.
HILARION - Temple 2 - Leçon 193