LE QUADRUPLE MOUVEMENT ONDULATOIRE DE LA MATIÈRE, DE LA FORCE ET DE LA CONSCIENCE
S’ils ne sont pas rejetés en bloc par les matérialistes, les visions et les sons de l’astral – inférieur et supérieur – demeurent des mystères, et sont par conséquent inexplicables. Il doit en être ainsi jusqu’à ce que la science soit capable de démontrer leur but, de même que le moyen de les produire.
La clé de cette connaissance est pourtant accessible à tout étudiant sincère de la vie. Cette clé réside dans l’étude de l’action de la loi des correspondances.
La science moderne admet maintenant un fait que la science antique démontra il y a très longtemps, à savoir que la substance et la force peuvent être conduits d’un point à un autre de l’espace au moyen du mouvement ondulatoire éthérique ou atmosphérique. On admettra et on démontrera également un jour le fait que les phénomènes de la vision astrale et de l’ouïe astrale sont gouvernés par les mêmes lois et transmis par des méthodes similaires à celles de la vue et de l’ouïe sur le plan physique, soit par les ondes éthériques. Si une pièce de métal lourd est lancée dans un plan d’eau, elle coule à une certaine profondeur en fonction du poids et de la densité du métal, et ne pourra être ramenée sur la rive que par une vague d’une grande énergie. Si une pièce de bois est lancée dans ce même plan d’eau, elle pourra flotter jusqu’à la rive grâce à une vague ou ondulation plus légère ; elle ne coulera pas à moins d’être imprégnée d’eau.
Une réflexion – une ombre ou une image – projetée sur les vagues de l’océan éthérique par un acte prédéterminé ou une pensée se manifeste en une forme bien définie dans un certain degré de substance. La densité et la forme, en d’autres termes le degré d’énergie et la puissance de la concentration responsables de sa création, détermineront lequel des quatre plans ou états de substance accueillera finalement cette réflexion, et la force de son impact sur ce plan établira la durée pendant laquelle elle y restera fixée. La loi cyclique qui gouverne chaque vague de matière, de force et d’énergie, et par conséquent qui gouverne le mouvement ondulatoire de l’éther, décrète que, par l’action de la loi de répétition, une réflexion de la première réflexion – une sorte d’image – sera projetée sur la crête de chaque onde provenant de l’extérieur ou de l’intérieur du plan éthérique, selon que l’onde se déplace vers ce plan ou en sort. En d’autres termes, la forme se renouvellera dans d’autres degrés de substances sur chacun des trois plans s’approchant ou s’éloignant des plans physique, manasique ou éthérique.
Avec le développement de la vue et de l’ouïe psychiques, l’homme expérimente à des degrés variés une association consciente avec ces formes réfléchies lorsque, métaphoriquement parlant, les aiguilles de l’horloge cyclique universelle marquent l’heure et la minute correspondant au moment où l’acte original fut effectué. En d’autres termes, lorsque l’énergie libérée atteint de nouveau un degré similaire de pouvoir.
Pour simplifier quelque peu, la forme et les effets d’un acte accompli aujourd’hui à un moment précis ou à une heure particulière peuvent être reproduits demain devant les sens intérieurs de l’acteur, ou encore l’année d’après ou cent ans plus tard, dans un autre cycle, à l’heure, à l’année ou au siècle correspondant exactement au moment où l’acte fut réalisé, et chaque fois l’impulsion de répéter ce même acte accroîtra sa force. Le voyant psychique peut avoir une vision ou entendre un langage qui lui est totalement étranger pendant ses heures de veille. Il peut ne jamais revoir ou entendre de nouveau cette répétition d’une vision ou d’un son durant son cycle de vie et, pourtant, si la mémoire de son âme était éveillée, la scène de cette vision et les mots entendus lui redeviendraient parfaitement familiers. Il saurait quand et où il a contacté pour la première fois les personnages de cette scène ou entendu ces sons. Cette vision d’une scène, d’un objet ou d’une personne peut apparaître aux yeux intérieurs du voyant vingt-quatre heures après la première observation de l’événement. Il est possible que certains détails ou caractéristiques, voire des objets, changent, ou que d’autres soient introduits avant la fin de la vision. Ces cas proviennent du mélange de deux scènes différentes, de la superposition d’événements cycliques. Le caractère indéfinissable des détails ou les malformations grotesques ou hideuses si fréquemment observées par les occultistes sont le résultat de ces superpositions cycliques lorsque, pour ainsi dire, différentes scènes sur la crête de deux vagues ou plus sont juxtaposées. Dans un cas semblable, ces scènes correspondent aux images composites prises par les photographes lorsque plusieurs expositions font apparaître différentes personnes sur le même négatif.
Tous ces faits peuvent être déconcertants pour le nouvel étudiant de l’occultisme, et d’autant plus si sa philosophie a longtemps été un sujet tourné en ridicule par ses amis. Mais, l’adepte sincère trouvera de nombreux indices sur le langage symbolique dans les paragraphes qui précèdent et dont la connaissance n’a jamais été révélée à aucun organisme d’étudiants occidentaux. Je fais référence en particulier à ce quadruple mouvement ondulatoire de la matière, de la force et de la conscience, révélé ici en partie.
On m’a demandé pourquoi les visions observées pendant le sommeil étaient si souvent des reproductions de scènes dont on a été témoin durant le jour, alors qu’il ne semble y avoir aucune raison ou objectif à cela. La loi cyclique mentionnée ci-dessus contrôle l’action de la substance tant sur le plan astral que sur le plan physique. La conscience du voyant s’identifie dans une certaine mesure avec la scène ou l’objet observé et, pendant une période de demi-conscience ou de sommeil, il perçoit l’image astrale de cette même scène perçue par le sens intérieur de la vue.
La manière dont ces scènes ou objets peuvent devenir des symboles pour la vie personnelle reste un mystère tant que l’étudiant ne réalise pas que l’identification de sa conscience avec la scène ou l’objet – par son observation directe durant les heures de veille – crée, dans l’astral, un lien particulier entre lui-même et la scène ou l’objet en question. Étant donné que chaque chose ou objet en manifestation dans la matière possède une correspondance définie avec toute chose ou objet perçu dans la vision, il s’ensuit la création de ce lien particulier avec l’observateur. Une correspondance magnétique s’est créée entre lui et la scène ou l’objet au moment de l’identification par observation ou par contact.
On comprendra qu’invariablement le caractère et le motif de l’acte (le poids) détermineront le lieu ou plan (la profondeur) dans lequel les effets de la cause (l’acte) seront localisés et, par conséquent, sur quel plan de conscience l’ego devra s’élever pour être témoin du résultat de ses actions ou en faire la récolte.
Mon objectif principal, en attirant l’attention sur ces détails gardés secrets jusqu’ici, a été de vous aider à comprendre que la hauteur et la profondeur, le poids et la densité ne sont pas confinés aux phénomènes du plan physique et, par conséquent, que la substance et la force des plans intérieurs ne sont pas plus illusoires que ne le sont les objets matériels. Ce qui est appelé « poids » et « densité » d’un objet du plan physique sont accrus ou décrus selon le taux de l’activité vibratoire de la masse de l’objet. Une ombre est une chose tout aussi matérielle que l’objet qui projette cette ombre, mais elle approche en type et en caractère la matière de la quatrième dimension de l’espace, qui est sans poids ni densité dans le sens où ces termes sont compris sur le plan physique de la matière.
En dernière analyse, l’ensemble de la matière et de la force est un mouvement ralenti, et tant que la conscience de l’homme reste fixée dans la matière aux différents degrés de mouvement de masse, il dépend de sa connaissance des causes et des effets pour se libérer de cette restriction extérieure et atteindre une conscience plus vaste.
HILARION - Temple 2 - Leçon 169