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LA THÉRAPEUTIQUE DU TEMPLE – PARTIE II

Supposons que toutes les différentes écoles de médecine se soient accordées sur un remède infaillible dans le cas d’une maladie – par exemple le typhus –, et qu’il a été établi que l’administration de quinine, dans certaines conditions et selon certaines quantités, s’avère un remède sûr. Si nous étions affublés de cette maladie, nous apparaîtrions grandement stupides si nous refusions de prendre de la quinine ou, si cela nous était imposé, de décider nous-mêmes de la posologie, ou encore de choisir de la prendre dans des conditions totalement différentes de celles qui ont été déterminées par la médecine. Nous apparaîtrions également stupides si nous nous tenions sur un coin de rue et que nous nous mettions à protester contre l’utilisation de la quinine pour effrayer les autres personnes afin qu’elles n’en prennent pas. Toutefois, cela ne serait pas plus stupide que l’attitude adoptée par la grande majorité de l’humanité à l’égard de la guérison spirituelle, mentale et psychique.

Aucun penseur ni étudiant intelligent de notre époque n’auraient la présomption de nier la guérison d’un nombre incalculable de personnes par un pouvoir inconnu et inconnaissable. Que nous appelions ce pouvoir « Dieu », « science », « esprit », ou quoi que ce soit d’autre, le fait demeure que ce pouvoir existe et qu’il est utilisé par tous les divers protagonistes de la « guérison divine », et avec les mêmes résultats. L’ayant une fois reconnu comme un pouvoir spirituel dépassant notre capacité de le comprendre, mais qu’il est possible de manipuler dans des conditions adéquates, pourquoi sentirions-nous le besoin de nous distancer de tout groupe religieux avec lequel nous sommes affiliés parce que nous avons acquis une compréhension de la vérité à cet égard ? Pourquoi ne pas apporter dans ce groupe tout ce que nous maîtrisons de ce pouvoir ? La simplicité même de son administration fait en sorte qu’il n’est pas nécessaire de procéder autrement.

Pourquoi devrions -nous nous sentir obligés de sauter d’une organisation religieuse à une autre, en quête de l’aide dont on nous enseigne qu’elle se trouve à l’intérieur de nous, particulièrement lorsque toutes les organisations s’entendent sur ce point ? S’il s’avère qu’un groupe donné d’associés plus récent tentent de nous éloigner de nos vieux amis et de notre affiliation dans le but avoué de nous mettre en contact plus étroit avec ce pouvoir guérisseur (quelle que soit la façon dont on le désigne), cela devrait indiquer qu’il y a quelque chose qui ne va pas et qui est égoïste dans cette tentative.

Notre premier devoir est « envers notre propre foyer ». Si c’est un pouvoir spirituel universel, aucun groupe ni aucune personne n’a la capacité de s’en saisir et de l’utiliser à l’exclusion des autres, ni d’enseigner aux autres à agir de la sorte. La force de guérison peut être dirigée et appliquée à toute cellule malade. Cela réveille le pôle opposé à celui qui a créé la maladie dans le tissu cellulaire, et donc transforme la cellule malade en cellule normale en diminuant ou en accélérant ses vibrations, selon le cas. Le rôle que joue la respiration dans le nettoyage et la guérison de toute cellule ou tout organe malade est donc évident.

La tendance naturelle à retenir le souffle dans n’importe quelle forme de concentration enseigne la méthode qu’utilise la nature pour préparer les conditions par lesquelles et grâce auxquelles des formes plus élevées d’énergie, les forces plus subtiles de la nature, pourront agir pour produire les résultats requis, que ce soit dans le but d’appliquer la force de guérison à un corps malade ou dans le but d’utiliser l’énergie mentale pour formuler un plan ou une idée qui doivent être ensuite élaborés sur le plan matériel. L’âme humaine, le soi inférieur, peut être parfaitement inconsciente du rôle qu’elle joue dans la production du phénomène.

Ce qui suit est la réponse à une question posée au Maître par l’un de ses disciples, et comme elle est d’intérêt général pour tous les Templiers, nous la donnons ici presque intégralement.

« La question posée surgira dans l’esprit de chaque enfant du Temple à l’heure critique, dans le cycle de la vie, et la réponse, si elle est correcte, doit inévitablement être la même.

« L’indifférence à l’égard de la vie et de la mort est toujours une qualité essentielle au statut de chéla. L’attachement à l’une ou à l’autre lie l’âme et empêche la réalisation du désir.

« Un désir irrépressible d’être témoin de l’accomplissement d’un idéal ou d’une promesse divine sur le plan physique aveugle trop souvent l’âme sur le fait qu’en passant du plan inférieur (matériel) au plan supérieur (spirituel), elle passe immédiatement dans la réalisation de l’idéal désiré. Sur le plan spirituel, elle n’a aucune raison d’attendre cette réalisation, alors que sur le plan physique elle devrait nécessairement attendre que le processus naturel – plus lent – donne à un idéal une forme concrète. Car chaque détail est parfaitement au point sur le plan de l’âme longtemps avant que la première vibration de sa représentation matérielle soit mise en action.

« Bannissez toute peur de la mort, et la vie continuera indéfiniment. Craignez la mort, et vous mourrez continuellement.

« Ne demandez jamais à quelqu’un, qu’il s’agisse d’un Maître ou d’un néophyte, de vous dire quel sera le terme de votre vie, car ce faisant vous fixeriez dans votre esprit la suggestion de la mort, et vous feriez bien involontairement de cette personne votre meurtrier, dans la mesure exacte où vous aurez été influencés par sa prévision.

« Efforcez-vous toujours de vous soumettre à la loi, quels que soient ses décrets, et vous ferez partie d’une armée d’anges – les émissaires et les exécuteurs de cette loi. Vous-même serez l’un de ces anges. La véritable indifférence en résultera et, avec elle, le pouvoir sur la vie et la mort.

« En soutenant l’action karmique de votre propre désobéissance aux lois de la santé avec équanimité, vous ouvrez les centres auriques au courant de vie. En vous rebellant ou en désespérant, vous fermez ces centres, car la rébellion et le désespoir sont des forces qui limitent. »

HILARION - Temple 3 - Leçon 438