LA DEMEURE DE MON PÈRE EST UNE DEMEURE DE PRIÈRE
Il ne serait pas sage de s’appesantir sur le côté déprimant des forces naturelles, mais il serait également peu sage de ne pas reconnaître leur pouvoir lorsque le danger est tout près. L’homme a créé et lancé dans l’espace, pendant de nombreuses et longues ères, des forces qui se rassemblent actuellement pour le renverser. Peu importe l’ardeur de ses appels vers les dieux, ces derniers, même en conjuguant leurs efforts, ne pourront pas contrer l’action de la loi universelle. L’homme doit récolter ce qu’il a semé. C’est dans cette récolte – et c’est ici que la joie dans la douleur de l’univers se manifeste – qu’il peut racheter le passé. Voilà ce que tant de personnes qui ont rejeté les vérités de la religion chrétienne oublient totalement.
Au cours des trente-cinq dernières années, on a très peu parlé du Nouveau Testament parmi les étudiants de l’occultisme de H.P. Blavatsky ou des autres instructeurs qui sont venus après elle. Cette étude fut, d’une certaine manière, reléguée au second plan pour une bonne raison. Comme je vous l’ai déjà dit, le Nouveau Testament contient dans ses pages toute la connaissance de l’univers. Toute la littérature philosophique divulguée lors des ères qui ont précédé l’ère chrétienne était préparatoire. Le Nouveau Testament synthétise tout, mais il a été si mal compris et si mal interprété que nous avons jugé préférable de retourner aux anciennes philosophies dans l’espoir qu’elles expliqueront le Nouveau Testament. Ce n’est qu’à travers les anciennes philosophies qu’il peut être compris, car le Nouveau Testament contient des copies des manuscrits les plus occultes du monde. Les trésors des salles secrètes de l’Orient dont je vous ai déjà parlés ne sont que des explications de tout ce que vous trouvez dans les pages allant de l’Évangile de Matthieu à celles de l’Apocalypse. Il en est de même pour toutes les philosophies occidentales. Vous ne pouvez pas trop étudier le Nouveau Testament. Avec l’aide des explications que vous détenez déjà, il élargira votre compréhension comme rien d’autre ne pourra le faire.
Sur une page du Nouveau Testament on trouve la phrase suivante : « La demeure de mon Père est un lieu de prière, mais vous en avez fait un repère de brigands. » Mes enfants, croyez-vous un instant que le Maître Jésus voulait parler du temple dans lequel il se tenait à ce moment-là ? En aucun cas. Il parlait du cœur humain et de l’esprit humain, qui sont devenus des repères de brigands. Ils devaient être des lieux d’aspiration et d’inspiration. Mais à la place, c’est le veau d’or qui s’y est installé. L’homme inférieur a chuté à cause de son adoration du veau d’or. Ce dernier est rempli des sacrifices que l’homme inférieur a fait avec le sang de ses frères. C’est la malédiction de toutes les malédictions, et aujourd’hui l’atmosphère astrale autour de vous est remplie des effets de cette malédiction.
Est-il alors étonnant que vous ayez eu par moments un sentiment de dépression qui vous a presque jetés au sol ? Le poids de cette demeure en vous, qui devait être une demeure de prière et qui a été transformée en repère de brigands à travers les âges qui ont passé depuis que vous avez perdu votre innocence, est suffisant pour provoquer cela.
Mes enfants, je ne voudrais pas que vous croyiez que la vie n’est que malédiction, qu’il n’y a qu’obscurité, noirceur et dénuement pour les enfants des hommes. Mais je désire éveiller ceux qui dorment. Je désire vraiment les amener au point où ils pourront reconnaître le fait que leur destin est entre leurs mains – pas dans les mains d’un Dieu ou dans les mains d’un Maître. Lorsque vous serez capable de construire pour vous-mêmes cette demeure de prière dont il est question dans le passage mentionné plus haut, vous pourrez transformer en joie et en paix tout ce qui est autour de vous et en rapport avec vous. Vous pourrez attirer à vous des confins de l’univers tout ce que ce dernier contient de vérité et de vertu. Vous pourrez faire de la demeure du Père un lieu de paix où les Anges de Lumière seront heureux d’habiter. Vous n’avez qu’une alternative : il y a la mort et pire que la mort, et il y a la joie et la paix, et vous êtes le maître. C’est vous qui décidez ce qu’il en sera.
HILARION - Temple 2 - Leçon 249