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LA CAUSE DU RYTHME

L’oreille entraînée du clair-audient saisit machinalement le rythme universel – le battement précis du Cœur universel – à mesure qu’il monte et redescend dans une synchronisation parfaite avec les mouvements des soleils et des planètes d’un système solaire, avec les marées des océans et avec la pulsation du sang à travers les artères d’un corps vivant. Le rythme du chant des oiseaux, de la voix de chaque créature vivante, est établi lorsque résonne la note dominante de la création. Tous les autres sons, toutes les notes – discordantes aussi bien qu’harmonieuses – sont assujetties à ce rythme universel. Celui qui entend avec l’oreille intérieure saisira ce rythme universel dans toutes les compositions musicales, quelque soit le tempo, la technique, le thème, le nombre de musiciens ou d’instruments sur lesquels on joue cette composition. Ils doivent tous suivre le rythme d’une mesure, la mesure cyclique de l’ère au moment où la note dominante a résonné – c’est-à-dire le moment où le rythme a été établi pour cette ère.

Pour l’oreille purement mécanique de l’homme, un son peut sembler voyager en ligne droite, mais pour l’oreille du clair-audient, il possède une course circulaire et, lorsqu’il revient au point où il a été émis, il ramène quelque chose à ce point de départ. Ce n’est plus le même son lorsqu’il repart de nouveau pour former une autre onde. Sa vibration a été élevée ou abaissée, selon la puissance – le but de l’énergie qui l’a libéré –, le pouvoir moteur. Tous ses bémols et ses dièses portent le son dans d’autres plans et états de vie et libèrent des forces emprisonnées profondément dans les formes plus denses de la vie. Mais quel que soit leur nombre, quelles que soient leurs combinaisons, ils sont tous assujettis à la domination du rythme universel.

Béni soit celui qui peut harmoniser sa conscience au rythme universel de façon qu’aucune note discordante de la vie ne puisse le détourner du but qu’il s’est fixé, celui qui peut résoudre les discordes pour les transformer en harmonies, tandis qu’il écoute le battement du Cœur universel.

HILARION - Temple 3 - Leçon 508