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LE KARMA

La loi du karma est intimement liée à la loi de la réincarnation et aux lois qui gouvernent les plans intérieurs de la vie. L’étude de l’une doit nécessairement inclure l’étude de sa portée sur les autres, tout comme l’étude de n’importe quel système ou appareil du corps humain doit inclure sa relation avec les autres qui forment l’ensemble du corps humain.

Le mot « karma » provient du sanscrit et il n’a aucun équivalent en français. C’est le nom de la loi primordiale de cause à effet, et le rapport des plus rigoureux qui existe entre les deux. À mesure que chaque effet est produit, il devient à son tour une cause exigeant un nouvel effet sous une forme différente. Il n’y a jamais deux cycles de cause et d’effet identiques, tout comme chaque jour est différent de tous les autres, parce que la Terre et le Soleil se trouvent en des endroits différents dans l’espace. Ainsi le cycle de cause et d’effet pousse les atomes, les hommes et les étoiles à une plus grande expression. Le Temple enseigne que le but de ces cycles est l’unité consciente avec Dieu.

La loi de cause à effet s’applique dans tous les règnes de la nature. C’est la loi prépondérante des lois de la chimie, de la physique, de l’électronique, de l’astronomie, de la botanique, de la physiologie, etc. L’humanité considère les lois qui s’appliquent dans tous ces domaines d’étude comme inviolables. Nous savons que dans le contexte de la science, il ne peut exister un effet sans qu’il ait une cause appropriée. Ces sciences font la démonstration que nous ne pouvons obtenir quelque chose pour rien.

Le Temple enseigne que dans toutes nos activités – peu importe qu’elles se situent sur le plan économique, psychologique, éthique, moral, etc. – la loi du karma reste inviolable. Nous ne sommes pas toujours convaincus sur ce point, principalement parce que nous ne pouvons pas encore remonter des effets aux causes sur les divers plans de notre vie. Si nous laissons tomber un objet lourd, nous savons qu’il va tomber vers le sol. C’est ce à quoi nous nous attendons d’une loi naturelle. De la même façon, si nous ne voyons que le mal dans le monde, nous pouvons nous attendre à ce que la loi naturelle limite notre vision.

Notre conscience, en tant que dépôt de nos valeurs morales, a été considérablement abrutie par l’acceptation de nombreux concepts erronés. Plusieurs croient qu’après la mort nous entrons dans un état de béatitude éternelle ou de damnation infernale perpétuelle. Nous pouvons également croire que quelqu’un d’autre – une Grande Âme – a, par sa crucifixion, racheté tous les péchés de l’humanité. Nous pouvons aussi croire qu’un Dieu jaloux a déversé sur nous toutes sortes de souffrances et de peines que nous appelons « prédestination », laquelle représente une source d’inconfort toute puissante, une force aveugle inattaquable, inéluctable, inaltérable et, en particulier, imméritée. Cependant, aucune remise en question de ce genre ne s’élève si la vie est facile. Nous pouvons déclarer notre croyance impitoyable dans le mode de vie « mange, bois et aies du plaisir » comme étant opposée à la croyance en « l’automortification complète » même si cela nous indigne. À tous les niveaux économiques, nous avons transformé ces croyances en un esprit de compétition de plus en plus dévastateur, silencieusement justifié en tant que survie du plus apte. L’humanité ne peut définir ces croyances que dans les termes personnels et théocratiques les plus vagues, mais nous leur avons permis de nous couper dangereusement de la lumière de la vérité.

Le Temple enseigne que la loi du karma gouverne le royaume des émotions et de l’esprit humain tout autant que l’environnement de notre corps physique. Les plans subtils de l’action mentale et émotionnelle sont encore plus rigoureux dans leurs exigences que le plan de l’aspect physiologique de l’humanité. La force d’une parole prononcée s’étend beaucoup plus loin que son pouvoir de frapper l’oreille. Malédiction, prière ou salutation de convenance, elle revient à son émetteur avec sa charge de sollicitude, de malice ou de négligence multipliée par dix. Le regard lubrique ou d’amour, d’inimitié ou d’amitié, de discrimination ou de beauté ne perd rien de son intensité quand la lumière baisse et que la vision n’est plus aussi précise, mais il ramène à la conscience qui regarde distorsion, aveuglement, désespoir ou fadeur, ou encore leur pôle opposé, exaltation, bien-être, lumière spirituelle et connaissance. Chaque sorte de pensée ajoute au total des pensées similaires de l’ensemble de l’humanité. L’une des affirmations les plus littérales de cette doctrine de cause à effet dit : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !1 » Tout le « Sermon sur la montagne » est l’enseignement des Maîtres de la Grande Loge au sujet du karma, réitéré par le Maître Jésus en ce cycle de 2 000 ans.

On trouve un autre reflet imparfait de la loi du karma dans le dicton : « Œil pour œil, dent pour dent. » L’auteur de ces mots dit explicitement qu’on ne saurait échapper à la loi, pas même à un point ni à un trait de la loi, puis il proclame d’une voix forte : « La vengeance est mienne. » Mais l’humanité a pris sur elle d’administrer cette loi, en particulier la vendetta des représailles, et ce faisant elle a toujours, à travers les âges, répondu à un crime par un autre crime. La loi du karma insiste sur le fait qu’il faudra répondre de chaque pensée, parole et action dans leur totalité, et que chaque pensée, parole ou action devra être compensée et harmonisée à l’intérieur de l’univers. Le karma dit que cela ne signifie pas une réaction similaire – cela signifie changement jusqu’au point de non répétition.

L’histoire de l’humanité montre que notre sécurité repose faussement sur notre capacité de faire tout ce que nous désirons, et cela sans conséquences appropriées. Notre histoire jusqu’à ce jour a été un long défilé d’outrages envers nos semblables et de destruction de notre environnement naturel. L’humanité a cru être exemptée malgré que tout le reste de l’univers soit assujetti à la loi qu’aucun homme ni aucune femme ne peut changer. En conséquence, lorsque le doigt de Dieu pointe vers nous en tant que débiteurs envers toute vie, soit nous protestons, soit nous nions, alors qu’en réalité Dieu dit : « Vos comptes ont été tenus depuis le jour où vous avez fait votre premier pas. Mes Fils vous l’ont dit. »

Cette grande loi du karma, qui englobe totalement l’ensemble de l’humanité, est un instrument de destruction uniquement dans la mesure où nous l’avons nous-mêmes mise en action de cette façon. De même, elle est l’instrument de l’abondance de Dieu dans la mesure où nous avons vécu en fonction de la « Règle d’Or » de Dieu. Elle peut être décrite comme une trinité. Ses principes sont l’engagement, la responsabilité et la justice. Rien ne peut exister hors de son pouvoir.

Le principe de l’écologie démontre clairement comment opère la loi du karma. De nos jours, on a compris qu’un équilibre strict entre les zones sauvages et les zones cultivées de la planète est une situation qu’on ne saurait malmener sans provoquer de sérieuses perturbations et la destruction de tous les règnes de la nature, organiques et inorganiques. Les résultats de ces violations sont rapidement connus. La perte immédiate dans les règnes animal et végétal se reflète dans la destruction de la terre, de l’eau et de l’air, à un point où ils ne peuvent plus soutenir aucune forme de vie. Cette relation intime entre la cause, l’effet et l’équilibre est une question de survie mutuelle lors du processus d’évolution. Tandis que l’avidité de l’humanité continue de détruire l’économie naturelle, la signature de cette avidité se trouve sur tous les murs du monde. L’évidence patente du rapport de cause à effet montre une humanité provoquant sa propre destruction. Chaque famille d’êtres, de l’arbre au brin d’herbe, des grands animaux aux êtres unicellulaires, des oiseaux et des poissons aux planctons, soutient une relation des plus vitales avec les autres. La mort de l’une provoque la perte d’une autre, jusqu’à ce que la terre, l’eau et l’air soient transformés en poison. La cause et l’effet de la pureté n’est pas une coïncidence à quelque niveau que ce soit. Elle est des plus délibérées.

L’humanité a toujours considéré la terreur et la destruction causées par les volcans, les inondations, les tremblements de terre et les ouragans comme des punitions qui nous sont infligées soit par un Dieu injuste, soit par une bourde de forces naturelles élémentaires aveugles. S’il y a quelque vérité que ce soit dans la philosophie de la cause et de l’effet, alors aucun aspect de la manifestation ne peut se soustraire à son pouvoir. Notre mauvais usage des règnes naturels est responsable de la violence de la nature. Notre utilisation colérique du feu par nos armes à feu, nos malédictions, notre négation abusive des droits humains et notre mépris total du droit à la vie des formes qui nous sont inférieures, toutes ces choses sont des crimes contre nature. Ils sont absorbés par les éléments qui constituent cette nature jusqu’à ce que le déséquilibre ne puisse plus être contenu et qu’il provoque éruptions volcaniques et tremblements de terre. La tempête dans les émotions d’une personne rejoint celle d’autres personnes jusqu’à ce qu’il en sorte une tornade. Le fait d’allumer une allumette, geste familier et parfois négligent, reste encore un mystère occulte où un feu, qui n’est pas du tout compris par l’humanité, libère une force qui est venue de quelque part et qui n’est pas détruite par le simple fait d’avoir éteint l’allumette en soufflant dessus. Ce feu devient une bénédiction ou une malédiction selon son utilisation karmique. Que son usage soit intentionnel ou insouciant, son effet cumulatif peut bel et bien provoquer un désastre naturel comme un tremblement de terre, une éruption volcanique, une inondation, etc. Ou, il peut être une source de confort et de guérison pour qui l’a fait naître.

La même chose est vraie du feu que dégage l’opération de toutes choses. Par exemple, l’esprit et les émotions des gens qui conduisent une automobile se transforment en un instrument de destruction ou de service constructif. La bénédiction ou la malédiction va selon la motivation de l’usager. Il est possible que le plus grand crime contre nature soit le gaspillage que représentent la complaisance envers soi-même et l’abus délibéré des choses matérielles. Les grands équilibres critiques du feu et de l’eau, de l’air et de la terre sont détruits ou restaurés karmiquement par tout ce que fait l’humanité.

Tout ce que nous faisons est une expression de l’équilibrage des opposés ou des contraires : amour ou haine, avidité ou sympathie, construction ou destruction. Chaque chose dite est une mesure de vérité ou de mensonge. Un kilogramme de fer ne peut pas être créé simplement à partir de rien, pas plus qu’il ne peut être réduit à la non-existence. La plus simple syllabe d’expression n’en est pas moins sujette aux lois de la création. Elle vient de quelque part ; elle n’a pas cessé d’exister parce qu’elle n’est plus entendue. Nos pensées les plus intimes ne sont pas moins puissantes, car elles ne peuvent avoir leur source dans le néant et elles ne sauraient cesser d’exister parce que leur utilisateur les a simplement oubliées ou écartées de son esprit. Selon sa motivation et son utilisation, la pensée devient « une » avec le grand équilibre du feu, de l’air, de l’eau et de la terre, avec un réalisme plus subtil que celui même des correspondances physiques, soit pour bénir ou soit pour jeter un sort à l’humanité. Le karma de cette interaction est immédiatement manifesté dans notre bien-être physique et psychologique. Il est maintenant tout à fait reconnu, par exemple, que la colère crée des poisons dévastateurs dans le corps humain. L’analogie invite à spéculer sur les conséquences du mensonge chronique, de la peur, de la frustration, de la suffisance ou du refus d’écouter.

Le Temple enseigne que toute maladie a son origine dans ce qu’on peut appeler les plans intérieurs – l’esprit et les émotions de chacun de nous. Aujourd’hui, ce que nous appelons la sécurité peut nous amener à prendre conscience de la loi du karma. L’assurance de notre bien-être personnel et de celui de nos êtres chers nous oblige à nous préoccuper du reste du monde. La façon dont nous traitons le monde détermine en définitive notre promesse de sécurité.

L’acceptation par l’humanité de faux standards – de fausses valeurs relatives au statut social et économique – produit éventuellement une réaction karmique de peur, d’avidité et de désespoir. Nous le reconnaissons tous très bien. Plus la réaction est intense, plus grande sera la motivation de s’échapper périodiquement en abusant de drogues, d’alcool, etc. Ces aspects et autres stratagèmes créent une distorsion de notre responsabilité naturelle envers notre monde en échange du privilège d’y vivre – de notre contribution au bien-être de la planète elle-même. Ainsi notre relation à l’ensemble de l’univers s’appelle « karma ».

Lorsque la foi devient méfiance ou que l’espoir devient désespoir, lorsque se réveille l’écho ou le cri qui résonne depuis la nuit des temps, « Pourquoi ceci m’est-il arrivé ? », alors tôt ou tard le karma nous force à reconnaître que nous nous sommes attiré cela nous-même. Lorsque nous souffrons, le karma nous place aussi dans une position où nous pouvons nous restaurer nous-même. Car, une fois que nous reconnaissons la cause et l’effet en nous, notre pouvoir d’endurance n’est plus gaspillé en ressentiments ni en protestations. Ainsi le karma est véritablement l’expression de la justice ou de l’équilibre, ce qui est son but ultime.

Lorsque nous bougerons dans une foi implicite dans le pouvoir divin qui nous a amenés à exister, nous ne serons plus terrorisés par quoi que ce soit, qu’il s’agisse d’un être ou d’une chose. Nous n’exercerons aucunes vengeances, aucunes représailles. Nous laisserons tout cela au karma.

Selon le karma, personne ne peut vivre seul. Notre joie et notre peine sont notre part de la joie et de la peine du monde. Par conséquent, améliorer la joie du monde et soulager sa souffrance devient notre responsabilité karmique.

Pauvreté et richesse, joie et peine, douleur et souffrance ont pour résultat ultime changement et croissance. Cette croissance devient contentement, ce qui aide à faire prendre de l’expansion à notre conscience jusqu’au point d’aimer tous les êtres et de nous reconnaître un Père commun. Cette équanimité est le but de l’opération du karma. C’est le troisième aspect d’une trinité d’action, réaction et réalisation de la Divinité. Ceci est la loi divine du karma. La Divinité elle-même utilise la cause et l’effet pour atteindre cet équilibre et elle ne peut accepter rien de moins.

Le karma n’est pas une prédestination qui apporte soit un privilège, soit un fléau. À part le fait qu’il ne peut y avoir aucun effet d’aucune sorte sans une cause appropriée, le karma n’interdit en rien quelque possibilité d’action que ce soit. Le karma est l’inexorable coopération de la loi. Ce n’est pas une structure aveugle et irresponsable surimposée sur des choses ou conditions sans rapport les unes avec les autres. Le karma est véritablement « Amour parfait » en équilibre.

Le karma n’interfère en rien avec le droit de n’importe qui d’entre nous de choisir une voie d’action. Les limitations de ce choix relèvent de l’état évolutif de chacun de nous. Nous sommes libres d’en faire ce que nous voulons. Chaque pensée, mot et action dans notre vie est un effet d’un engagement antérieur qui, à son tour, devient une cause d’un effet à venir. Chaque cycle de cause et d’effet, peu importe son amplitude ou sa brièveté, fournit l’occasion d’améliorer ou de dégrader la personne qui a fait ce choix. Le karma est une trinité de cause, d’effet et d’équilibre correspondant. Deux cycles de cause et d’effet ne peuvent jamais être identiques.

Le « bon » karma ou le « mauvais » karma n’existent pas. Les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons sont celles qui nous fournissent la seule voie possible par laquelle nous pourrons prendre notre prochaine respiration, faire notre prochain pas dans la vie, ou apprendre la prochaine leçon que la loi de la vie exige que nous apprenions. Nous évoquons la loi. Nos limitations, quelle que soit leur nature – spirituelle, émotionnelle, mentale ou physique – sont les effets de notre propre karma, celui que nous avons créé. Mais elles ne sont pas des barrières ou des handicaps que nous ne pouvons pas surmonter. Au contraire, elles nous offrent le maximum d’occasions et de moyens pour commencer une vie plus grande. La résistance de l’eau sur le bateau lui fournit également le seul moyen de se déplacer sur l’eau.

Le karma utilise la réincarnation pour nous placer dans toutes les circonstances de croissance. La croissance matérielle et la pire pauvreté nous enseignent toutes deux la leçon de la responsabilité tout comme le simple fait que la Terre appartient au Seigneur et que chacun de nous est au mieux un gardien de sa plénitude. Notre propre progrès dépend non pas de la quantité de nos richesses, mais de l’usage que nous en faisons pour le bien de tous. Cette utilisation va augmenter ce dont nous avons la charge comme gardien, tout comme l’utilisation égoïste va le limiter – même au point de nous affamer si nécessaire.

Le karma dit qu’une personne sera identifiée à une race ou à une autre en fonction des besoins et caractéristiques de cette personne. La relation karmique d’une race avec une autre varie avec la leçon à apprendre par le groupe de personnes ainsi attirées les unes vers les autres karmiquement. La race figure ainsi dans la croissance évolutive de tous les peuples, fournissant les conditions karmiques nécessaires à l’apprentissage de leçons spéciales, ce qui ressemble beaucoup aux degrés ou niveaux d’instruction dans les écoles.

Pour apprendre toutes les leçons de la vie, chacun de nous aura vécu dans toutes les races de l’humanité. Chaque race dirige tour à tour l’humanité sur son sentier d’évolution. Chacune représente également l’effet de l’abus de leadership. Son apogée et sa dégénérescence sont le résultat ou l’effet de causes antérieures, des choix accumulés de ses membres. La démocratie, l’autocratie, la monarchie et la dictature sont toutes des résultats accumulés des actes de l’humanité. Nous y vivons parce que nous l’avons choisi ainsi ; et nous y apprendrons la sagesse de notre choix.

Le karma nous a attirés vers la famille, les amis et les ennemis qui nous entourent, quels qu’ils soient. Nous leur devons une relation de cause à effet, et eux nous le doivent aussi. Ceci est le début de notre implication karmique avec l’ensemble de l’humanité. Partager la Terre est une implication karmique. Juste connaître les besoins d’autrui est une implication karmique. Cette ère de communication audio et visuelle quasi instantanée comporte une énorme responsabilité karmique. Personne ne peut plus dire : « Je ne le savais pas. »

Le karma et la réincarnation sont interdépendants pour rendre compte de la possession de tous les talents et capacités. Nous devons tous gagner nos propres talents. Le karma dit qu’une personne n’est grande dans la vie que parce qu’elle s’est mérité cette capacité et cette responsabilité dans des vies antérieures. Le degré de grandeur est relatif. Nos pouvons être le leader de ceux qui nous entourent ; nous sommes les disciples de ceux qui nous ont précédés et ont rendu nos progrès possibles.

La loi du karma identifie chacun de nous à une forme différente de religion qui est le résumé de nos propres actions du passé. Comme ces actions représentent la « Règle d’Or », de même elles placent leur auteur de plus en plus près de la véritable Source de toute vie. Ce sentiment d’unité spirituelle est incorporé dans une hiérarchie d’innombrables Grandes Âmes qui ont vécu une succession de vies dans le service de l’humanité et qui sont devenues « une » avec toute loi. Elles sont les serviteurs de la Volonté de Dieu. Elles sont les instruments de la loi du karma. Ces Grandes Âmes administrent la justice rigoureuse qui régit l’univers. Elles apprennent aux membres les plus jeunes de l’humanité à reconnaître et à se soumettre à cette justice rigoureuse.

Un vrai membre du Temple ne peut concevoir aucun privilège plus grand, aucune responsabilité plus grande, dans toute vie, que le karma de l’association consciente avec le Temple de l’Humanité. Une prise de conscience semblable est la couronne karmique du labeur de la présente époque.

Harold E. Forgostein – Quatrième Gardien en Chef

1 – N.D.É. Évangile de Matthieu 5 8.