LES YEUX SCELLÉS ET LES YEUX OUVERTS
Si votre désir d’atteindre l’illumination était à la mesure de votre désir pour les valeurs éphémères, vous ne mettriez pas autant d’entraves sur votre chemin que vous ne le faites actuellement, par ignorance ou par manque de foi dans les vérités fondamentales que j’ai tenté d’imprimer en votre être.
Vous aspirez à la connaissance spirituelle, vous voulez ouvrir vos yeux et vos oreilles aux plans intérieurs, et vous rapprocher consciemment de moi et de mes frères, mais vous persistez à faire des choses qui empêchent nécessairement le succès en ces domaines. Vous laissez en plan les choses qui pourraient amener la réalisation de vos désirs, puis vous vous permettez de tomber dans le manque de foi et le matérialisme.
L’une de vos difficultés réside dans votre incapacité à garder à l’esprit la ressemblance qui existe entre les lois qui gouvernent deux plans de conscience. Un aveugle ne s’attend pas à voir avec ses yeux scellés, mais vous, vous espérez voir sur les plans intérieurs malgré que vos yeux intérieurs soient scellés.
La mort, qui dessille les yeux, le fait en abandonnant les volets qui interceptaient précédemment la lumière, afin que les sens intérieurs puissent être ouverts. Le corps physique et un attachement injustifié aux choses sensorielles doivent être sacrifiés sur le bûcher. Lorsqu’on vous dit que la même loi s’applique dans le renoncement conscient à la matière et aux choses du monde – et pour la même raison –, vous êtes incapables de voir la logique en ceci ou encore vous refusez de vous soumettre aux conclusions de la loi.
D’autres hommes et d’autres femmes, dont les yeux et les oreilles sont complètement bouchés et qui ignorent encore les lois du véritable discipulat, peuvent se moquer de ces mots et de ces pensées. Mais, malgré ces railleries, ils pourraient passer au- dessus de vous pour atteindre les hauteurs où je me trouve et où je tente de vous attirer. Ayant vu et entendu, et connaissant bien la loi qui doit gouverner les disciples du sentier de la main droite, vous ne pouvez pas faire taire ma voix en votre âme. Vous ne pouvez pas non plus retomber dans les profondeurs de l’ignorance dont vous avez tous été rescapés, puis refaire « cette étape » du sentier qui mène à Dieu. À vous il a été donné de toucher l’ourlet de la Sainte Tunique, de vous tenir sur le seuil du portail du Temple et de contempler un dixième de la Gloire qui repose sur l’Autel du sacrifice. Si vous tournez le dos à cet Autel et que vous passez dans l’obscurité, au-delà de la cour extérieure, combien sera profonde cette noirceur pour vous !
« Vous êtes les fils et les filles d’un Roi. Si vous échangez ce droit de naissance pour une babiole, pour un rêve passager, je ne pourrai pas vous le redonner et vous ne pourrez pas non plus le regagner pendant de nombreuses ères. Vous devez payer un prix royal pour votre droit de naissance, en pureté de service, en loyauté envers la maison de votre Père, en amour envers le peuple de votre Père, et en fidélité à vos FRÈRES.
« Il ne peut accepter rien de moins de vos mains sans dégrader son trône royal. Vous ne pouvez offrir rien de moins sans diminuer vos propres ancêtres.
« Levez haut la bannière de votre maison, et qu’aucun honneur terrestre, aucun égoïsme personnel, aucun hôte de l’enfer ne la piétinent ni ne vous placent sous les pieds des oppresseurs de votre âme. »
HILARION - Temple 3 - Leçon 362