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LES ÉTATS INTERMÉDIAIRES DE CONSCIENCE

Les révélations de la science ancienne et de la science moderne convergent rapidement. Actuellement, seules des questions de nomenclature et le fanatisme de quelques experts en physique empêchent le monde de reconnaître les vérités spirituelles qui sous-tendent tous les phénomènes. C’est à ces experts que l’on doit la poursuite des chicanes et de la perte du temps, des moyens et de l’argent qui pourraient être appliqués à des recherches plus importantes dans ces domaines susceptibles de produire des résultats très intéressants. Un de ces experts déclare fièrement avoir découvert un état de matière inconnu jusqu’ici de ses collègues, et que ceux-ci ne peuvent même pas imaginer, et nie pratiquement l’existence de ce même état de matière le jour suivant. Il se moque même de la description donnée par une autorité ancienne dans un domaine de recherche semblable, parce que la matière indiquée par les anciens a été classée dans le domaine de la métaphysique plutôt que dans celui de la physique, et ne peut donc être identifiée que par un terme utilisé couramment par les métaphysiciens. Les experts de ce genre ne font qu’ajouter à la confusion dans l’esprit des masses.

S’il laissait seulement une analogie, une correspondance, pénétrer son esprit dogmatique, et s’il pouvait l’utiliser comme hypothèse de travail, l’esprit d’un scientifique ou philosophe en herbe, peut-être même moins bien équipé à certains égards, mais plus intuitif, se rendrait directement à la source de la difficulté et jetterait un flot de lumière sur tous les aspects de la question.

On annonce occasionnellement, dans la littérature courante, des découvertes merveilleuses, découvertes qui ont été bloquées par les Initiés jusqu’à l’époque présente parce que leur diffusion libre était susceptible de faire exactement ce que j’ai laissé entendre, c’est-à-dire mettre un esprit intuitif au travail sur un problème que le monde n’est pas encore prêt à régler de façon positive. Or, la solution pourrait conduire à des crimes dépassant en brutalité et en méchanceté tous ceux qui les ont précédés, comme par exemple, de brûler celles qu’on appelait des sorcières. Ce sont les déclarations des métaphysiciens concernant leur croyance en un état intermédiaire d’existence et leur connaissance de celui-ci et de ses habitants, ainsi que la capacité de ces derniers à pousser des personnes réceptives sur le plan physique à faire du tort à d’autres personnes par des méthodes occultes, qui ont été principalement responsables de cette tache sur la civilisation qu’on a appelé l’ère de la sorcellerie. Mais l’annonce récente, par une autorité reconnue, de la découverte d’un état de matière qui est en fait identique à l’état et au plan de matière découverts par les métaphysiciens que je viens de mentionner dans leur étude des phénomènes psychiques ne cause aucune excitation.

Cette nouvelle découverte, ou plutôt redécouverte, concerne l’existence de micro-organismes auxquels on a donné le nom de « corpuscules cathodiques » et « d’électrons négatifs ». L’existence de ces vies miniatures a été clairement indiquée dans les leçons sur la lumière, données aux Templiers il y a plus de dix ans.

Les émissions, les absorptions et les rayonnements de lumière constituent les bases de toute matière manifestée, sur les plans extérieurs de la vie comme sur les plans intérieurs. Mais aussi longtemps que l’homme refusera d’accepter l’existence du Soleil spirituel – la source de toute lumière – il continuera à travailler pratiquement dans l’obscurité. Tant qu’il considérera le plan éthérique comme simplement le support de transmission des ondes lumineuses et sonores, au lieu du mode éternel de mouvement de toute vie – la lumière spirituelle, il n’aboutira à rien. Il alternera entre l’acceptation et le rejet de la théorie corpusculaire. Les éléments atomiques, ioniques, interioniques et toutes les autres composantes de ses corpuscules lui donneront des sujets sur lesquels former des théories, mais il devra éventuellement accepter les faits révélés par les Maîtres de la Sagesse.

L’homme doit expérimenter pour connaître, et les autocrates de la science moderne dont j’ai parlé doivent courber la tête comme de petits enfants et accepter sans équivoque les données fournies par les représentants de la sagesse divine, avant de pouvoir atteindre le seuil de l’expérience spirituelle, qui seule donne la clé de la connaissance. Le dogmatisme, l’égoïsme et l’orgueil engendrés par les succès qu’ils ont obtenus, avivés par l’adulation de gens qui peuvent à peine comprendre, et encore moins interpréter, leurs dissertations sur leurs découvertes, les empêchent de prendre l’attitude essentielle à l’expérience que j’ai mentionnée.

Ils ne peuvent pas traverser la barrière que la simple foi a placée à la clôture de la connaissance, et ils ne peuvent pas non plus comprendre la nature de cette barrière. Même s’ils peuvent atteindre cette substance par des méthodes inductives, s’ils peuvent la voir et la toucher dans leurs recherches, ils doivent malheureusement et avec déception s’en éloigner à chaque fois, parce qu’ils sont incapables de traverser cette barrière, ou refusent de le faire. Mais d’autres, dans toutes les régions du monde, traversent cette barrière. Les découvertes que font ces chercheurs détruisent rapidement tous les obstacles, et construisent entre les deux pôles d’activité la structure neutre à l’intérieur de laquelle les deux faces d’une grande et divine science peuvent se rejoindre et se mêler, et d’où le monde entier recevra l’heureuse nouvelle d’une grande joie.

HILARION - Temple 1 - Leçon 134