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LA MALÉDICTION DU MONDE

Les années passent et se perdent dans les décennies ; les décennies passent et deviennent des siècles ; puis les siècles deviennent des ères. Races et nations naissent et meurent. Mais l’homme, le résultat de tous les efforts de la nature, avec toute l’expérience acquise à travers les âges, regimbe devant la loi qui exige de lui qu’il vive pour sa race, sa nation, son monde, et non pas pour lui seul. Chaque fois qu’il enfreint cette loi, il appelle une punition sur sa propre tête et sur celle de ses enfants, jusqu’à la troisième génération et au-delà. Lorsqu’il enfreint la loi d’Amour, il enfreint une loi qui sous-tend toutes les autres lois, car la santé, l’équilibre mental, la croissance et le développement de sa race reposent sur l’inviolabilité de cette loi.

La loi d’Amour et la loi de la Monogamie sont à l’origine une seule et même loi. L’avilissement de la virginité – le mépris de cette loi chez l’homme ou chez la femme – est un crime contre l’Amour divin, et pour lequel il n’y aucun appel. Les serviteurs des lois faites par les hommes ont décrété que l’union d’un homme et d’une femme devait en fait être fondée sur cette loi divine – quoiqu’ils puissent l’avoir ignoré –, et aucun homme ni aucune femme ne peut l’enfreindre sans accroître les effets de la malédiction qui s’est abattue sur la race humaine en raison de la violation séculaire de cette loi. Toutes les pires conditions de la vie humaine ont été causées par la violation de cette loi en particulier. Qu’il argumente comme il voudra, qu’il s’interroge comme il voudra, qu’il maudisse la loi comme il voudra, pour l’être humain cette loi est aussi irrévocable aujourd’hui que le jour où elle a été promulguée, le jour de la séparation des sexes.

Chaque homme, chaque femme est appelé à décider, non pas si en tant qu’individu chacun obtient le meilleur de la vie, non pas si son époux ou son épouse est un saint ou un pécheur, mais si, en tant qu’unité de la race à laquelle ils appartiennent, chacun fera avancer cette race par ses préceptes et son exemple, ou si chacun ajoutera à la désolation, au crime et à la dégénérescence de cette race en se soulevant contre cette loi d’Amour. Jusqu’à ce que la race humaine dans son entier reconnaisse cette vérité, aucune race parfaite ne pourra voir le jour.

HILARION - Temple 2 - Leçon 219